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"Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin". Docteur TANT
Les ajouts de Jean Claude Denogens
   
Salon des vins et spiritueux de Montréal 2013
Salon des vins et spiritueux de Montréal 2013
DIAPORAMA DE LA GRANDE DÉGUSTATION DE MONTRÉAL 2013
Un salon qui a parlé à l'imagination et au cœur.
Un beau rendez-vous de la dégustation dans la passion.
salon
 
VOIR DIAPORAMA SALON 2013

Photographies
Philippe FRANÇOISE © Tous droits réservés
 
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Les vins blancs liquoreux de Bordeaux en poésie
Les vins blancs liquoreux de Bordeaux en poésie
Les Confréries des vins de France
qui chantent la vigne et le vin.
Voici sous la devise de notre
« Ordre du Mérite Œnophile »
« Rubis ou Topaze même Délice même Extase »
Il existe de nombreuses Confréries en France, celles du vin sont sans doute les plus connues. Voici celles plus particulièrement des vins blancs liquoreux de Bordeaux.

Institutions à la fois culturelles et économiques, les confréries bordelaises glorifient le produit de la vigne. Elles font connaître  et aimer les terroirs, les vignobles, elles ont des traditions qui gouvernent un art raffiné vieux comme le monde. Ces nombreuse Confréries participent à la promotion des vins de Bordeaux et permettent le maintien de fortes traditions locales liées au vin telle que la Fête de la Fleur ou la proclamation du Ban des Vendanges.

C’est le « Grand Conseil du Vin de Bordeaux », qui réunit et fédère l’ensemble des Confréries du Bordelais ainsi que les Commanderies de Bordeaux à l’étranger. C’est riche des qualités des hommes qui le composent que le Grand Conseil réalise un certain nombre d’actions au niveau national et international.

Le Grand Conseil du Vin de Bordeaux, fondé en 1952 est un organisme  à but non lucratif issu de la loi 1901 dont les statuts ont été déposés en 1975. Il est constitué par deux délégués du Conseil Général de la Gironde, deux délégués du Conseil Régional de la Gironde, deux délégués du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, deux délégués du Conseil Municipal.
Chaque Confrérie porte une tenue prestigieuse, réminiscence des temps anciens. Le rôle de ces confréries est indéniables : elles ont appris au public français et étranger à mieux connaître et apprécier les vins de Bordeaux. Dans un décor somptueux, les réceptions, rehaussées de costumes historiques, prennent un relief extraordinaire, et le ton des cérémonies, d’une réelle dignité, soulève l’enthousiasme des invités.
 
C’est en l’an 2000 que les commanderies de Médoc et Graves et de Sauternes et Barsac se regroupèrent sur la rive gauche de la Garonne et de la Gironde pour prendre le nom de  « Commanderie du Bontemps de Médoc et des Graves Sauternes Barsac ». Sa devise est  « Le soleil est mon reflet ».

Les costumes : Velours Bordeaux ( Jaune pour les Commandeurs de Barsac et Sauternes ) avec sur l’épaule une épitoge verte, pour les Commandeurs du Médoc, verte et or pour ceux des Graves.
Liquoreux skieur
La Commanderie du Bontemps de Médoc et des Graves de Sauternes et Barsac est une confrérie viticole, et pas n’importe laquelle. Avec ses 315 membres, parmi lesquels les plus grands châteaux de la rive gauche de Bordeaux et les négociants et maisons de courtage les plus influents de la région, elle est l’une des plus anciennes et des plus importantes confréries viticoles française. Le « Bontemps » ? Il s’agit à l’origine d’un récipient dans lequel le maître de chai battait les œufs destinés au collage et à la clarification du vin. Il est aujourd’hui l’emblème de la  Commanderie. On le retrouve sur la fibule et il sert également de modèle à la coiffe des Commandeurs. C’est pour cette raison que le dessus de leur couvre-chef est blanc. La surface blanche représente la neige des œufs. Ne devient pas membre qui veut, il faut avoir fait ses preuves, montré que l’on est à même d’être un ambassadeurs des vins de la rive gauche de Bordeaux. « être de ceux qui par leurs vertus, leur savoir, la renommée de leurs travaux et le lustre de leurs exploits, peuvent leur être honneur et illustration ».
ste-croix
La « Commanderie du Bontemps de Sainte-Croix-du-Mont ». Costume : Robe de lin jaune clair, épitoge lie de vin.
Devise :
« Pour le Bontemps; toujours Sainte-Croix-du-Mont ».
Les « Compagnons du Loupiac ». Costume : Cape noire, doublée et bordée de jaune or, avec écusson loup. « Descendants spirituels du poète Ausone … » disent-ils. « Ils entendent rappeler que, tout comme la raison du plus fort, celles de boire le Loupiac  sont toujours les meilleurs… ». Des coteaux de Loupiac, la vue s’étend sur toute la vallée de la Garonne, laissant à droite le château du duc d’Épernon, au delà le beau vignoble de Barsac, son clocher, plus à gauche le pays sauternais et ses crus renommés.
Loupiac
connétable
Connétablie de Guyenne : Vignoble : Vignes blanches de l’Entre-deux-Mers, vignes blanches et rouges des Premières Côtes de Bordeaux, Côtes de Bourg, de Blaye, de Bordeaux Saint-Macaire et Graves. Costume : Robe noire à parements jaune d’or ( ou grenat pour les représentants d’un vignoble rouge ). La Connétablie de Guyenne à fixé son siège social et Chancellerie dans la magnifique demeure des ducs d’Épernon à Cadillac (Gironde). Les Connétables reçoivent leurs hôtes venus de tous les pays du monde et dans la vaste Salle des Gardes, lors du rituel des intronisations l’on peut entendre :
« Il a été à la peine, il est juste qu’il soit à l’honneur », ou «  A dater de ce jour, vous êtes libre d’entrer dans nos chais, dans nos caves, en tout temps et a toute heure ».
Les vins blancs liquoreux de Bordeaux en poésie
« Poèmes courtoisie de
Jean-Max Eylaud
Poète écrivain-vigneron Bordelais
Prince de l'Ordre du Mérite Œnophile ».
Sauternes

Ballade du Bontemps-Sauternes

Ils vont, dans leur armure d’or,
les vins magiques de Sauternes,
que bacchus verse, en fructidor,
dans barriques et non citernes.
Les blasons de ces chevaliers
toujours parés pour des croisades
illustrant de nobles celliers
parlant de gueules et rasades
sont, toujours, brillants cavaliers.

Tous les rêves sont leur trésor;
Ils n’ont, pour eux, de subalternes
et, quand  ils prennent leur essor
c’est pour franchir toutes poternes.
Les combats de ces chevaliers,
 dans le bruit des arquebusades,
ou dans les duels singuliers
se terminent par des rasades
désaltérant les cavaliers.

Toujours criant : ENCOR ! ENCOR !
Orgueilleux de leurs goûts paternes,
Ils sont Nabuchodonosor
pendant rebelles aux lanternes.
Les pardons de ces chevaliers
sont de vineuses accolades
dans leurs beaux chais hospitaliers
où l’on voit, unis par rasades,
cavalières et cavaliers.

ENVOI
Princes, princesses, tout cet or
aimé des dieux et des malades
est un soleil de messidor
déversant, du ciel ses rasades;
il est lances et boucliers
pour victoire à ces chevaliers.

Ballade du Bontemps
Sainte-Croix-du-Mont

Galants, en toilette choisie,
ces nectars aux pourpoints dorés,
tissés comme en Andalousie,
brillent avec des airs sucrés.
Sous leurs allures féminines
ils cachent un cœur  conquérant
et, souvent âmes léonines.
Si leur alcool est tolérant
c’est que leurs grâces sont divines.

Plus attrayants que l’ambroisie,
Ils se donnent aux altérés
avec les élans d’Aspasie
dans des baisers énamourés.
Mais leurs caresses féminines
dans leur abandon apparent,
sont, quelque peu, forces gredines
pour qui serait intempérant
tant leurs tendresses sont divines.

C’est, toujours, avec courtoisie
et mille gestes mesurés
qu’ils provoquent la jalousie
de leurs voisins exaspérés.
Offrant leurs coupes féminines
au mystère odoriférant
ils sont, fiers de leurs origines,
le dernier rêve du mourant
attendant les douceurs divines.

ENVOI
Princes à l’âme, un jour, choisie
pour ne laisser indifférent
ni peuple, ou noble, ou bourgeoisie,
on vous craint en vous célébrant;
car vos allures féminines
et vos propos édulcorés
vous donnent des armes divines
pour les faibles et timorés.

St-Croix du Mont
guyenne

Ballade de la Connétablie

Dans l’or ou le pourpre établie
pour honorer vin rouge ou blanc,
voici notre Connétablie
avec bel insigne à son flanc !
Elle est fille de la Garonne,
toujours prête à rire et chanter
sans, dans son labeur, s’arrêter,
comme faisait la Cadichonne.
Pour honorer vin rouge ou blanc,
dans l’or et la pourpre établie,
voici notre Connétablie
avec bel insigne à son flanc.

Elle s’emploie et multiplie
pour conserver, fière, son rang,
car elle croit et sans folie
à ses deux nectars : lymphe ou sang.
Le connétable fait revivre
un temps célèbre en ces hauts lieux
où, de boire vins merveilleux,
 tel son seigneur, serf était ivre.
Avec bel insigne à son flanc,
dans l’or et la pourpre établie,
voici notre Connétablie
pour honorer vin rouge ou blanc.

Chassant peine et mélancolie
avec ce vin loyal et franc
né de la vendange jolie
après qu’aura sonné son ban,
le Connétable, en son armure,
de noir et jaune ou bien vermeil,
est chevalier de l’aventure
prêt au combat dès son réveil.
Dans l’or ou la pourpre établie
pour honorer vin rouge ou blanc,
voici notre Connétablie
avec bel insigne à son flanc.

ENVOI

Prince Connétable, n’oublie
que, Gascon, tu demeures Franc
n’acceptant jamais d’ordalie
et, qu’accusé noble à son banc,
le vin de la Connétablie
de Guyenne, soit rouge ou blanc,
a sa renommée établie
avec bel insigne à son flanc.

OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Les vins blancs liquoreux de Bordeaux et les sportifs des neiges
Les vins blancs liquoreux de Bordeaux et les sportifs des neiges
Bordeaux, capitale mondiale des grands vins et le Québec,
capitale des neiges, peuvent peut-être bien révéler
quelques affinités. Mirez et goûtez-moi ce qui suit…
BOTRITYS CINÉRÉA :
Champignon spécifique dont l’action sur les raisins blancs crée la « pourriture noble » créatrice de grands vins blancs liquoreux.

SAUTERNES :
Appellation contrôlée de bordeaux blancs pour les communes de Sauternes, Bommes, Fargues, Preignac, Barsac, situés au Sud-Ouest de Bordeaux, sur la rive gauche de la Garonne. Coteaux graveleux parmi lesquels serpente le Ciron. Vin riche en sucres et alcool, aux éthers subtils, aux éclats de topaze brûlée et aux parfums mielleux. Unique au monde et comparable à un adolescent blond prêt pour toutes les Olympiades. Voici d’autres liquoreux de Bordeaux concurrents en renommée. Sainte-Croix-du-Mont. Important centre Girondin de vins liquoreux, situé au sud de Bordeaux, sur la rive droite de la Garonne. Est voisin d’un type approchant le Loupiac et Cadillac. Cérons, situé sur la rive gauche de la Garonne, Loupiac, situé sur la rive droite de la Garonne, fait face à Barsac. Les 1ères Côtes de Bordeaux Cadillac, Langoiran, Gabarnac. Une bouteille de « Cadillac », de « Langoiran » ou de « Gabarnac » sera toujours bienvenue pour nous aider à voir le côté charmant du monde réel. Ces vins blancs liquoreux de Bordeaux, affinent nos sens, fleurissent la pensée, aiguisent les souvenirs. Autres vins  blancs liquoreux et moelleux de Bordeaux. Côtes de Bordeaux Saint-Macaire. Moelleux, corsés et fins, ces vins sont tout a fait remarquables.

Les poètes ont toujours évoqué à propos du vin blanc doux ou liquoreux, l’Or et l’Amour. Ils lui ont aussi prêté des pouvoirs insolites, des vertus magiques. N’a-t-il pas quelque chose d’un philtre ? N’est-ce pas lui qui scintille dans la coupe des dieux de l’Olympe ? Couleur de paille, couleur miel ou d’ambre clair, ses reflets, sa luminosité, sa transparence lui font une robe ambiguë, à la fois limpide et opaque, simple et secrète, mais toujours précieuse. Qu’il s’agisse d’un somptueux Château d’Yquem ou des réputés Barsac, Cérons, Sainte-Croix-du-Mont, Loupiac, etc.

La valeur alimentaire du vin
Le vin est un produit alimentaire. Il est d’abord et surtout cela. Doit-on s’étonner de ce que cette qualité soit niée par ceux qui font profession d’ignorer le vin ou de le tenir pour négligeable ? Leurs griefs contre lui se développent à partir de ce préjugé. Le geste de choquer son verre au verre d’un ami ne contient-il pas toute espérance de l’humanité ? Le vin pris au cours des repas, habituellement et régulièrement, ne l’est jamais avec excès. Il désaltère agréablement et nourrit rationnellement. Bordeaux, capitale mondiale des grands vins et le Québec, capitale des neiges, pourraient peut-être bien révéler quelques affinités. D’ailleurs, les villes de Québec et de Bordeaux ne sont-elles pas jumelées, depuis 1962, sur les plans culturel et gastronomique ?
Liquoreux skieur
Le vin liquoreux de Bordeaux compagnon des skieurs

Les plus anciens écrits nous montrent que la pratique du sport est sans doute aussi ancienne que l’homme. Ici, nous n’avons en vue que ce qui concerne les sports de froid et de neige. Notre long hiver québécois demande à ses adeptes sportifs des valeurs énergétiques.

Les vins blancs liquoreux sont intéressants par leurs vitamines et leur glycérine. En 1976, aux Jeux Olympiques de Montréal, parmi les Nations représentées, la France et l’Italie avaient du vin de bonne qualité à la disposition de leurs athlètes ( chaque athlète consommait un quart à 10° par jour ). Les experts du monde médical, par exemple les membres éminents de l’Académie de médecine de Bordeaux et les membres médecins Amis des vins de France, ont déclaré :

« Les vins blancs liquoreux et moelleux de Bordeaux étant, avant tout, des produits naturels, pris avec modération, ils seront garants d’une valeur énergétique dépassant tous les alcools ou les cocktails qu’un snobisme absurde a mis à la mode.»

La valeur énergétique des vins blancs liquoreux de Bordeaux

L’alimentation du fervent des champs de neige doit être conçue pour compenser une déperdition d’énergie égale à celle d’un travailleur de force, soit environ 3500 à 3750 calories, la diététique étant, avant tout, le respect d’un équilibre physique et psychique. Ainsi, pour assurer la possibilité de réagir contre les effets du froid, convient-il d’adopter un régime où les divers éléments nécessaires sont judicieusement dosés : 15% de protides (viandes et poissons), 30% de lipides (toutes les graisses), 55% de glucides (tous les sucres). Donc, dans la mesure où le sujet pratiquant des sports de neige est sain, voici les doses qui peuvent être fixées par vingt-quatre heures et pour absorption, de préférence, au cours des repas : Homme adulte de 75 kilos environ : 625 centicubes, soit les 5/6 d’une bouteille dite « bordelaise ». Femme adulte de 60 kilos environ : 375 centicubes, soit la moitié d’une « bordelaise ». Adolescent des deux sexes (18ans) : 375 centicubes, soit les 2/6 de cette même bouteille. Ainsi donc, sous réserve d’adopter cette ligne de conduite, nous pensons que les vins blancs liquoreux du Bordelais peuvent et doivent être compris dans les rations alimentaires des « amis de la neige », pour le plus grand bien de leur équilibre physique et moral.

Les sportifs de neige font face à de grandes déperditions d’énergie que sont les longues courses en montagne, les montées dures et difficiles, les descentes vertigineuses sur les skis que l’on conduit comme un cheval de course. Comment, après de tels efforts, reconstituer ces réserves ? Il n’y a guère que le vin facilement assimilable sans surcharge et sans déchets.

A l’aise en toute compagnie

Ces grands blancs liquoreux peuvent être servis le soir de préférence, donc après l’effort, soit en apéritif, soit pour accompagner des aliments riches en vitamine B 1, c’est-à-dire viandes, poissons et produits laitiers. La race des grands vins liquoreux, leur noblesse ont accrédité le propos selon lequel ils « sont à l’aise en toute compagnie ». On peut, en tout cas, désigner des mets sur lesquels ils sont irremplaçables : sur le foie gras, par exemple, et sur les poissons fins, sans parler des sauces au beurre ou à la crème.

Carte liquoreux
La carte montre que les vignobles produisant les vins liquoreux sont groupés au sud de Bordeaux
D’autre part, il est tout à fait remarquable que la gamme de nuances qu’ils offrent autorise un emploi des plus étendus. Ils font merveille sur les huîtres, crustacés, viandes blanches, certains entremets, les fruits, etc. Il est donc contraire à leur nature de leur assigner des limites trop étroites dans un menu et surtout de les considérer comme des « vins de dessert », selon un préjugé trop répandu. De même convient-il de les servir « frais » (de 8 à 10 degré est-il conseillé) et non « glacés »… encore moins « frappés ». Ils y perdraient les vertus qu’ils doivent au soleil dont les flammes restent longtemps vivaces dans les bouteilles emplies de nectar couleur d’or.
Liquoreux Bordeaux
Le vin liquoreux de Bordeaux à l’aise en toute compagnie peut-il vous assister en toutes circonstances.
Avec lui, chaque heure et une heure de joie…
« Les voici les Vins d’Or de la Garonne »
Prédestination géographique et géologique : un coup d’œil sur la carte montre que les vignobles produisant les vins liquoreux sont groupés au sud de Bordeaux. Ils forment une gaine étroite autour de la Garonne.
Cérons
Situé sur la rive gauche de la Garonne, Cérons à trente-cinq kilomètre au sud de Bordeaux, représente le poste avancé de la région des vins liquoreux. Trois communes ont droit à l’appellation : Cérons, Podensac et Illats. Les liquoreux de Cérons peuvent être comparés à la teinte de transition entre deux couleurs affirmées que les peintres appellent un « passage », ou à une « modulation », selon le mot des musiciens, soucieux de passer d’une tonalité à une autre sans heurter l’oreille.
Cadillac
Le château de Cadillac mérite bien son titre de « plus beau château de la Loire construit sur les bords de la Garonne ». Aujourd’hui, ces locaux aux nobles voûtes sont occupés par le siège de la Connétablie de Guyenne, qui tient ses chapitres solennels. Le prestige de l’illustre confrérie vinicole et la réputation des vins qu’elle représente ne cesse d’allonger la liste des grands personnages qui, dès le XVIIe siècle, ont évolué dans ce splendide décor : Louis XIII, Richelieu, Louis XIV, Anne d’Autriche, Mazarin. Les archives sont pleines de menus étudiés où les vins blancs de Cadillac étaient appelés sur le consommé en tasse, la langouste à la Sévigné, les cannetons à l’orange, le filet froid Périgord, le foie gras des Landes, tous les poissons fins, les viandes blanches et, bien sûr, la plupart des desserts, y compris certains fromages à pâte dure.
Loupiac
L’historien bordelais bien connu, Maurice Ferrus, a découvert dans l’histoire de Loupiac ( l’antique Lupicius qui, sur la rive droite de la Garonne, fait face à Barsac, suffisamment d’évènement  notables, pour leur consacrer une brochure fortement documentée. Les vins de Loupiac ne sont pas seulement des vins de desserts. Ils sont encore plus appréciés des œnophiles lorsqu’ils sont dégustés au cours d’un repas. Les Compagnons du Loupiac, arborant l’écusson au loup, d’où vient le nom de Loupiac (Lupus, Lupiacum), évocation de la louve romaine. « Il faut être un peu fou ou vraiment passionné pour faire ce genre de vin. Il ne faut pas le faire pour gagner de l’argent » déclare Patrick Déjean, du domaine du Noble.
Sainte-Croix-du-Mont
Le touriste qui parcourt la région des grands vins blancs liquoreux de Bordeaux, peut s’offrir à Sainte-Croix-du-Mont, un voyage dans la préhistoire… et même au-delà. En effet, il foule le fond de la mer stampienne qui, à l’époque tertiaire, il y a trente-cinq millions d’années, recouvrait la région. C’est alors qu’un plissement géologique a élevé vers le ciel d’énormes gisements d’huîtres dont les coquilles fossilisées forment de nos jours comme une falaise qui domine l’horizon. Les œnophiles reconnaissent aux vins de cette belle région un caractère, une suavité et
une très grande finesse, leur permettant de rivaliser avec leurs grands voisins du Sauternais, dont ils sont séparés par la seule Garonne. Ces Sainte-Croix-du-Mont, se sont vu décerner autant de médailles qu’il y a d’« escailles » anciennes déposés au sommet des coteaux.
Sauternes - Barsac
« Les grands vins de Sauternes et de Barsac s’inscrivent en tête, parmi tant de prestigieux nectars faisant l’orgueil de la production française et dont le marché n’est autre que celui de la terre entière. S’il pouvait subsister à cet égard le moindre doute, il suffirait pour le dissiper de rappeler comme ils ont été copiés un peu partout dans l’univers : « cépa Sauternes » de la péninsule ibérique, Sauternes de… Californie, de Palestine, d’Australie et d’ailleurs.Telle est la rançon de la gloire. Les amateurs les moins avisés ne s’y sont d’ailleurs jamais trompés. Le véritable Sauternes, garanti contre toutes les usurpations, par ses mentions d’appellation d’origine, n’en conservait pas moins son goût si particulier, ses arômes tout à fait inimitables et ce parfum suave, si caractéristique, qu’aucun terroir n’a jamais mis dans un autre vin. »
Marquis de Lur Saluces
Château d’Yquem
Sauternes

Sur les coteaux dorés du Sauternais, tu mûriras
A Bommes, Fargues, Barsac, Preignac,
tu ruisselleras.
Dès ton arrivée  couché, tu reposeras.
Même à Noël servi frais tu seras.
Au jour de l’An le foie gras,
tu accompagneras.
Toute viande blanche te désirera.
Les cailles ou faisans rôtis tu arroseras.
Des Pyrénées ou de Savoie, le fromage
tu parfumeras.
Les entremets tu dédaigneras.
Mais avant le repas on te dégustera.
Ainsi l’amitié tu réchaufferas
Et la joie Sauternes éclatera.

David Saint-Vincent

OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac

Le Champagne Mumm - Cordon Rouge
Le champagne Mumm Cordon Rouge
 Cordon Rouge au nombre du vin le plus glorieux du monde
« Bon anniversaire
Mes vœux les plus sincères
Que ces fines bulles
Nous apportent le bonheur
Que ce Cordon Rouge
Nous soit doux et léger
Bon anniversaire Claire »
Claire et Jean Claude
Heureux anniversaire du couple Théberge-Denogens
C’est une tradition à chaque anniversaire, le couple Denogens-Théberge célèbre cet évènement  au champagne.
Vin unique, inégalable, le Champagne est le plus célèbre des vins de France. Son nom est magique. Il évoque l’élégance des célébrations somptueuses et les évènements historiques dans le monde entier. Exquis aux réceptions d’anniversaire, mariages, baptêmes, diners d’affaires, il est l’ultime symbole de la joie pour toutes les fêtes intimes. L’histoire est omniprésente en Champagne. Cet année 2013 me donna l’occasion de mettre en lumière l’image de nos pionniers de la Nouvelle- France. A l’apéritif avec un Champagne Cordon Rouge, notre conversation porta sur l’histoire France-Champagne-Québec. Celle de la France d’abord, c’est à Reims que se faisaient couronner les rois; celle de la  Nouvelle- France aussi, puisque c’est dans cette région que sont nés plusieurs des pionniers qui ont laissé leur nom sur les rives du Saint-Laurent. Pour mon épouse québécoise, Claire Théberge, qui figure parmi  les 86 métayères de la Maison Saint-Gabriel à Pointe-Saint-Charles, Montréal (Québec) les repères historiques sont nombreux.

« Paul de Chomedey de Maisonneuve, celui qui devint le fondateur et premier gouverneur de la bourgade aujourd’hui appelée Montréal, naquit à Neuville-sur-Vanne, en 1612. En 1975, on édifia un monument pour honorer la mémoire de Maisonneuve. Neuville-sur-Vanne située près de Troyes, est jumelée avec Pointe-aux-Trembles. En souvenir, de mon dernier voyage œnophile, je faisais remarquer à ma charmante épouse que Troyes, la capitale historique de la Champagne, est une superbe cité ancienne.

C’est là que naquit Marguerite Bourgeoys, en 1620. Dans le vieux quartier, le centre culturel qui porte son nom témoigne de la vie et de l’œuvre d’éducatrice de celle qui créa la première école de Ville-Marie, où elle arriva en 1653.  Jeanne Mance, la fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal, est née à Langres en 1606. Né à Châlons-sur-Marne, en 1625, Jean Talon y fut enterré
après avoir été le premier intendant de la Nouvelle-France. On peut aussi évoquer le destin de ces autres Champenois qui se retrouvèrent en Acadie, comme Charles Turgis de La Tour, ou encore comme le Sieur de Poutrincourt, qui fut le fondateur de Port-Royal, aujourd’hui Halifax ».

Voilà ce que la Champagne a donné  au Québec.
Un voyage en Champagne qui mérite le détour, constitue  un retour aux sources.
champagne
La carte du vignoble de Champagne
La Champagne vous invite
Vous qui le pouvez ne traversez pas la Région de la Champagne sans vous arrêter aux lieux célèbres où prend naissance le vin le plus glorieux du monde. La Route du Champagne propose trois itinéraires, indiqués par les pancartes ornées de la grappe de raisin, de la feuille de vigne et de la plume blanche qui, d’après le C.I.V.C. symbolisent le panache du vin et la manière dont on le boit. La Route touristique du champagne couvre au total plus de 600 kilomètres et se compose de sept circuits parfaitement balisés.
Mumm et son succès
Champagne Mumm
C’est là dans cette terre d’histoire et de beauté que nous retrouvons « G.H. Mumm cordon Rouge ». Troisième marque de champagne dans le monde, Mumm assemble les crus les plus illustres depuis 1827.
Une géniale et lumineuse idée du père de Welby Jourdan, l’agent de la maison à Paris : « Décorez donc de la Légion d’honneur vos bouteilles, - dit-il à Georges Hermann Von Mumm -, vous les vendrez bien mieux !» La boutade, trait de génie « marketing », devient ruban de soie rouge, enserré autour du goulot et retenu à ses extrémités par une étiquette ovale portant les mots « Cordon Rouge ».

Si le Cordon Rouge rappelle le ruban couleur de feu de l’ancien Ordre royal et militaire de Saint Louis, connu sous l’Ancien régime comme le Cordon Rouge, il évoque surtout le Grand Cordon de la Légion d’honneur que portent les présidents de la République française.

Le 16 novembre 1876, dénomination et étiquette sont enregistrées au tribunal de commerce de Reims. Peu pratique, le cordon de soie est remplacé par une étiquette ornée d’un lettrage doré « Cordon Rouge » sur une large bande rouge diagonale, déposée à Reims le 22 mars 1883. La bande deviendra verte en 1907 pour différencier les Champagnes demi-sec et le double cordon, rouge et vert, singularisera le sec en 1924. L’effet en est prodigieux ! Paré de cet emblème national et de son aigle (depuis 1840), le champagne Mumm acquiert un impact visuel et symbolique très fort qui séduit les étrangers.

En 1902, Mumm est la plus importante maison de champagne et a pour clientèle non seulement les cours royales mais aussi les paquebots, les palaces, les grands restaurants, les clubs et les cercles. La maison vend 3 millions de bouteilles dans le monde dont 200 000 en France, 250 000 au Royaume-Uni et un million aux Etats-Unis. La production de Mumm passe de 3 millions de bouteilles en 1962 à 6 millions en 1972 et Mumm devient la première maison de Reims. Mumm donne aussi  son nom à des bateaux prestigieux comme le Mumm 30 ou le Mumm 36, voiliers figurant parmi les plus performants sur le marché mondial. Dans le domaine littéraire, Mumm crée en 1980 le « Prix Mumm Kléber Haedens » et en 1985 le « Prix Mumm du meilleur reportage ». Dans le domaine du sponsoring sportif : depuis la saison 2000, Mumm est le champagne officiel du Championnat du Monde de Formule 1.

Composée par plus de 77 crus, chaque cuvée de Cordon Rouge est l’image de la noblesse et de la diversité du vignoble Champenois. Tous les grands terroirs de la Champagne sont représentés ( la Montagne de Reims, les Vallées de la Marne et de l’Ardre, la Côte des Blancs, le Sézannais, la Côte des Bars). Nombreux sont les vins issus des Grands Crus et premiers Crus. L’assemblage est constitué majoritairement du cépage historique de G.H.MUMM, le Pinot Noir (45%) apportant structure et puissance, enrichit de Chardonnay (30%) qui confère finesse et élégance. Il est complété par le Pinot Meunier (25%) pour son aspect fruité, vif et rond.

G.H. MUMM Cordon Rouge, offre une constance de style, un équilibre subtil entre fraîcheur et intensité.

En conclusion dans mes notes :
Je me souviens, le millésime 1985 fut exceptionnel pour le Champagne Mumm Cordon Rouge. Dans ma belle carrière de Maître-œnophile et doyen de la presse spécialisée, je garde le plaisir en mon palais de ce Mumm Cordon Rouge brut millésimé 1985. Ce Cordon Rouge était d’une grande richesse avec de la grâce et de l’élégance en bouche. Pour moi un souvenir superbe.
Champagne
FRAISES AU CHAMPAGNE

Pour 4 personnes
100 g de sucre
750 g de Fraises
1verre ½ de Champagne
Disposez les fraises dans un bol,
soupoudrez-les de sucre, laissez-les
macérer au frais pendant 1 heure.
 Arrosez-les de Champagne et servez
Très frais.
Fraises au Champagne
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
L'huître perle des océans et la gastronomie
L'huître perle des océans et la gastronomie

Plaider la cause de l’huître après Decius, Ausone et Rabelais  serait porter atteinte à sa gloire et à ses vertus. Rappelons, simplement, que ces coquillages nacrés, d’espèces plates et portugaises sont répandues au quatre coin de nos océans. 108 sortes d’espèces sont recensées dans notre monde et il existe aussi bien diverses sortes d’huîtres que des modes différents de les savourer. Les huîtres font parties des mets traditionnels de fin d’année.

Un peu d’histoire 

Les hommes préhistoriques mangeaient les huîtres. Sous l’Antiquité, les Grecs s’en régalaient aussi et se servaient de sa coquille (ostrakon) pour voter l’exil des indésirables, (d'où le mot ostracisme). Les Romains la faisaient venir de Gaule.

On a toujours ramassé l’huître dans le bassin d’Arcachon. En l’an 55 av. J.-C., les Romains, jeunes conquérants de l’Aquitaine, la mangeait déjà crue. Au IVe s., la réputation des huîtres girondines était devenue si grande que le poète latin Ausone, né à Bordeaux, en envoyait régulièrement à l’empereur Gratien.

En France, très appréciée par les rois, l’huître a peu à peu acquit une place privilégiée dans notre gastronomie. Le moyen Age mentionne très peu ce mollusque délectable cependant : Rabelais n’oublie pas de le citer dans le plantureux repas de Gargantua.

Au temps de Louis XIV le Roi Soleil, ce mets délicat n’était pas oublié et était un signe de courtoisie, de finesse et de civilisation. Il avait une place d’honneur, tant et si bien que le cuisinier du roi, Vatel, se suicida à cause d’une bourriche qui n’était pas arrivée à temps pour le dîner de sa majesté.
A cette époque, Jean de la Fontaine met deux fois l’huître à l’honneur dans ses fables délicieuses :
« Le rat et l’huître » et « L’huître et les plaideurs ».

Elle est toujours très consommée aujourd’hui, elle est devenue un produit rare, et un produit cher.
La plus ancienne espèce élevée est la gravette, huître plate, décimée en 1920 par une maladie.
Aujourd’hui, l’huître creuse est plus récente : arrivée à la fin du XIXe siècle, elle a connu également des problèmes de santé. Un virus a décimé en 1970 la variété portugaise, elle a été remplacée par la giga, d’origine japonaise.

Trois années pour grandir
Une huître, c’est d’abord un naissain, larve microscopique qui flotte dans l’eau, et que l’on capte en l’attirant vers une tuile immergée, à laquelle elle s’agrippe. Au printemps suivant, on la détache pour la placer dans un parc grillagé, à l’abri de ses prédateurs, les poissons et les crustacés, (d’ailleurs les principaux prédateurs de l’huître sont le bigorneau perceur et l’étoile de mer). Puis les paquets d’huîtres sont placés sur des supports élevés, dix mois après; on les retourne alors régulièrement pour obtenir une coquille et une forme équilibrée. A trois ans, l’huître est adulte. Les huîtres ne vivent que dans de l’eau salée.

L’ostréiculteur
Le beau métier d’ostréiculteur avec son traditionnelle bateau travaille avec les marées. Il consacre de longues heures par jour à son dur métier qui commence parfois très tôt, à marée basse. Il prend alors ses outils, sa fourche, son râteau, sa herse et va cultiver sa terre. Il nettoie ses parcs, retire la vase et les sables. Il contrôle les alignements de piquets ou pignots et les grillages qui empêchent les prédateurs d’atteindre les mollusques. À marée haute, il revient à terre.
Les régions de production des coquillages se situent tout le long du littoral français : Manche, Atlantique et Méditerranée. La production française est de 130.000 tonnes d’huitres.

L’ostréiculture et ses champions

Si, d’après Benjamin Franklin, il est exact que « tout homme qui pêche du poisson tire de la mer une pièce de monnaie », nous devons rendre un hommage particulier aux Champions  ouvreurs d’huîtres. Ma grande surprise est ce meilleur écailler français de 40 ans Christian Bouvier qui continue à servir des huîtres chez  « coquillages Claude » à Mazargues Marseille. Son record 100 huîtres entre 5 et 6 minutes, soit une huître environ toutes les quatre secondes. Champion de France 2005-2007-2009 et 2010.

Nous devons aussi rendre un autre hommage à ce convivial Champion du Canada Marc Bardier pour le talent qu’il  apporte au pays. J’ai eu l’honneur de rencontrer Marc Bardier a l’agréable brasserie le Pois Penché lors du Grand Prix F1 de Montréal 2013, invité par G.H. Mumm Champagne Cordon Rouge.

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Marc Bardier
Christian Bouvier champion de France
Marc Bardier champion au Québec, son épouse et
Jean Claude Denogens
Marc Bardier originaire de Sorel un beau coin du Québec, ouvre une douzaine d’huîtres en un peu plus d’une minute et 398 huîtres en une heure…avec les mains dans le dos.
Marc Bardier est un homme indépendant, compétent, d’une jovialité extraordinaire, fier de son art.
Ces 2 champions de la perfection, l’un Français et l’autre Québecois, ouvrent des huîtres le matin, des huîtres le soir et des huîtres de septembre à mai pour le plaisir de nos papilles. Ils sont assurément les plus fidèles compagnons de l’huître et pratique cet art depuis des décennies.
Odessa
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Panier d'huîtres Beausoleil de chez Odessa Québec
Odessa Québec à Montréal
Après quelques flûtes de champagnes et 3 douzaines d’huîtres Beausoleil, provenant du Nouveau- Brunswick, je devais connaître les bienfaits de ce merveilleux mollusque. Marc Bardier me rappela que l’huître a toute les vertus : équilibre, fraîcheur et légèreté. Sa teneur en lipides, glucides et protides est parfaite, et elle contient un trésor : l’iode, élément essentiel pour le métabolisme humain. Le fait de la déguster vivante conserve à ses composantes organiques une efficacité optimale. Si vous êtes amateur me dit-il, vous savez qu’il faut éviter les mois sans « r » (entre mai et août), car les huîtres sont grasses et laiteuses. Pourquoi ? Parce qu’elles sont occupées à leur reproduction.

Je lui expliquai que dans ma jeunesse j’allais avec les copains au bassin d’Arcachon rendre visite au « paysan de la mer » et aussi a Gujan-Mestras Maison de l’huître et Capitale ostréicole du bassin je me rappelle en marée haute sur cette mer intérieure les formidables ballets incessant des pinasses (bateaux traditionnels). Nous y dégustions les huîtres fraîches directement de la mer.

C’était l’époque de la Crassostrea angulata : la portugaise; décimée de nos côtes dans les années 1970. Aujourd’hui la Crassostrea gigas : la japonaise; c’est elle que l’on trouve sur nos tables. Élevées depuis 1970
l’huître creuse comprend l’huître portugaise, l’huître japonaise et quelques huîtres américaines est plus robuste que l’huître plate, elle est près de la surface. L’huître creuse possède une chair verte, due à son alimentation à base d’une algue bleue. Elle est, en général, plus crémeuse, dodue et juteuse que la plate.

« Dans chacune des régions de production, Marc Bardier me confie, que les huîtres prennent une saveur particulière selon la nature des fonds, l’amplitude des marées, la salinité de l’eau, l’affinage et la force des courants, cette saveur varie également en fonction de leur espèce ».

Les huîtres creuses sont les plus répandues :

Normandes, elles ont un goût délicat,
Bretonnes, elles sont très typiques et riches en goût,
En région Ré-Centre Ouest elles sont fines et peu charnues,
A Marennes-Oléron, elles ont une finale en bouche un peu sucrée,
A Arcachon, elle sont fermes avec une pointe d’amertume
Celles de Bouzigues se distinguent par une chair délicate et délicieusement saline.

Au Québec: une bière et une douzaine d’huîtres dans la bière, c’est la plus ancienne tradition du pays. En préparation, avec des pâtes, cru (avec un soupçon de citron), dans la paella, en hors d’œuvre, en salade en soupe, gratiné, grillé, poché, sauté, vapeur. Marc Bardier, ce champion, admire mon vécu et aussi ma passion de la gastronomie, mais il reste sur ses principes des goûts dans la grande variété des huîtres.

En conclusion : que dire de cet aliment incomparable, de notre côte océane : les huîtres dont vous êtes les champions. Elles sont parmi les plus complètes et les plus digestibles. Chargées de fer, d’iode et de tous les éléments organiques, les plus vitaux, elles rendent la santé aux malades et la conservent aux bien-portants.
Dans la France vinicole, le monde entier connait Bordeaux pour ses vins qui doivent toujours être une autre raison de notre fierté. Le terroir girondin en offre la gamme la plus magnifique, depuis les Médoc délicats, féminins, en passant par les Saint-Emilion solides, les Graves robustes, les blancs secs de l’Entre-Deux-Mers ou doux du Sauternais, les crus bourgeois et les vins de consommation courante, toute la gamme des vins de France se retrouve en Gironde.
Pour l’œnophile, l’huître et le bon vin blanc sec est un tonique, agréable au corps et à l’esprit.
Crépinettes


« LES HUÎTRES À LA MODE D’ARCACHON »

(recette de ma jeunesse pour 4 personnes)

Une huître fraîche, un morceau
de crépinette brûlante, un peu de pain
beurré et du vin blanc sec, c’est la
façon typiquement arcachonnaise de
déguster les huîtres. Comptez une
douzaine d’huîtres par personne,
ouvrez-les (tâchez de ne pas vous
blesser! ).
Faîtes dorer une douzaine de
crépinettes (petites saucisses
blanches plates, cuites au vin
blanc) à la poêle ou mieux au
barbecue et dégustez l’ensemble
accompagné de tranches de pain
de seigle beurré. Par dessus, un
vin blanc sec du Bordelais :
le bonheur

Huîtres et crépinettes
Consommation :
Pour les choisir, sachez qu’une huître fraîche est toujours bien fermée.
Avant de consommer votre huître, si sa coquille est entrouverte, frappez dessus avec l’endos d’un couteau. Si elle se referme, c’est qu’elle est vivante. Sinon, jetez-la.

Gestes simples pour ouvrir vos huîtres :
Se munir d’un couteau à huîtres, se munir également d’un linge propre et y déposer l’huître à ouvrir. Cela permet de maintenir l’huître bien en place dans la main, et surtout, de protéger sa main au cas où le couteau glisserait. Enfin il faut déposer l’huître le côté bombé en dessous afin d’en conserver le maximum de liquide.

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OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Salon des vins et spiritueux de Montréal 2012
Salon des vins et spiritueux de Montréal 2012
Note: tastevin
ANNÉE 2012
Notre farandole gourmande de
« La Grande Dégustation de Montréal »

Les 8, 9 et 10 novembre 2012, au  Palais des Congrès de Montréal plus de 12000 visiteurs enchantés ! par 210 producteurs et vignerons, 24 pays présents et le Portugal qui était à l’honneur avec 39 vignerons et producteurs.
De plus en plus d’œnophiles,
De moins en moins de nonophiles.
La convivialité et le sourire étaient au rendez-vous.

DIAPORAMA SALON DES VINS & SPIRITUEUX
DE MONTREAL 2012
   
VOIR LE DIAPORAMA DU SALON 2012

Photographies
Jean Claude Denogens © Tous droits réservés
   
Léon Owieczka et des joyeux troubadours du vin. "Plus jamais de mauvais vin!"
Nicolas Vallée, éditeur du magazine Bacchus
Alain Lebel, rédacteur en chef
Jean Claude Denogens, journaliste
fondateur de l'Ordre du Mérite Oenophile et de la Gazette de Vigne en Bouche (1971)
Les sourires pour
"Bordeaux, toujours Bordeaux"
Marlène Darjour
responsable Zone Export

Charles Salvas
Ambassadeur de la marque Ricard
Les distilleries Corby Ltée
Notre appréciation : « Le tastevin vaut bien une étoile ».
Exceptionnel taste5
Excellent taste4
Très bon taste3
Bon taste2
Acceptable taste1
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac

L'éloge aux verres
Éloge aux verres
« Donnez-moi un verre et je chanterai votre éloge
mais que l’échantillon ne soit pas trop petit.
Pour porter un jugement, il m’en faut
une bonne lampée »
(Goethe ).
L'art du verre
artduverre
Dès ses origines, le vin de raisin jouit d’un étrange prestige mystique que les autres boissons n’atteindront jamais. Je me pose la question, à savoir s’il n’y aurait pas eu une certaine complicité au fils des siècles avec les maîtres-verriers, afin de fournir un écrin à ce valeureux joyaux, le vin.

« Le verre alliance de la beauté et de la pureté,
a toujours embelli l’art de l’œnophilie.
Création du ciel et de la terre, mélange de
feu et de roche, l’homme l’a voulu pour lui ».

« Verre: récipient multiforme, de préférence en cristal, toujours avec tige et pied, sans ornementation, équilibré, transparent, répondant à un évasement, une profondeur et un galbe consacrés par les verres de l’ensemble des académies des vins de France. Un verre sans pied ne peut servir qu’à boire et non à le déguster. Il existe bien sûr, des verres particulièrement étudiés pour la plupart des grandes régions viticoles françaises : Anjou – Touraine – Alsace – Bourgogne – Champagne – Bordeaux. Pour certains vins de liqueurs on peut tolérer des verres teintés en rouge, vert pâle et jaune. »

Extrait du « Glossaire Vineux du Docteur Eylaud »
« Verre en main, rappelons-nous, le choix fort judicieux de l’appellation donnée à notre gazette des œnophiles « De Vigne en Bouche » ! N’avons-nous pas là, résumée en quatre mots, la synthèse de cette symphonie exaltante et ininterrompue de la vigne et du vin, dont les premières notes se jouent en « pianissimo » dans le silence du cailloutis terreux et de son cep noueux ; puis la nature aidant, sous la baguette habile de l’artiste-vigneron, n’entendons-nous pas s’amorcer un « crescendo » qui atteindra son apothéose à la vendange si fiévreusement attendue, pour se prolonger en des accords de joyeuse reconnaissance jusqu’au moment béni où grâce au verre de cristal, le divin nectar viendra dans toute sa noblesse s’offrir aux lèvres du dégustateur averti comme à celles du pieux amateur. »

Docteur Samuel Letendre
verreanjou
vinanjou
Le verre d'Anjou
Crédit Illustrations: collections du
Dr. J-M Eylaud et Pierre Androuët
Les verres régionaux ont une bien belle histoire, mais leurs formes ne sont pas toujours appropriées à la dégustation. Cet original verre à vin d’Anjou créé pour les vins moelleux, à l’issue d’un concours en 1919, est devenu une pièce bachique rare.

Le verre fin pour déguter le vin, est un baiser et une caresse aux lèvres de l’œnophile. C’est donc aux maîtres verriers, que nous devons cet admirable écrin, qui dans sa finesse offre un joyeux baiser à l’œnophile. Puisque les civilisations du vin sont fines et délicates, ils leur fallait une verrerie coquette fine et délicate. Cette précieuse recherche et cette vineuse retrouvaille, la « Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche » est fière de vous la faire partager.

Le verre existe déjà naturellement depuis plusieurs centaines de milliers d’années. L’homme l’utilisa pour la première fois il y a 100 000 ans sous forme d’obsidienne,
( verre naturel d’origine éruptive ) pour fabriquer des outils, des armes coupantes et des bijoux.


Verre d'Anjou

Crystal poli dessus le jour,
Arrondi par la main d’amour,
Animé de sa douce haleine,
Crystal où la troupe des dieux
Du nectar préservé des cieux
Va trompant sa soif et sa peine ;
Crystal planté mignardement
Sur un pied qui fait justement
La base d’une colonnette
Où règne pour le chapiteau
De feuillage un triple rouleau.
Le seul appui de la cuvette
Jamais ne puisse casser
Éclater, filer ou froisser
De ce crystal la glace belle,
Mais toujours près de mon soulas
Comblé de vin ou d’hypocras
Demeure compagnon fidèle.


Rémy Belleau
( 1528-1577 )
Les origines connues: 3000 ans avant JC

Les premiers verres fabriqués par l’Homme sont originaires de Mésopotamie, de Syrie ou d’Egypte. Ils ne sont pas encore transparents ou translucides mais opaques, de couleur verte ou bleue. Selon Pline ( Pline l’ancien, 23-79 ap JC ) : ce seraient des marchands phéniciens qui, faisant cuire leurs aliments sur les rives du fleuve Bélus dans des marmites supportées par des blocs de natron. L’invention du verre. Cette découverte fut-elle l’œuvre de métallurgistes ou de céramiste ? Eut-elle lieu en Mésopotamie, en Syrie ou en Égypte ? Il fallut plus de deux millénaires d’efforts pour que le feu métamorphose un humble mélange de cendres, de terres et de sable en une matière diaphane rivalisant en éclat avec le cristal de roche. Pendant près de mille ans, la palette des couleurs se diversifie. Diverses terres ( sels ou oxydes métalliques ) donnent des couleurs profondes ou vives : cuivre ( rouge rubis et vert-bleu ), fer ( noir, marron et vert ), antimoine ( jaune ), cobalt ( bleu ), étain ( blanc opaque ). C’est la caractéristique essentielle du verre, qui sera à l’origine de nombre de ses usages…
Soudainement au XVe siècle av. J-C. : le verre est devenu translucide et on le travaille.
 
grappeverre
bolancien
Les évolutions pendant le millénaire de la verrerie,
donnent cet aspect en verre creux vers le VII éme siècle
avant JC, voici un profil du bol bleu syrien.
Le verrier dans ses recherches esthétiques, nous offre ce verre soufflé en forme de grappe.
vase4e
bouteillegalloromaine
Parmi les très anciennes origines, et les plus remarquables
pièces, voici le vase de Liyeurgue du IV eme siècle
Bouteille gallo-romaine du procédé du soufflage
dans un moule au 1er siècle avant JC
« Ce qu’il y a de certain, c’est que la Chimie n’a point fait de découverte depuis celle des métaux, plus merveilleuse et plus utile que la découverte du verre. C’est par le prisme que Newton a anatomisé la lumière, et a dérobé cette connaissance aux intelligences célestes qui seules l’avaient avant lui. »

Diderot et d’Alembert

colporteurverres
« Verre jolys, verres troussez, lest pour
ces musequins coiffés (mignons pouponnés),
verres bien larges, bien longs, lest pour ces
gentils biberons (vrais buveurs ), voilà ce que
clamait ce colporteur au panier débordant de
verrerie, à la fin du XVIe siècle. »
Le colporteur de verres
 
Avec le soufflage, au début de notre ère, se produit une des grandes révolutions technologiques. Le verre entre en force dans la vie quotidienne. Transparent ou coloré, il se décline en verres à boire, bouteilles ou flacons et orne les cathédrales. Selon les premiers manuels de savoir-vivre : on ne placera souvent qu’un seul verre pour toute une table ou, chez les riches, pour deux ou trois convives. Avant de boire « en un commun hanap », il convenait donc de s’essuyer la bouche à la serviette ou à la nappe. Sous sa forme la plus simple de cylindre à fond plat, le verre est un gobelet. Le verrier a cependant toujours aimé lui ajouter une jambe et un pied pour mieux mettre en valeur son contenu.
Je me souviens de mon premier verre gobelet à font plat, par moitié rougi de vin. Puis l’âge adulte est venu. Juste avant le départ pour le service militaire, j’avais acquis le droit au vin pur. Bien vite le jeune homme adulte que j’étais, transforma en plaisir l’art de boire et de déguster.

Le réputé écrivain et œnologue Louis Orizet, nous fait partager une prestigieuse rencontre du vin et du cristal dans son ouvrage « A travers le cristal » ouvrage couronné du prix de l’Office International du vin. Éditions du Cuvier a Villefranche-en-Beaujolais. En savourant ce livre, j’ai tout de suite compris qu’il faut aimer le vin, pour lui-même et son lieu. A travers le verre de cristal, si nous savons regarder avec attention, nous devons retrouver l’image d’un coteau, le sourire de charmants vignerons, la beauté d’un manoir enchanté bordé de vignes et cépages Merlot.

A l’époque où j’étais profane, j’étais déjà admirateur du plaisir et du recueillement, des travailleurs de la vigne. Pratiquée avec raison, la dégustation me fit franchir des sensations inconnue. Le rite selon lequel il faut contempler son vin longtemps avant de le boire, n’a d’autre objet que de provoquer la réflexion et d’ajouter au plaisir des sens, mais, c’est au verre fin à tige et à pied que l’on doit tout cela !
verrefondplat

Le verre à boire mais pas à déguster,
dit le verre gobelet à fond plat
.
 
Michel de Montaigne:
« Je me laisse aller à certaines formes de verres,
et ne bois pas volontiers en verre commun ».
Le philosophe a dit « chaque sens est l’occasion d’un art ». La forme des verres varie selon les types de vin à déguster et les régions. Montaigne qui aimait vider de petits verres, s’intéressait déjà à cette variété de forme, et remarquait que ceux des Allemands étaient « grands outre mesure » et ceux des Florentins « extraordinairement petits ».

Au 19e siècle, on appelle dé à coudre ou coquille de noix un verre tout petit. Michel de Montaigne ajoute : « Je me laisse aller à certaines formes de verres et ne bois pas en verre commun ». Le choix de la verrerie fine est destiné à contenir et à faire apprécier un vin fin. Le verre doit savoir faire oublier sa présence dès l’instant que les lèvres entrent en contact avec le vin. L’œnophile préfèrera un verre fin avec une jambe et un pied, car la jambe et le pied permettent les mouvements giratoires pour développer le bouquet du vin.
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Michel de Montaigne
La gamme des verres de France

Au cours de nos nombreux pèlerinages aux sources du vin, nous avons pu remarquer bien souvent que les verres changent de formes suivant les régions traversées. Les producteurs en collaboration avec des maîtres-verriers, se sont efforcés de trouver pour les vins, les alcools et les liqueurs des formes de verre mettant le mieux possible leurs production en valeur.

Du passé, nous avons hérité des verres de formes diverses, taillés et ornementés, colorés parfois. En vérité, si les formes différentes sont justifiées par le caractère des vins et leur provenance, les fantaisies privent l’œnophile de son premier plaisir : celui d’admirer, dans son authenticité, la robe du vin, qu’elle soit d’or pâle, d’or vert, d’or chaud, de rose ou de rubis. Seul le cristal, dans sa pureté absolue et sa simplicité, la met en valeur.

Pour que son bouquet s’exhale parfaitement, le vin de Bourgogne a besoin d’offrir au contact de l’air une surface suffisamment large favorisant l’oxydation. Le vin de Bordeaux, lui n’a pas cette exigence : une surface plus restreinte suffit au développement de son bouquet. Le champagne fut longtemps servi en larges coupes, ce qui était une erreur, son bouquet élégant devant au contraire être concentré. C’est pourquoi la flûte ou le verre en forme de tulipe ont logiquement triomphé.

Le verre à vin d’Alsace, dont la coupe est perchée comme une jambe de cigogne, ne doit pas être coloré. Quant au verre à vin d’Anjou, il a toujours été fort simple, sa seule fantaisie se révélant dans le fond presque plan du verre. La plupart de ces verres ont cependant un point commun : celui de se resserrer vers le haut de la coupe, afin que les effluves puissent se concentrer pour le plus grand plaisir de l’œnophile. Comment ne pas se sentir charmé par cette admirable diversité
.
verresborgogne
quatuorpourvin

Voici un choix simple de verre pour œnophiles. Un verre pour le blanc, un verre pansu pour le vin rouge, un plus petit pour le vin viné et une flûte pour le champagne. Ces verres mettent en évidence, ce que le vin a de mieux à offrir. Incolores, ils sont peu épais, muni d’une longue tige et d’un pied. Remplis au tiers, et en harmonie avec l’œnophilie.
Le distingué verre de Bourgogne présente le vin blanc Aligoté, dosé de quelques goûtes de Cassis de Dijon ce qui donne le réputé et fameux « Kir »
 
verregrappe
dieubacchus
Le vin ne change pas, quel que soit le récipient dans lequel on le sert, et pourtant l’appréciation de l’œil et du nez sont aussi importantes que celle du palais. Le vin gagnera donc à être servi dans un verre fin, parfaitement transparent.
Le dieu Bacchus tenant une coupe.
Hommage aux formes de verres fins et harmonieux.

Dans la parade depuis la gauche, le premier, un verre de forme conique très évasée en cristal, verre de plaisir mais pour boire seulement. Le deuxième un verre INAO, les professionnels utilisent ce verre ( créé en 1970 à la demande de l’AFNOR ). Le troisième, le verre œnologue a été conçu selon le même principe avec un pied plus haut et plus d’élégance. Le quatrième, la coupe du vin de champagne des années 60-70, elle est de plus en plus reléguée au placard.
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Le cinquième, le verre à crémant ou à champagne en forme d’œuf, à fond pointu. Le sixième, le verre ballon sur pied, utilisé dans les bistrots et un verre pratique à l’usage du vin blanc et à vin rouge. Le septième, ce verre fin et agréable, par sa forme, son épaisseur et à fond plat, n’incite pas à la dégustation, mais à une consommation d’eau par exemple.
La carafe à fond plat, le carafage est un terme plus vaste exprimant l’action de transférer un vin d’une bouteille dans une carafe, ceci dans le but de l’aérer, de mieux apprécier sa couleur grâce à la pureté du cristal et d’éliminer le dépôt souvent présent dans sa bouteille d’origine.
carafes
verreuniversels
Il existe un verre dit universel ou verre INAO
(Institut National des Appellations d’Origine).

Certaines régions de France, tel le Jura ont adopté ce verre.
C’est un verre sobre, sans couleur ni dessins, en cristal pur avec une faible épaisseur, un pied effilé et long possédant une base ventrue.

Dans ce monde fascinant du vin, la France vigneronne, nous offre une charmante variété de verres fins, pour le plaisir des
yeux, du nez et de la bouche, qui font chanter le vin à l’unisson de la terre qui l’a vu naître.
Le verre universel
verrealsace
verrebordeauxblanc
Voici la forme traditionnelle du verre à vin d’Alsace. La coupe est perchée comme une jambe de cigogne.
Depuis la nuit des temps, et que l’homme sait faire du vin, il s’est servi pour le déguster de toutes sorte de récipients mais, dans son évolution le verre de Bordeaux, nous est
aujourd’hui présenté fin et élégant.
verrebordeauxrouge
verrechampagne
L’œnophile désirant un vin, avant de le goûter, il observera sa robe. Il humera et analysera son arôme. Puis il le dégustera. Qu’il soit rubis ou topaze, le vin de Bordeaux est vraiment en harmonie dans son élégant type de verre.
Sa majesté le champagne dans sa belle flûte est un souverain séduisant plein de gaieté.
L’observation de sa discrète prise de mousse et le feu d’artifice de ses fines bulles est un véritable plaisir.
Mémoire d' œnophile
pierreandrouet
Lors d’une célèbre conférence « champagne et fromage » tenu dans son restaurant au 41, de la rue d’Amsterdam Paris, entièrement dédié au fromage. En 1979, j’avais découvert chez cet ami pape des fromages et grandœnophile, un sommet du raffinement et de l’élégance française grâce à la trilogie champagne, fromage et cristal.

Pierre Androuët
Président de la Guilde des Fromagers de France.
(aujourd’hui décédé)
 
photo22 Entre ciel et terre, un verre fin pour œnophile.
Depuis juin 2010, les passagers des cabines La première et Affaires peuvent déguster les vins de la Cave Air France dans de nouveaux verres œnologiques. Ces verres uniques, créés pour Air France en collaboration avec Olivier Poussier, Meilleur Sommelier du monde et sommelier conseil d’ Air France, ont été développés à partir de verres à dégustation utilisés par les professionnels. Répondant aux exigences de la dégustation et adaptés au service à bord, ce nouveau verre sans pied élégant à la paraison galbée permet l’aération du vin.

La finesse et ladélicatesse du cristallin lui confère un contact délicat en mainet sur les lèvres, pour le plaisir des heureux voyageurs à la française.

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La bouteille préférée

La bouteille que je préfère,
soit de vin rouge ou de vin blanc,
est, croyez moi bien, la dernière,
toujours débouchée en tremblant.
N’ouvre-t-elle toutes les portes
des souvenirs et des espoirs
venant des raisins, des comportes,
des vendanges et des pressoirs ?
Car, toutes les autres, vidées
avant celle ci, ne sont plus
que témoins morts de mes idées
sur des feuillets plus ou moins lus.

Ainsi, cette œuvre, ma dernière
parlant de vin et rouge et blanc,
est celle, aussi, que je préfère
mais que je vous livre en tremblant.


Dr. J.M Eylaud
La bouteille

« Il y a, dans chaque grande bouteille,
un merveilleux mystère que les poètes
de la bouche ont appelé : le bouquet ».


Louis Forest

«La bouteille est un récipient de verre de formes variées selon certaines appellations et pouvant prendre des noms différents selon leur contenance. Le vin blanc appelle ordinairement du verre blanc et le rouge du verre sinon noir, du moins très vert foncé qui protège le vin de la lumière.

Ce mot est diminutif de « boute » qui signifiait : tonneau. Au chapitre de l’oracle de la bouteille, Rabelais parle d’un « bien long ordre de flacons, bourraches, fioles, ferrières, barils barreauls, homides, pots, pintes, cymaises antiques pendant d’une treille ombrageuse », comme récipients pour boire du vin. On dit qu’un vin récemment mis en bouteilles fait sa
« maladie de la bouteille ». Pas de soins à lui donner avant que le Temps-médecin l’ait guéri. Cette affection guérit normalement et sûrement au bout de trois à quatre mois».


Extrait du « Glossaire Vineux du Docteur Eylaud »

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rabelaispoeme
Le poème en bouteille
poemeenbouteille

Par Charles-François Panard (1694-1765)
Construire et aménager la beauté du verre
Outre l’éloge du verre à boire, il y a un patrimoine architectural verrier remarquable où se sont manifestés talents locaux et artisans étrangers. Montréal en détient le patrimoine. Les Guido Nincheri, Tiffany, Pellus et autres artistes-verriers ont doté les bâtiments anciens de vifs coloris. Pensons aux vitraux des centaines d’églises ( le réputé Montréal aux cent clochets ) qui ont tant impressionné l’écrivain américain Mark Twain au XIXe siècle, ou encore ceux ornant les impostes des fenêtres et des portes de milliers de résidences privées. A Montréal, le verre est également présent dans l’architecture contemporaine. Le verre devient matériau de construction. Dans nos immeubles modernes, il se décline en longues façades aux mille couleurs comme au Palais des congrès de Montréal.  

L’industrie du verre et sa révolution mondiale

Sur d’anciennes terres de la maison des filles du roy, une usine fut édifiée en 1905 à Pointe-Saint-Charles, appartenant aujourd’hui à O-I ( Owens-Illinois ), le premier producteur mondial du verre. On y produit des objets en verre qui ont transformé les habitudes des ménagères québécoises. Quel progrès depuis l’invention de la canne à souffler. Avec les machines automatisées que l’on installa alors, l’industrie verrière connut une révolution, qui se poursuit aujourd’hui par le recyclage du verre. Depuis l’invention du chalumeau de verrier, il y a environ deux mille ans, la fabrication du verre n’a pas beaucoup changé. Aujourd’hui encore, les souffleurs de verre prennent la matière en fusion visqueuse hors du creuset à l’aide d’une longue canne, effectuent des mouvements de rotation pour contrecarrer l’étirement du verre et lui donnent forme comme par miracle, à la force de leurs seuls poumons. Cette canne est un tube de fer long d’environ 1,50 m, dont l’extrémité qui s’applique aux lèvres du verrier est resserrée et l’extrémité opposée légèrement évasée. Mais cela c’est de l’artisanat.

Adresse du site internet:
http://www.o-i.com
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Morceau de verre en fusion fixé au bout de la canne.
Le soufflage du verre en fusion s’effectue en prélevant
(on dit « cueillant ») une masse de verre (la « paraison »),
dans laquelle on introduit de l’air en soufflant dans la canne.
 
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Le 8 juillet 2010, je fus accueilli par Madame Ghyslaine Morel, CRHA des ressources humaines de O-I Canada. J’ai pu visité les endroits cachés de la fabrication et installation montréalaise de l’ancienne Dominiom Glass à Pointe-Saint-Charles. La plus impressionnante et importante usine de production mondiale. Quels pas de géant depuis 1903, ou Michael Joseph Owens, mettait au point une machine pouvant fabriquer automatiquement 13 000 bouteilles par jour. Alors qu’aujourd’hui l’usine en produit 1 million et demi par jour. 450 employés se répartissent le travail en deux quarts de 12 heures. Avec 80 usines dans le monde, la société emploie 22 000 personnes, réparties dans 21 pays. En 2009, son chiffre d’affaires s’élevait à 7,1 milliards USD.
Un des six puissants fours de production  
O-I lance une nouvelle ligne de bouteilles de vin légères

La nouvelle ligne de bouteille légère à Bordeaux et à Bourgogne de 750 ml fait partie de l’initiative O-I Lean+Green (R), élaborée pour la conception de bouteilles plus résistantes et durables, mais plus légères, en utilisant des techniques de fabrications avancées. La ligne Lean+Green est disponible dans une variété de couleurs, dont le Vert champagne, Cristal, Vert émeraude et Vert feuille morte, et seront entre 16 et 27 pour cent plus légères que celles qui sont offertes présentement.
photo28
  Exposition d'une partie de la gamme de bouteille produite.
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De l’artisan soufflant un mélange de sable, de soude et de chaux chauffé, à la production de masse qui commença à la fin du 19e siècle, « La Maison Saint-Gabriel » présente Verre et re-verre qui retrace presque 400 ans d’objets en verre. C’est l’histoire du verre à Montréal qu’il faut découvrir dans ce précieux musée, véritable oasis de beauté et de culture. L’exposition Verre et re-verre nous parle du verre, de son industrie et de son recyclage, en évoquant l’histoire de l’usine, installée depuis 1905 à Pointe-Saint-Charles, sur les anciennes terres de la Maison Saint-Gabriel et appartenant aujourd’hui à O-I (Owens-Illinois), le premier producteur mondial du verre. Construite au 17e siècle, la Maison Saint-Gabriel est une des plus anciennes maisons de Montréal encore existante. Un véritable bijou d’architecture qui mérite le détour. La Maison Saint-Gabriel est située au 2146, place Dublin, à Pointe-Saint-Charles près du parc Marguerite-Bourgeoys ( rue Wellington ).

À moins de cinq minutes en auto du Vieux-Montréal ou par le métro Charlevoix, autobus 57 est.

Adresse du site internet:
http://www.maisonsaint-gabriel.qc.ca
Rendons hommage en levant notre verre, aux Maîtres-verriers de l’univers.

Pour la fabrication, la fusion, le soufflage, la moulure, le polissage acide, la gravure, la taillerie, la décoration, la
panto- graphie, le relevage, la signature. En 2011, lors de mon 40e anniversaire au service de la science œnophile entre Québec et Bordeaux, mon verre et mon tastevin m’auront finalement raconté beaucoup d’histoires vini-gastronomiques.
« Hoc erat in votis
Cela était dans mes vœux »
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Si le merveilleux et ingénieux tastevin m'était conté
Si le merveilleux et ingénieux tastevin m'était conté
Sous notre belle devise de l’« Ordre du Mérite Œnophile »
« Rubis ou topaze
Même délice, même extase »
Avant que le tastevin n’ai disparu sous la poussée des jeunes viticulteurs, avant même qu’il ne soit acheté, parfois fort cher, par quelque antiquaire, comme témoin des temps révolus, j’ai désiré faire revivre son histoire depuis la plus haute antiquité jusqu’à ce jour.

Le tastevin vaut bien une étoile ! Je me suis souvent posé la question. Oui ou non ! Bon, alors fondateur et animateur de l’Ordre du Mérite Œnophile, puis journaliste de la presse du vin, ayant débuté ce merveilleux métier au quotidien « La France » à Bordeaux.
Depuis plus de quarante ans je parcours les vignobles de France curieux et admirateur de cette mystérieuse petite tasse j’affirme ceci : Ce merveilleux petit instrument argenté qui sert à goûter les vins me paraît aussi vieux qu’une étoile. Il brille de ses mille feux quand on lui verse quelques gouttes de vin, il nous réfléchit, les lumières du précieux nectar nuancé des reflets topazes ou de rubis. Bon d’accord, s’il ne vaut pas une étoile, il vaut son pesant d’or. Cette petite tasse argentée pour goûter le vin, nous vient dit-on de la nuit des temps. C’est une Antiquité comme la vigne et c’est certainement l’arme bien inoffensive du premier vigneron mais aussi des modernes chevaliers du vin.
Il demeure un juge impitoyable, séparant le bon du mauvais, révélant la vérité, l’honnêteté, la franchise, trois vertus si nécessaires au vin. Alors, pour nous, dignitaires de l’Ordre du Mérite Œnophile et de sa gazette De vigne en bouche, le tastevin, est sans aucun doute notre médaille en guise d’étoile pour les tastevinages de notre gazette des œnophiles sur notre attrayant site, d’où notre noble remarque : « Le tastevin vaut bien une étoile ».

Précision :
Selon le Dictionnaire Larousse : Tâte-vin ou Taste-vin n. m. inv. Tâte-vin : Tube pour aspirer, par la bonde du tonneau, le vin qu’on veut goûter.
Taste-vin : Petite tasse plate de métal dans laquelle on examine le vin qu’on va goûter.
Selon le Glossaire Vineux du Dr J.-M. Eylaud, poète vigneron Bordelais.
Tastevin : Coupe sans pied, en argent ou métal argenté, cristal ou faïence parfois, qui permet de mirer et de déguster les vins, principalement en Bourgogne où est la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.
pipette
La pipette appelée aussi ( sonde à vin ou canne à vin) pour retirer par la bonde le vin d’un fût, le vigneron plonge dans le liquide un tube ( la pipette ) muni d’une anse à la partie supérieure qui se remplit selon le principe des vases communicants ( d’après les lois de Pascal sur l’équilibre des liquides ), puis il bouche avec son pouce l’extrémité extérieure, retire le tube et laisse « pisser » ( couler ) le vin dans la coupelle d’argent.
Pourquoi deux objets s’appellent tastevin : tastevin-coupelle et tastevin-pipette. Pourquoi l’un et l’autre se nomment « tastevin » ? Voici deux petits appareils à usage vinicole désignés par le même vocable mais qui sont complémentaires. Le premier sert à tirer le vin pour remplir le second et celui-ci sert à apprécier le vin, c’est-à-dire le « tâter ».

D’où viens-tu belle tasse à vin ?
« Hygie, associée au culte de son père Asclépios, comme déesse de la santé, était représentée avec en main une coupe à boire, sans anse, avec parfois un pied. Cette vieille coupe servait, dans l’antiquité, pendant les fêtes religieuses et les libations. Elles étaient en céramique et plus tard en bronze. Elles prirent de l’extension à partir du XVIIIe siècle ou on contracta l’habitude d’y faire graver son nom. Les tasses en argent se répandirent à partir du XIXe siècle. Elles comportaient une petite coupe munie d’une anse verticale ornée ou de pendeloques avec tête de serpent ou d’un serpent à deux têtes. Les tasses à déguster sont aussi désignées par les termes tastevins ou tâtevins. »
( Source : Norbert Got. Le livre de l’amateur de vins ).
minerve
  MINERVE, déesse romaine assimilée à ATHENA déesse grecque dont HYGIE serait l’arrière petite cousine. Avec succès elle fait goûter au serpent le « breuvage des dieux » dans une coupe qui serait l’ancêtre du TASTEVIN.
( Dessin : archives de l’auteur )
petitsamours
« Petits amours, marchands de vin » Fresque de la Casa des VETTII. POMPEI, 1er s. ap. JC. sans doute entre 64 et 79
Le panneau du mur est d’un noir verdâtre sur lequel les personnages se détachent en brun clair. Tout porte à croire que nous avons affaire à un objet semblable à la tasse bordelaise. ( Photo collection archive Dr J.-M. EYLAUD )
LE TASTEVIN D’ARGENT

Le tastevin d’argent qui brille devant moi
C’est pour le vigneron un symbole de foi,
Ultime souvenir d’un vieux négociant.
Il a vu, dans ses flancs, passer des vins brillants,
Vins merveilleux, orgueil de notre France
Depuis le rosé de Provence,
Qui vient du pays des cigales
Jusqu’à nos vins que rien n’égale.
Fiers bordeaux, bourgogne à mine altière,
Beaujolais malicieux qui chante dans les verres,
Vins capiteux du Roussillon,
Rendent les Catalans fripons
Lorsque la tramontagne
Leur porte dans le soir des accents de sardagne :
Le tastevin d’argent les connut un jour
Et dans sa longue nuit, il en rêve toujours.


André Mouls

« Pour boire l’eau qui sourd de la claire fontaine,
il suffit du creux de la main,
Mais pour goûter le sang des vignes souveraines,
Il faut avoir un tastevin ».


Dr. J.B. Chambat
Chancelier du Bousset d’Auvergne
tastevin
Le tastevin bourguignon
La tasse bordelaise
Ce n’est pas sans émotion, que je fais revivre les vicissitudes du tastevin, merveilleux outil argenté de ma jeunesse dans la vigne. Voici la belle devise d’un tastevin de Touraine: « JE RESJOIS LES CUEURS »

Dès mon plus jeune âge de raison avec le vin, j’ai été mis en présence de cette curieuse tasse à vin. Le souvenir le plus extraordinaire qui me reste, est celui du marchand de vin, qui, de village en propriété viticole durant les vendanges parcouraient à bicyclette les chais. Ce jour là, il se présenta au Domaine du Couderc et après quelques propos d’usage, il sortait de la poche de son gilet, enveloppé d’un chiffon, son tastevin d’argent, brillant, et patiné par l’usage du temps. A l’aide de la pipette en verre, mon oncle, préleva un peu de vin dans la barrique et lui en versa quelques gouttes dans sa tasse. Il humait le vin, le mirait tout en imprimant à son petit récipient un mouvement circulaire de gauche à droite dont je ne comprenais pas la signification, puis il goûtait par petites gorgées en émettant un susurrement mystérieux.

Après quelques gorgées dont certaines étaient recrachées dans le baquet à sciure, et sa réflexion suivant son plaisir et la qualité du vin, le vigneron avait le choix selon l’offre, de vendre. Sinon il attendait le printemps suivant. Mon admiration et mon interrogation, à la fois était grande devant l’habileté et le vocabulaire de ce marchand de vin itinérant, qui, à l’aide de cette petite tasse d’argent pouvait par ses yeux, son nez, son palais et sa langue décider d’acheter aussi vite, un vin qu’il avait si peu goûté. J’étais enfant et j’ignorais l’art de la dégustation. Plus tard, je devais en apprendre beaucoup plus sur cet utile objet d’argent. On distingue deux types de tasses à déguster : la tasse bordelaise et la tasse mâconnaise, que l’on désigne par les termes tastevins ou tâtevins.

La tasse bordelaise donne l’apparence réelle du vin, sans aucun artifice, elle n’a ni bord ni anse. C’est un tronc de cône très ouvert et uni avec un fond hémisphérique convexe. Les Bordelais croient que leur tasse à vin est le seul tastevin parce que, sans anse, il ressemble alors à une coupelle de même grandeur et de même forme que celle de l’Antiquité. On la retrouve dans la Confrérie « Les Compagnons du Loupiac ».


La tasse mâconnaise comporte des « cupulettes », des boutons, une bande de stries parallèles avec au centre « l’ampoule ». « Le tastevin est un récipient spécifiquement bourguignon » nous dit-on au Clos Vougeot. D’ailleurs la célèbre « Confrérie des Chevaliers du Tastevin » en a fait son heureux emblème officiel.

J’ai eu personnellement, l’honneur de recevoir dignement ces deux types de tastevins, lors de mémorables intronisations dans mes nombreux pèlerinages aux sources des vins de France. Il y a vraiment lieu de s’extasier devant la conception de cet outil admirablement conçu en vue de son rôle. Sa réalisation purement empirique a été l’œuvre d’obscurs artisans mais combien observateurs… Je cite avec plaisir cette phrase de René Mazenot, ancien Professeur de Sciences Naturelles, auteur de « Le tastevin à travers les siècles ».

« Comme nous sommes loin de la manière de déguster de notre enfance ! Le tastevin jamais lavé, ne quittait pas la poche du tablier de grosse toile grise. Aussi percevait-on, au fond des cuvettes et des torses un dépôt adhérant fortement.
C’était, passez-moi l’expression, un tastevin « culotté » comme le fut le « quart » de nos Poilus dans lequel certains auteurs n’hésitent pas à voir un dérivé du tastevin. »

Le marchand de vin et le tastevin
« Quelle vie est donc celle d’un homme
qui se retranche du vin »
( Eccl. XXX133 ).
Muni de cet ingénieux dispositif, comment le dégustateur œnophile, peut-il goûter son vin. La tasse étant à moitié pleine, solidement tenue, le pouce serré sur la poucette, il cherche déjà l’éclairage le plus favorable pour ses observations, puis, inclinant, par un mouvement ménagé du poignet, la tasse de gauche à droite puis de droite à gauche et vice –versa, il fait passer son vin alternativement des stries aux cupulettes, le « fardant » et le « défardant » tour à tour, ce qui lui permet, en définitive, de se faire une opinion moyenne sur l’intensité de la « robe » et sur la limpidité du liquide. Le côté cupulette (que l’on nomme aussi les boules) qui ne « farde » jamais le vin est appelé « côté acheteur » alors que le côté strie (appelé aussi les virgules) qui l’avantage toujours est le « côté vendeur ». Quand à « l’ampoule », elle a son utilité : elle réduit, par le volume qu’elle occupe dans la tasse, la quantité de vin nécessaire pour faire un examen, ce qui est intéressant lorsqu’on déguste sur échantillons réduits par exemple. Les boules et les virgules sur les côtés et le fond servent à brusquer le vin afin de voir son évolution.

Que reprochent au tastevin d’argent les partisans du verre à déguster ? D’abord qu’il est d’un entretien assez délicat, souvent terni et que de ce fait, les phénomènes de réflexion dus aux cupulettes sont parfois flous et difficiles à observer etc, etc. On reproche, encore, à la tasse de présenter le vin à l’air sur une surface trop étendue pour son volume ce qui nuit à l’olfaction des bouquets et des odeurs. L’avantage : ces tasses, plates et résistantes aux chocs, se logent facilement dans la poche sans occasionner de gêne. Actuellement, seuls les professionnels les emploient.

Voici un large extrait d’un passage du précieux livre de Monsieur Bernard Ginestet & Claude Prigent intitulé « Essai esthétique sur la présence des Confréries du vin en Pays Bordelais à la fin du IIe Millénaire ». Nous sommes heureux de publier ce texte, soutenant le point de vue de leurs auteurs. Avec l’aimable concours du Grand Maître de la « Commanderie les Compagnons du Loupiac », Monsieur Philippe SEROIN du Château Le Moyne 33410-Loupiac Gironde. Auquel, j’adresse à la veille de notre 40e anniversaire de l’ « Ordre du Mérite Œnophile » en terre Québécoise, mes savoureux et bien sincères compliments d’œnophile.
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Philippe SEROIN Grand Maître de la Commanderie les Compagnons du Loupiac, ouvrant le solennel chapitre de la fête de la fleur. (Photo offert par la commanderie de Loupiac)
« Le vin de Loupiac est un cordial délicat et tonique, qui charme le palais, réjouit l’estomac et respecte la tête. Par essence – et donc par existence. »

Jean-Paul Sartre
 
« Le passé gallo-romain de Loupiac est indéniable. Il est clair que sa magnifique situation élevée, entre Cadillac et Sainte-Croix-du-Mont, a su de tout temps et depuis l’âge des cavernes, constituer un habitat privilégié. Peut-être y avait-il des loups dans les parages, pour que le village en conservât la trace dans son nom. Peut-être aussi qu’un Lupius fut, au IIe siècle, le premier vigneron du cru. Toujours est-il qu’un écusson à tête de loup orne la cape noire, doublée et bordée de jaune d’or, des Compagnons du Loupiac. Fondée en avril 1971, cette confrérie tient ses principaux chapitres lors de la fête de la Fleur, ce qui n’est guère original en Bordelais, mais aussi pour célébrer le Vin Nouveau au mois de décembre, ce qui est beaucoup moins fréquent. Les agapes sont chaleureuses et sans affèterie. Le vin de Loupiac est un cordial délicat et tonique, qui charme le palais, réjouit l’estomac et respecte la tête. Par essence – et donc par existence, ajouterait Jean-Paul Sartre – il doit être consommé avec modération, exprimant par là qu’il n’est pas un vin de soif mais de plaisir subtil. Il est aux vins blancs secs ce qu’est le parfum à l’eau de Cologne. L’antique château du Cros domine le coteau de Loupiac et sa silhouette déchiquetée donne un aspect quelque peu fantastique au paysage. Construit au XIe siècle, vraisemblablement sur des ruines romaines, il fut plusieurs fois remanié aux XVe , XVIe et XVIIIe siècles. Non loin de là se trouvent les restes du prieuré de Saint-Romain, comportant un cellier où l’on voit les vestiges d’une grande mosaïque avec pampres. Pour les moines d’alors, la célébration quotidienne de la messe devait être un exquis moment d’extase, par la grâce du divin breuvage emplissant les burettes. L’insigne porté en sautoir par les Compagnons du Loupiac, au bout d’un cordon doré, est la tasse à vin bordelaise. Je ne manquerai pas cette belle occasion de rappeler qu’elle est l’ancêtre de tous les « tastevins » bourguignons et autres. C’est un contemporain de Rabelais qui la fit ouvrer pour la première fois par un orfèvre du quartier Saint-Pierre à Bordeaux, en 1539. Son nom véritable est l’ombilic, à cause de sa forme qui rappelle le nombril et qui permet la réflexion de la lumière à travers le vin, quel que soit l’angle d’incidence du rayon. Autre leçon d’exactitude : à Bordeaux un « tâte-vin » est la pipette en métal avec laquelle on prélève un échantillon dans une barrique. Les Compagnons du Loupiac sont les gardiens vigilants de la véritable nature des choses. »
loupiac
Voici un autre beau poème « ès vignes » écrit à la seule gloire du tastevin et de la tasse bordelaise.
VIEILLE TASSE D’ARGENT

Tasse qu’avec respect on saisit de la main
Des vieux parents, bijou qu’on transmet sans cesse,
Toi qui, sur les tonneaux, t’étales sans écrin,
Tu donnes aux gourmets ou l’espoir ou l’ivresse.
Combien de lèvres ont, sur tes bords d’argent fin
Posé d’ardents baisers, d’amoureuses caresses
En goûtant savamment l’arôme de nos vins
Mis à nu sur ton fond reflétant leur finesse.
Tu honores toujours l’œuvre de l’artisan
Qui modela ta forme et fit tes ciselures
Pour charmer le regard et pour braver les ans.
Certes le clair cristal doit envier ton destin
Quand le pouce et l’index t’élèvent pleine et pure,
Vieille tasse d’argent, O précieux tâte-vin.

Auteur Inconnu
La séduisante tasse bordelaise de loupiac. Dionysos-Bacchus enfant roi dans son berceau, l ’antique et célèbre tasse de Loupiac. Au milieu d’une joyeuse danse des feuilles de vignes dansant en sabot de vignerons.
(Illustration œuvre bachique du poète vigneron J-M Eylaud)

 
Il existe en France, aujourd’hui plus de cent confréries vineuses, dont dix-sept ont pour insigne le tastevin. Mais sans aucun doute, la tasse à vin bordelaise par ses origines demeure l’ancêtre. Que va donc devenir notre beau tastevin d’argent, si vénéré de nos ancêtres et si appréciés de nos grands-pères vignerons.
Je crois, que pour ceux plus spécialement, et ils sont nombreux, qui se groupent aux seins des nombreuses et sympathiques Confréries vineuses, cet ingénieux tastevin d’argent est et restera l’emblème folklorique de l’humaine civilisation du vin.
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Salon des vins et spiritueux de Montréal 2010

portee

Note:
tastevin

Un franc succès, 20 000 visiteurs.
La convivialité verre en main.
Notre agréable remarque.
Des sourires et des gens heureux.
Des amis du vin plus nombreux.

65 exposants, 280 vignerons, distillateurs et brasseurs des 5 continents,
2500 produits, dont 1200 exclusivités.


Des vins rares, des vins fins, des importations privées.
Une jeunesse de plus en plus apprivoisée vers le bien boire.
De nombreux coups de cœur…
Un salon qui a parlé à l’imagination et au cœur.
Un beau tour du monde de la dégustation dans la passion.
« Ce qui fait un bon vin est tout d’abord son équilibre. »
Élyse Lambert
Sommelière émérite et porte-parole du 9e Salon.
VOIR LE DIAPORAMA DU SALON 2010

Photographies
René Delbuguet © Tous droits réservés

OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Les étoiles en Beaujolais
Les étoiles en Beaujolais
Etoiles en Beaujolais
Dégustations du mois de Mai 2010: Le St-Amour de Nicole Lassagne
Partition
Attente
étoiles en Beaujolais
Bouteille
Note: tastevins
Le St-Amour 2008 de Nicole Lassagne
Cru du Beaujolais
Prix : 21.85 $ - Code : 10367906 spécialités - maintenant disponible à la SAQ.
framboise
gouteur
Autour d’un sympathique repas, dans l’Ile-des-Sœurs, à Montréal nous avons rencontré les dynamique viticultrice, Mesdames Joëlle de Lescure et Anke de Boissieu, de passage à Montréal à l’occasion du Salon des vins rendez-vous du Beaujolais 2010. 35 vignerons étaient sur place pour nous faire partager leur passion du gamay. Ces dames de la vigne, représentaient les « Étoiles en Beaujolais », le ( GIE ) groupement d’intérêt économique. Avec elles nous avons déguster entre autre 2 crus du beaujolais, un Saint-Amour et un Fleurie.
Nicole Lassagne, étoile du Saint-Amour, passe son enfance dans le Lyonnais. À l’orée du petit village de Saint-Amour, qui produit le plus septentrional des crus du beaujolais. Son domaine comporte 5, 5 hectares, plantés presque exclusivement de vieilles vignes. Elle y vinifie, ce cru Saint-Amour, le vin des amoureux, qui est voluptueux, un nez délicats, aux arômes de fruits rouges, en bouche gras puissant et bien sur le fruit du cépage gamay. Selon l’adage d’un ancien maire de la place, Louis Dailly, vigneron averti. « On peut mourir d’amour et ressusciter au saint-amour.

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De gauche à droite Mesdames Anke de Boissieu, et Joëlle de Lescure, propriétaire - récoltant chacune est l’étoile de son appellation les Étoiles en Beaujolais, M. André Dagenais de l’Agence les Vins la Rochelle.
De Lyon à Montréal ville jumelle. Le caractère aimable du beaujolais, en a fait un vin accessible à tous, un vin de soif. Sa noblesse est plutôt celle du peuple. Le secret du beaujolais : cépage et vinification, c’est aussi un mode de vinification, appelé justement vinification beaujolaise, qui consiste à laisser macérer les raisins entiers, de trois à sept jours. A l’issue de cette phase, le moût est immédiatement soutiré et mis à fermenter. Cette technique permet d’extraire la couleur et un maximum d’arômes.
Le Beaujolais est la région précieuse d’où s’écoulent les vins rouges dont l’origine remonterait aux plants de Gamay rapportés d’Orient par les Croisés. Il y a des noms véritablement magiques. Il suffit de prononcer le mot « Beaujolais » pour qu’immédiatement tous les regards des visages s’éclairent et s’épanouissent. Le beaujolais c’est le vin de jeux de boules, le vin de cocher, le vin de joie. Ces Beaujolais ont tellement de succès qu’ils n’arrivent pas à désaltérer et contenter tous les admirateurs du monde entier.

« Le Beaujolais, c’est l’éclat de rire de la table ».
( Louis Orizet )
LE BEAUJOLAIS, c’est aussi une économie et quelques repères-clé pour mieux comprendre le vignoble.
Superficie : 20 500 ha. Production annuelle moyenne : 1 000 000 hl, 5% de la production française en AOC.
Nombre d’appellations : 12.
Rendements : 52 hl / ha.
Nombre d’exploitations : 2800.
Surface moyenne d’une exploitation : 7, 3 ha.
Volumes exportés : de 40 à 45 %.
Magie du vin fruité, tendre, souple. Vins enchanteurs, qui des confins de Mâcon aux frontières Lyonnaises, entre Saône et montagnes, racontent le terroir de ce beau coin de France.
Le Beaujolais est un vin qui chante entre ces seigneurs que sont le bourgogne et le bordeaux.

Banni de la Côte d’Or en 1395, par un édit de Philippe le Hardi, duc de bourgogne qui le jugeait « vil et déloyal ». Le gamay couvre aujourd’hui 99 % du vignoble Beaujolais. C’est lorsqu’il est sur les terroirs granitiques que le gamay donne les meilleurs résultats. Nous avons, d’abord, les « Grands », les dix crus, célèbres dans le monde entier. Ce sont pour nous, des Ordres Bachiques, les neuf Muses du Beaujolais. Ah ! ces poètes beaujolais, ils se s’ont amusé à les classer ainsi :
Morgon Comédie, Côte de Brouilly Éloquence, Chenas Élégie, Moulin-à-vent Poésie Lyrique, Fleurie Musique, Saint-Amour Danse, Chiroubles Astronomie, Juliénas Tragédie, Brouilly Histoire, et Régnié le Prince.

Les appellations sont d’abord celles des dix grands crus, et s’y ajoutent l’appellation régionale « Beaujolais » et « Beaujolais supérieur « et celle de « Beaujolais-villages » « Beaujolais ne daigne, cru ne puis, villages suis. » Ce qui donne les 12 appellations.

Les Étoiles en Beaujolais, donnent à ce dernier une fantastique notoriété, lui qui avait une image un peu floue.
« Les Rendez-vous Beaujolais de Montréal » le 28 avril 2010, mené par Inter Beaujolais, nous a donné une agréable occasion de rencontrer « Les Étoiles en Beaujolais » : des femmes de défi pour un GIE de qualité.

Elles sont 12, tels les douze apôtres : 12 femmes, comme il y a 12 appellations en Beaujolais, réunies au sein d’Étoiles en Beaujolais, une association qu’elles ont créée fin 1998, elles partagent de nombreux point communs. Premier d’entre eux : elles sont toutes viticultrices et maîtrisent le lent travail d’élaboration du vin. Elles embouteillent au domaine et commercialisent leurs vins. Chacune est l’étoile de son appellation : Beaujolais, Beaujolais Villages et les 10 crus du Beaujolais.
femmes du Beaujolais
Voici les brillantes 12 étoiles en Beaujolais, une constellation de femmes passionnées par leur vin et oeuvrant dans cette région paradisiaque de France.
« Le vin naît du ciel et de la terre…
et de l’amour qu’on lui porte. »
« Enivrez-vous ! De vin, de poésie ou de vertu, mais enivrez-vous ! » disait le poète. Les gens du Beaujolais et ces gentes dames ont certainement digéré la leçon. Œnologue et écrivain distingué, le confrère Louis Orizet note dans Mon Beaujolais
( aux éditions de la Grisière ) : « Il n’y a pas de diable en Beaujolais et le visage du vigneron ne sait refléter que la joie et la bonté. »

« Il est des paysages qu’on voudrait serrer sur son cœur. Le Beaujolais est de ceux-là. » ( Léon Foillard ). On tombe facilement en amour dans ses paysages, le coup de foudre ne s’explique pas. Le Beaujolais nouveau, qui, nous fut grandement médiatisé failli nous faire perdre la trace d’un autre Beaujolais, plus éternel. Il faut éviter que Beaujolais serve à boire à la terre entière. Les crus aiment se retrouver entre eux. Certes, puisqu’on aime le fruit de ce vin, nous irons en pèlerinage heureux de redécouvrir le circuit des Étoiles en Beaujolais et reniflé l’âme de ce Gamay loyal, afin qu’il retrouve son véritable fruit.

« Mémoire d’œnophile »
Je médite encore sur le souvenir heureux de mon beau séjour en Beaujolais, alors invité d’honneur au titre de Grand Chancelier de l’Ordre du Mérite Œnophile, par l’éminent feu Gérard Canard. A la grande cérémonie du cuvage de Lacenas, je me rappellerai toujours de ce fameux cri d’allégresse en sa compagnie « Vuidons les tonneaux ! » » tout semblable aux tonitruants « A boire, A Boire ! » hurlés par Gargantua à son arrivée en ce monde.
gérard canard
Si quelqu’un incarne aujourd’hui totalement le Beaujolais, c’est bien Gérard Canard. Également mon parrain des Compagnons du Beaujolais. Il en fut le défenseur obstiné, le chantre et l’imprésario. Il en connaissait toutes les pierres dorées, tous les ceps et toutes les trognes. On entend me disait-il, «Volontiers dire que ce sont les Romains qui ont introduit la vigne en Gaule. On irait jusqu’à boire à la santé de ces balourds qui mettaient de l’eau chaude dans le vin de leurs orgies et du vinaigre dans l’ordinaire de leurs légionnaires. On devrait se souvenir, que ce sont nos ancêtres qui ont fait découvrir aux colons de César l’usage du tonneau. Ils savaient donc depuis fort longtemps ce qu’il convenait de mettre dedans. »

Comme l’indique Louis Orizet, parlant d’une belle figure de vigneron du beaujolais, le père Collonges, qui, dans un sourire de satisfaction, humant et contemplant le rubis de quelques villages dans les reflets du tastevin, disait, approchant la tasse d’argent de ses lèvres : « C’est là que je voudrais laisser mon nez en pension jusqu’à la fin de mes jours. »

Finalement c’est sans doute Gabriel Chevalier, l’auteur de Clochemerle, qui a le mieux approché le « secret beaujolais » : Les gens de cette contrée font régner la concorde et la joie parce que le beaujolais est un sacré vin qui ne fait jamais mal. « Plus on en boit plus on trouve sa femme gentille, ses amis fidèles, l’avenir encourageant et l’humanité supportable. »

Il est vrai que le Beaujolais tout court, tout simple, dont le vignoble s’épanouit par la voie des pierres dorées entre le val romantique de l’Azergues et la vallée de la paisible Saône ; ce vin bon enfant, fruité et frais, que les anciens qualifiaient, de la jolie expression de « fils de l’amour » demeure la boisson familière qui se boit frais, mais non glacé.

Les Beaujolais-Villages constituent une belle chaîne de communes qui jalonnent les grands crus.
Je tiens à souligner le succès de ce charmant Salon « Les rendez-vous Beaujolais Montréal 2010.
1258
Mais la beauté de cette région et le bonheur de ce fruit ont donné naissance à 12 Étoiles en
Beaujolais, donc laissons-nous guider par ces étoiles annonciatrice des bons crus. Car elles sont dans les aristocrates de la famille Beaujolaise.

De gauche à droite : Raymond Côté, ambassadeur du vignoble Beaujolais au Québec ; Anthony Collet, responsable du marketing et communications Inter Beaujolais, François Pellerin, chef cuisinier et Alain Bélanger.  
Région Beaujolais
 
Région 1Région2

OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
 
Le collège des maîtres œnophiles
Le collège des maîtres œnophiles
evian
REMERCIEMENTS…

Dans l’exploration de mes stages œnophiles et œnologiques, il y a plusieurs décennies, je mesure le prix de tant d’entretiens que m’ont courtoisement accordés, les Maîtres titulaires des chaires œnologiques et gastronomiques des régions viti-vinicole françaises ..

J’ai donc rassemblé mes notes de ces cours-conférences pour la pédagogie de notre Collège, dont l’ordre du Mérite Œnophile est le porte-parole. Ainsi, dans ma passion j’y retrouverai les riches étapes successives de mes recherches et y lirai des noms célèbres et inséparables du souvenir au service de la civilisation du vin :
Professeur Georges PORTMANN, Membre de l’Académie de Médecine, Président du comité médical international pour l’étude scientifique du raisin et du vin et de la société des « Médecins amis des vins de France ». Docteur Jean-Max EYLAUD Président fondateur de l’Académie Montesquieu, Membre de l’Académie du Vin de Bordeaux, Secrétaire général des médecins amisdes vins de France, Madame GRANDAZZI du laboratoire au Collège d’Enseignement Technique des vins et spiritueux à l ’Académie de Paris, Professeur Roger DION du Collège de France, Pierre GALET Ingénieur Agricole Docteur es-Sciences  E.N.S.A. de Montpellier, André DELPÉRIER et Pierre DULOU du C.I.V.R.B. de Bergerac, RIBÉREAU-GAYON de l’Institut d’œnologie de Bordeaux, Max LÉGLISE de la station œnologique de Bourgogne à Beaune Jacques PUISAIS du laboratoire de recherche d’Indre-et-Loire, Pierre ANDROUËT, le Pape des fromages de France, Gilbert BARREYRE vigneron Périgourdin, oncle de Jean Claude DENOGENS.

A ces Maîtres amoureux de leur art, qui m’ont instruit de leurs sciences vineuses et gastronomiques, j ’adresse l’expression de ma sincère gratitude. 
          

Que nos partenaires veuillent bien trouver ici l’expression de nos plus vifs remerciements pour la confiance qu’ils nous ont accordée et par qui nos actions et réalisations, qu’elles soient techniques, économiques ou promotionnelles, ont pu se concrétiser au Québec. Pour leur aide, soutien et partenariat, nos remerciements vont plus particulièrement à :

L’association des médecins amis des vins de France.

Le docteur Samuel LETENDRE Grand Maître (1972- 1979 )

L’abbé Bertrand POMERLEAU Grand Échanson

Le « Centre Immaculée-Conception » du « Père Sablon ».

VAN DE WATER-RAYMOND LTÉE/ LTD pour l’eau ÉVIAN.

Jehan-Hélie DUMARCHAT éditeur du Glossaire Vineux du
Docteur Eylaud.

Le C.I.V.R.B. de Bergerac.

Jean Claude Denogens Président fondateur

L'eau est universelle
Programme analytique du Collège des maîtres œnophiles
Les trois mousquetaires de l'œnophilie au Québec
Nous avions pris soin de constituer un « Collège des Maîtres-Œnophiles », nous étions trois administrateurs dévoués et déterminés à dispenser notre méthode pédagogique auprès des  auditeurs futurs œnophiles.
Notre « charte incorporée en vertu de la 3e partie des compagnies » au Québec, prévoyait la création de sa propre école itinérante d’initiation aux vins. Ce fut une première action académique de notre Confrérie vineuse.
Notre mission a été de faire connaître les grands principes de l’œnophilie et les domaines connexes comme la diététique, la gastronomie, le vin et la santé etc.

A la fois distrayants et éducatifs, ces cours avait fait l’objet de recherches pédagogiques échelonnées  sur des années d’expériences, de voyages et de stages dans les stations œnologiques françaises très réputées.
Les animateurs ont été dans l’ordre : Jean Claude Denogens Fondateur et Grand Chancelier des Œnophiles, l’auteur de ces lignes, feu, le docteur Samuel Letendre, président fondateur des Médecins canadiens amis du vin de France et Grand Maître des Œnophiles, feu Bertrand Pomerleau, prêtre, président des Gueux du Croûton  et Grand Prieur  des Œnophiles.

Grâce au leadership du Père de la Sablonnière, et du charisme de l’abbé Bertrand Pomerleau, nous avions accès à de nombreux centre de loisirs au quatre coins du Québec.
Ainsi, nous avons pu poursuivre inlassablement nos tournées conférences sur le savoir-boire. Je dois donc dire merci au « Père Sablon » du « Centre Immaculée-Conception ». Au cours de toutes ces années j’ai toujours eu des contacts des plus enrichissants et qui me l’ont si bien rendu.
L'eau est universelle
Avec l’aimable courtoisie de la Société des Eaux Minérales d’Evian.
L'eau
source
L’eau est universelle
On doit parler de ce liquide ici parce que :  
                           
1- C’est lui qui compose la plus grande partie du vin par son origine naturelle ;
2- Il peut et doit servir, entre deux espèces de vins ou de mets, à mettre mieux en état de grâce les diverses papilles de la bouche et permettre une meilleure réceptivité gastronomique au goût ;
3- Le vin stérilise l’eau qui risque d’être polluée par des microbes ou bacilles ;
4- Parce qu’elle ne doit être jamais mélangée au vin quand on le veut déguster vraiment.

Enfin : On dit qu’elle guérit la soif, faut-il qu’elle soit bête !
( Lucien Boyer ).

Docteur J.-M. Eylaud
Pour boire l’eau qui sourd de la claire Fontaine,
Il suffit du creux de la main,
Mais pour goûter le sang des vignes souveraines,
Il faut avoir un tastevin.

                                                 Dr J-B Chambat
Avec mon ABC guide-âne de l’œnophile en poche, j’avais avec l’aide de mes deux compagnons Samuel Letendre et Bertrand Pomerleau mis en place une méthode pédagogique de la dégustation  inspiré des stages où j’avais étudié, principalement celle du C.I.V.R.B. de Bergerac une sérieuse méthode pour nos futurs auditeurs, à la fois souple et imagée.  C’est ainsi qu’est né le Collège des Maîtres-Œnophiles, dont le siège social à toujours été situé à Verdun  Province du Québec .
L'eau et le vin
Bien que les œnophiles répugnent au sirop de grenouille et au Château-la-Pompe, il est de tradition que ces mêmes œnophiles ont toujours besoin de l’eau dans le rite de la dégustation. Dès l’Antiquité, l’opposition des buveurs d’eau et des buveurs de vin a été un lieu commun, que le Christianisme a renouvelé par la référence au noces de Cana :

cana

vineau

Le Miracle aux noces de Cana
 
L’eau pour les bêtes, le vin pour l’humain
L’eau, produit de nature, est faite pour les bêtes. Seul l’eau bénite de cave, comme Rabelais nomme le vin, peut hydrater le soiffard. Durant mes précieux stages, je me suis appliqué à consigner, méthodiquement, une série d’observation typiques sur des particularités de la vie francaise, riche en mystérieux secrets. J’avais découvert que le savoir-boire français mérite d’être classé parmi les Beaux-Arts.
Dans le savoir-boire, le verre à eau à droit à l’existence ; pensons aux femmes qui peuvent s’effrayer d’une trop grande succession de vins. Une gorgée d’eau fraîche est désirable. Les hommes, et les dégustateurs en général ont besoin de purifier leur palais et de ramener la sensibilité de leurs muqueuses à zéro, pour passer d’un bourgogne à un bordeaux. Quelques gouttes d’eau s’en chargeront.
Pour ne pas boire « idiot », il n’y a pas d’hésitation à avoir. Les eaux minérales équilibrent le corps et sont les amies du palais. A table, elles sont les complices du vin. L’eau est  la compagne idéale du goût. Elle lave les papilles notamment. L’eau n’a pas seulement un goût, elle a aussi une mélodie, une texture et un parfum qui lui sont propres et qui nous font éprouver de nombreuses sensations, à l’instar du vin.

evian

evianpub

La cure à Evian les bains
 
L'eau Evian en verre et en PVC

Les goûts de l’eau
Arrière-goût : saveur de l’eau ressentie par les papilles après sa dégustation. On parle soit d’amertume, quand ce goût est amer, soit d’astringence, pour définir un long effet tactile sur les muqueuses. Arôme olfactif : senteur variant selon la température de l’eau. Flaveur : addition des saveurs et des arômes d’une eau.

Ses aspects

Brillant: eau très lumineuse. Fluide : eau qui ne laisse aucune trace visible sur le verre.

Ses musiques

Crépitement : son émis par l’éclatement des bulles à l’intérieur du verre.
Pétillement : faible son provoqué par l’éclatement des bulles.

Eau minérale et eau de source : quelle est la différence ?
La législation européenne distingue trois types d’eau embouteillée : l’eau minérale naturelle, l’eau de source et les eaux de boisson.
L’eau minérale naturelle provient d’une nappe ou d’un gisement souterrain. Elle se distingue par sa pureté originelle et par sa teneur en minéraux, oligo-éléments ou autres constituants dont la composition est toujours constante. Elle ne peut subir aucun traitement susceptible de modifier sa composition. Elle est embouteillée obligatoirement à la source. L’eau minérale naturelle est la seule à pouvoir bénéficier de la reconnaissance de propriétés « favorables à la santé ».

Quand l’eau de source naturelle Evian donne un coup de pouce aux œnophiles du Québec.

L’eau de source naturelle Evian a une longue tradition de commandite, nous avions bénéficié d’une eau de prestige, nous étions trois animateurs vraiment enthousiastes à l’idée qu’un tel produit de France relève du sacré pour accompagner dans les tournées-conférences, nos divins vins de France. A la seule évocation du nom Evian, surgissaient partout des images et des références qui claironnait   l’identité de la marque : l’eau des bébés, les Alpes, la nature et la pureté. Les racines de sa  longévité et l’eau des sportifs, devenus avec nous l’eau des œnophiles.

Evian, provient du mot celte Evua, ou Ew qui signifie eau. Dans Evian, il y a Eve, vie et via. Mer et mère, elle est source de vie, moyen de purification et centre de régénérescence, les trois  thèmes dominants de l’univers  symbolique de l’eau. Avec la terre, l’air et le feu, l’eau est un des quatre éléments.

 
L’eau de source  naturelle l’alliée fidèle des
gastronomes et œnophiles
Publicité des «BÉBÉ EVIAN» un carton sur l'internet !!
Evian           

Exploitant : Danone                                                        
Commercialisation : 1829                                                                                       
Slogan : Vivons jeune
Ville : Évian-les-Bains
France
Type : Eau minérale
Evian est une marque d’eau minérale appartenant au groupe agroalimentaire français Danone, division « Eaux ». Elle est exploitée par la SAEME ( Société anonyme des eaux minérales d’Evian ), filiale de Danone.

L’eau Evian
est la plus vendue en France, Royaume Uni, Belgique, Suisse, mais également l’eau importée la plus vendue aux Etats-Unis. L’eau Evian est également transportée par bateau jusqu’au Canada.

Les eaux minérales, ça coule de source :
La France est le premier producteur mondial d’eau en bouteille et les français détiennent le record mondial de consommation : 85 litres par personne et par an.
Cette eau de santé et de plaisir pour son bon goût, nous l’avons adoptée, en effet chaque auditeurs déguste l’eau Evian qui servait à rincer son verre après chacune des 3 phases de la dégustation du vin : blanc, rosé et rouge.

En 1971, nous bénéficions des images publicitaires « Buvez Evian à tout âge » « L’eau qui rince les reins »  « Source de longévité » « Voilà la vie, voilà evian, evian la pure »
Les années 80 sont celles où la qualité prime désormais la quantité. Pour l’alimentation, les revendications portent sur la qualité diététique et organoleptique. L’équilibre devient le maître mot et la vie saine, le salut.

En novembre 1994, l’agence Euro RSCGBTC & A lance le nouveau slogan : « L’eau que vous buvez est aussi importante que l’air que vous respirez ». Auprès de nos membres œnophiles nous avions ajoutés « L’eau Evian que vous buvez est aussi importante que les vins que nous conseillons de déguster ».

LE GOUT DE L’EAU
Professeur M. LAMARCHE
Service d’Hydrologie Thérapeutique et Pharmacologie
Faculté de Médecine de Nancy

Durant l’année 1977,  le Service d’hydrologie thérapeutique et climatique de la Faculté de médecine de Nancy a conduit un travail d’ensemble sur les caractères organoleptiques des eaux minérales. Dans ce cadre, une étude particulière a été consacrée à l’eau d’Evian ( source Cachat ).

Il a été impossible de déceler les différences de goût entre l’eau d’Evian en conditionnement verre et en conditionnement plastique. On a toujours reconnu Evian de l’eau d’adduction que celle-ci soit ozonée ou chlorée, quelle que soit la température du test. Cette recherche permet aussi de mesurer l’objectivité des réticences exprimées par certains consommateurs à l’encontre du conditionnement plastique. Malgré l’importance prise par les bouteilles plastique dans les ventes ( 90%  des ventes d’Evian s’effectue en bouteilles plastique et 10% en verre ), on entend encore parfois affirmer que le plastique « donne un goût à l’eau ». Cette affirmation nourrit les doutes concernant l’innocuité de ce matériau.

Conclusion :
Le conditionnement verre ou plastique de l’eau minérale d’Evian ( source Cachat ) ne semble pas influer sur les caractères organoleptiques de l’eau.

Et je fais l'eau
avec ma voix,
Telle l'eau
qui est l'eau pure
Et parce qu'elle nourrit
toutes choses,
Toutes choses,
Se peignent en elle.


                                                 Paul Claudel

source

PREFACE ( Extrait de Jean Cottet, Membre de l’Académie Nationale de Médecine )

L’eau est universelle.
Sans eau, le désert, total. L’eau est symbole de pureté, de naissance, de régénération. L’eau est symbole de pureté dans toutes les religions, du baptême de Jésus sur les rives du Jourdain ( baptismos signifie en grec : immersion ), après que le Baghavad Gita ait parlé de l’eau de l’immortalité, jusqu’aux ablutions islamiques avant de pénétrer dans la mosquée. Inversement, le manque d’eau engendre dans la religion l’idée de soif punitive. « La soif est l’un des maux dont seront frappés les Israélites infidèles » ( Deut.).
L’eau est élément de poésie, sans cesse chantée. « L’eau et les rêves » est le titre d’un beau livre de G. Bachelard. Citons l’exquise anthologie de « L’eau en Poésie » récemment publiée par Colline Poivrée.
Que serait la peinture de paysages sans eau : rivières, lacs, mers calmes ou furieuses sont là. L’amateur d’art préfère l’eau calme apaisante pour orner sa maison.

L’eau universelle.
Pas de vie biologique sans eau. Notre corps est un courant de ruisseaux : 70% de notre poids est de l’eau ; les légumes et plantes en contiennent de 80 à 90%. Quand nous perdons 10% de notre eau, de graves symptômes apparaissent ; une perte entraînant 20% engendre la mort, atroce, par la soif, mort que nous avons longuement analysée dans notre livre sur « La soif » ( coll. Que Sais-je ? ).
L’eau abonde sur la terre et a paru une richesse inépuisable dans nos régions tempérées.72% de la surface terrestre est recouverte par la mer. La glace des pôles représenterait 30 millions km3 . Mais il n’y aurait à notre disposition, annuelle, que 100 000 km3 représentés par l’eau de pluie arrosant les continents ( Ivan Chéret ).
Va-t-on manquer d’eau, comme certains l’écrivent ? Non. L’eau est éternelle. Le monde possède un « capital eau », immuable. La même eau circule indéfiniment, pratiquement indestructible ; notre eau de chaque jour va à la rivière et à la mer et tombera à nouveau du ciel. « La pluie plus douce que des troupeaux ocres, l’eau plus blanches sur ses épaules que le malheur » ( Georges Schéadé ).

Le mot consommer a pris au XVIe siècle le sens de détruire alors qu’éthymologiquement, il signifie faire la somme.
Le charbon, le pétrole, l’oxygène sont détruits par notre usage, l’eau non. Elle est toujours la même. L’eau que nous avalons aujourd’hui a peut-être été bue par Moïse ou par César, certainement par quelqu’homme ou quelqu’animal, et plusieurs fois.
Mais actuellement, nous utilisons et donc polluons tant d’eau que la nature n’a plus le temps de la purifier. « Pourrons-nous apaiser la soif des grandes villes ? » ( Edouard Bonnefous ). Aussi, et cela surtout depuis la loi de l’Eau ( 1964 – Maurice Lalloy ), de très nombreux organismes officiels ont été créés et il existe un Secrétariat permanent pour l’Etude du Problème d’eau ; citons les Agences, si importantes, de Bassin, l’Association française pour la protection des eaux.
Remercions les initiateurs de ce livre ; ils ont eu la volonté d’aborder ensemble un sujet grave et primordial. Félicitons-les du choix des auteurs. Grâce à eux, nous apprenons de façon agréable, les principales qualités de l’eau : son voyage dans la terre la rendant pure et salubre ; son voyage dans notre organisme, nous permettant de garder un équilibre biologique vital ;son rôle curatif dans de nombreuses maladies ; nous apprenons aussi les mécanismes de la soif, essentiels au maintien de notre vie, puisque l’adipsie, maladie très rare caractérisée par l’absence de soif, peut entraîner la mort ; nous apprenons aussi la qualité parfaite du travail minutieux que s’impose quotidiennement une grande société pour nous donner la garantie d’une eau constamment pure… et agréable à boire.

OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Le mondial de pétanque Ricard 2011 de Longueuil
Le mondial de la pétanque Ricard 2011 à Longueuil
Le mondial Ricard La Marseillaise à pétanque Longueuil 2011
« Le pastis est un breuvage inventé par des êtres
de soleil pour vaincre leur ennemie héréditaire :
La soif  » ( Marcel Jullian )
partie de pétanque

En bon médecin, Rabelais a dit :

« Il n’y a point de rhumatisme et d’autres maux semblables que l’on ne puisse prévenir par ce jeu : il est propre à tous âges, depuis la plus tendre enfance jusqu’à la vieillesse ».

Souvenir de la Java « une partie de pétanque »
chanté par DARCELYS.
Paroles : André Montagnard
Musique : André Montagnard, Léo Nègre, 1941.

Refrain:

« Une partie de pétanque
Ça fait plaisir
La boule part et se plante
Comme à loisir
Tu la vises et tu la manques                                               
Change ton tir !
Une partie de pétanque
Ça fait plaisir ! »

   
 
Petite histoire de la pétanque
La pétanque ( de l’occitan ped : pieds, et tancar : fermer ) est un jeu de boules dérivé du jeu provençal . C’est le huitième sport en France. C’est aussi un sport principalement masculin ( 14 % des licenciés sont des femmes en France ). Néanmoins, c’est l’un des rares sports où des compétitions mixtes sont organisées.

Son principe est simple et dans le dictionnaire on trouve cette définition : « Jeu de boules originaire du midi de la France, dans lequel le but est une boule plus petite en bois, dite cochonnet, et qui se joue sur le terrain non préparé ».
Le principe du jeu : « approche au plus prés du but », fut souvent utilisé, par les anciens avec diverses variantes et de multiples matériaux.

L’histoire des jeux de boules remonterait aux calendes grecques. Introduit lors de la conquête des Gaules, ce jeu trouvera à Massalia puis, dans toute la France des adeptes assidus.

La Pétanque est née officiellement en juin 1910 à La Ciotat, au jeu de boules « Béraud ».
Par contraction, le provençal « ped tanca » ( pieds joints ) donnera le nom de « pétanque ».

Voilà la vérité !... Et il existe encore à la Ciotat de nombreux descendants de ceux qui furent témoins de la scène pour attester de cette genèse miraculeuse !...

Jusqu’en 1949, l’acier doux durci superficiellement par un cément va être utilisé et en 1955 un fabricant de serrures : Frédéric Bayet et son ami Antoine Dupuy créent la célèbre société « OBUT ® » de boules en acier « intégral ».

Dans les années 1960, la marque a ainsi eu pour ambassadeurs les stars qui pratiquaient la pétanque à Saint-Tropez comme Eddie Barclay, Claude François ou encore Henri Salvador. C’est ainsi, qu’héritière d’un passé riche et tumultueux, portée par une tradition opiniâtre, notre amie la pétanque va faire le tour du monde.

Le cochonnet et la boule
Jadis une partie de Pétanque à La Ciotat
La pétanque au Québec

C’est en 1955 que les premières boules de pétanques ont roulé en public, à l’initiative simultanée du célèbre Jean Rafa à Montréal chanteur (de son vrai nom Jean Raphaël Febbrari ) et de Jean Fuschino à Québec.
Une Fédération naissait sous le nom de Fédération Canadienne Bouliste inc. En 1978, le 4 octobre 1978, la Fédération obtenait une charte d’incorporation fédérale sous le nom de « Fédération Canadienne de Pétanque inc. »

Actuellement, la « Fédération de Pétanque du Québec inc », est une fédération sportive reconnue par le gouvernement du Québec. Elle est constituée en corporation sans but lucratif, (F.P.Q. )
Selon Vivien Virgili, porte-parole de la Fédération de Pétanque du Québec, les dix meilleurs tireurs canadiens se préparent à battre un record du monde de pétanque le 6 août prochain, a Longueuil, lors du « MONDIAL RICARD LA MARSEILLAISE A PÉTANQUE  » les 5-6-7 août 2011 rue Saint-Charles.

« Nous sommes près de 3000 à être inscrits au Québec, mais en termes de pratiquants on peut facilement multiplier ce nombre par trois ou quatre », déclare M. Virgili. Au parc Lafontaine, considéré comme un haut lieu de la pétanque il y a un engouement, c’est un loisir qui  prend beaucoup d’ampleur. Le vendredi soir il peut y avoir près de 200 personnes. « Nous aimerions atteindre les 500 inscriptions d’ici trois ans », confie Vivien Virgili. Rappelons que les 10 meilleurs tireurs canadiens, dont la plupart sont québécois, tenteront de battre le record du monde de tir de 1000 boules en une heure.

Le rôle social et philosophique de la pétanque.
1) C’est le seul sport où jeunes, « vieux » et féminines peuvent se mesurer et s’apprécier à égalité de chances. Il transcende les générations et les sexes.

2) Il ne connaît pas les classes sociales. Sur un terrain, il n’y a ni PDG ni ouvrier, mais des joueurs de boules et des amis. Il n’y a pas non plus d’exclusion car le coût de la licence et du matériel nécessaire est très faible.

3) Le local du club est un lieu de rencontre et d’échanges. Il permet aux retraités de se retrouver et de pratiquer une activité physique en toute convivialité et en toutes saisons.

4) Il est l’héritier d’une longue tradition des jeux de boules en France et fait partie de notre culture commune bien qu’il soit en forte progression au niveau international, Son vocabulaire, souvent imagé, ignore les anglicismes et autres barbarismes.

5) La Pétanque est maintenant reconnue pour ses apports au développement physique et intellectuel des enfants.

6 ) C’est un sport d’adresse et de réflexion où la force physique n’entre que très peu en ligne de compte. 

7 ) C’est aussi un sport collectif où l’on apprend très vite que l’on ne gagne pas tout seul mais uniquement si l’on forme une équipe soudée et solidaire avec ses partenaires.

8) Il peut être pratiqué comme sport d’éveil dans les écoles.

9) Créer une section « pétanque » est un moyen simple d’augmenter le nombre de ses licenciés.

10) La future section doit  être ensuite affiliée à la  ( F.P.Q.) Fédération de Pétanque du Québec.

( Source : Musée CIOTADEN )
Au Québec comme sous le soleil de Provence.

Le 4ieme Mondial Ricard-la Marseillaise à pétanque Longueuil 2011 a eu lieu les 5, 6 et 7 août, dans le centre du charmant Vieux-Longueuil rue Saint-Charles, sous un temps idéal chaud et un monde enthousiaste. Le coup d’envoi a été donné le 5 août à 14h par le concours de pétanque des Médias, célébrités et restaurateurs, auquel nous avons participé coiffé de jolis chapeaux en  nous rafraîchissant de pastis Ricard et de l’apéritif Lillet.  Avec  plus de 250 joueurs, les organisateurs sont heureux de dire nous avons atteint un franc succès.

L’équipe de boulistes, mesure la précision et le résultat du tir, le plus près du cochonnet.
( Photo Médias René Delbuguet )
De gauche à droite : Eugène Fenoull, comité organisateur, responsable du tournoi VIP, l’équipe gagnante Remax avec Pierre Tremblay, Michel Targiroff et Sadok Balti, Charles Salvas, ambassadeur Ricard pour le Canada, Diane Trudel, animatrice et productrice au 103, 3FM, Bernard Aurouze, président du tournoi, et l’équipe des finalistes du magazine Vins et Vignobles, Michel Lussier, Serge Floch et Guénaël Revel.
( Photo Médias René Delbuguet )
C’est l’équipe de Yannick Lauhlé qui a défendu son titre avec succès. D’une précision incroyable, Lauhlé et ses deux coéquipiers Redouane Hammouchanne et Thomas Pouplot l’on emporté par la marque de 13 à 0 en grande finale. Très heureux de cette fin de semaine, Charles Salvas, ambassadeur de la marque Ricard et organisateur du tournoi était fier de confirmer le retour du Mondial à Longueuil jusqu’en 2013. Chapeau, Ricard !
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Poèmes du Docteur Eylaud: la colère des raisins
La colère des raisins
Amis depuis des millénaires,
protégés des eaux par Noé,
nous fûmes des fruits exemplaires,
le pain de Bacchus-Evohé !
Ce Dieu nous a dû son courage,
Apollon, son frère, a chanté,
en vers lyriques le breuvage,
de notre pur jus fermenté.
Aux Bacchanales, les Bacchantes,
nous mettaient mûrs dans leurs cheveux.
afin d’être plus provocantes,
et valoir les baisers des Dieux.
A la Cène , Christ en personne,
a fait la source de son sang,
de nous raisins quand, à l’automne,
Surgit Le « rouge » éblouissant.
Dans les pierres des cathédrales,
romanes et gothiques, ou
dans tes bois sculptés des stalles,
nos grappes chantent leur glouglou.
Que ce soit en guerres, croisades,
tes soldats ont trouvé vigueur,
dans chères fraîches régalades,
ou cherchait force le vainqueur.
Sur les murs de tous les musées,
les peintres, dans les cabarets,
ont peint des trognes amusées,
franches, heureuses, sans secrets.

 

 

la vendangeuse
Et nous pourrions longtemps encore,
dire nos gloires, nos bienfaits ;
ce que nous doivent Terpsichore,
et des cordes, sous des archets.
Qu’avons-nous fait de regrettable,
ou monstrueux, et dans quel temps,
pour que l’on juge méprisable,
notre concours en ces instants ?
Toujours paisibles, dans les vignes,
soumis, subissant notre sort,
nous avons su demeurer dignes,
de notre habituelle mort.
Mais a présent, c’est la colère,
qui monte chez nous, les raisins,
et notre tristesse est amère,
de nous voir traiter d’assassins.
Quels Dieux reviendront pour nous dire,
les sûrs moyens qu’ils faut trouver,
afin que s’apaise notre ire,
vengeresse et pour nous sauver ?
Il n’est que temps peut-être encore,
pour que survivent les sarments,
non point porteurs de mandragore,
mais de vrais et sains aliments.
Vendangeurs de la France entière
Réclamez que la Vérité
Reparaisse en pleine lumière,
de Foi, d’Amour, de Charité.
 
Danse vinicole
 
Le maître de chais
Docteur J.M. Eylaud
Secrétaire général des médecins amis des vins de France.
Membre de l’Académie du Vin de Bordeaux
Prince de l’Ordre du Mérite Œnophile
(Bordeaux Juillet 1975 )
   
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Poèmes du Docteur Eylaud: la marche des vendangeurs
La marche des vendangeurs

1

Depuis la taille de l’hiver,

Craignant la gelée et la grêle,

Puis mildiou, black rot ou ver,

Au devoir nous fumes fidèles…

Ramassons, maintenant le fruit,

De notre travail de l’année :

Des brumes tombée, à la nuit

Si courte sera la journée !

Refrain

Voici le temps garçon, fillette,

Vous aussi, parents et voisins,

D’aller joyeux, faire cueillette,

Dans les vignes, des beaux raisins,

Remplissons le panier, la hotte,

Pour que, le soir,

Dans le pressoir,

Le vin nouveau nous ravigote !

2

Couleur d’Or pur ou sang vermeil,

Quelle est belle la grappe mûre

Sous les caresses du Soleil !

Merci, Bacchus, Merci Nature,

Si vient, bien à point le « pourri »

Qui rendra chaude la vendange,

Et fera le vin plus chéri,

En trinquant, gais, à sa louange !

3

Refrain

Marchons, le sécateur en main

Et nos chansons plein la colline !

Jamais trop dur est le chemin

Quand coule la liqueur divine !

Allons vaillants, Ô vendangeurs

A l’assaut des ceps et des grappes !

Demain, nous aurons dans nos cœurs,

Les plaisirs de riches agapes !

 

Sécateur

4

Refrain

Si, parfois, les sarments, ingrats,

Te donnent que maigre récolte,

N’abandonnons pas les combats !

Ne cédons pas… à la révolte !

Courage, frères vignerons !

Taillez et sulfatez quand même !

Car d’autres Octobres viendront

Heureux par la vigne qu’on aime.

 

  Docteur Jean-Max Eylaud
Poète vigneron Bordelais
Prince de l’Ordre du Mérite Œnophile
(Bordeaux 11 mai 1976)
   
Porte hotte
 
Matériels
Docteur J.M. Eylaud
Secrétaire général des médecins
amis des vins de France.
Membre de l’Académie du Vin de Bordeaux
Prince de l’Ordre du Mérite Œnophile
(Bordeaux Juillet 1975 )
   
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
 
Le Portugais
 
Pommyers
 
Cantenac
 
Evian