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"Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin". Docteur TANT
Autres chroniques savoureuses de Jean Claude Denogens
   
La confrérie Saint-Étienne d'Alsace
 

Lorsqu’on évoque les mots Confréries ou Ordres on entrevoit un monde mystérieux laissant penser à un groupement de personnes repliées en vase clos. Il n’en est rien heureusement. De nombreuses confréries vineuses existaient déjà au Moyen Age et bien avant.
Leur but était surtout l’entraide confraternelle, mais certaines veillaient déjà à la qualité et à l’honnêteté du vin. Les Confréries vineuses veulent jeter un sourire sur nos angoisses inavouées. Si elles s’inspirent de témoignages du temps révolus, c’est pour ne pas laisser se rompre tout à fait le lien qui nous unit au passé. Elles se veulent moralisatrices, humaines et philosophes. Les Confréries vineuses de France par leur joie de boire et par leur nom même, évoquent la tradition des banquets bien arrosés des Grecs et des Romains. Elles s’interdisent formellement toutes discussions politiques ou religieuses et n’ont aucun but lucratif. Les confréries ont pour but d’assurer la promotion des villes, villages et régions vitivinicole-gastronomiques en les faisant mieux connaître. Elles sont aussi, une véritable page de l’histoire de France. Bon sens, intelligence, courtoisie sont les facteurs permanents entre tous les intronisés. Leurs manifestations se déroulent selon un schéma bien établi : chapitres, intronisations, banquets généreusement arrosés des crus locaux et divertissement folkloriques.
Le rôle de ces nombreuses confréries est indéniable : elles ont appris au public français et étranger à mieux connaître et apprécier les vins de France.

En 1971, au 119, rue Frère résidence du Docteur Jean-Max Eylaud à Bordeaux Gironde, la fondation de l’
«Ordre du Mérite Œnophile», né de l’idée de l’Association des Médecins Français Amis du Vin, avait pour but de regrouper tous les professionnels amateurs de vin n’exerçant pas la profession médicale. Cet Ordre a permis d’organiser neuf tournées vinicoles gastronomiques couronnées de succès, grâce à la collaboration de deux Québécois, feu l’abbé Bertrand Pomerleau et feu le docteur Samuel Letendre. Ma profession de journaliste maître-œnophile m’a fait bénéficier de l’accueil privilégié dans un grand nombre de ces confréries.

L’honneur et la joie, d’avoir été intronisé dans le monde passionnant de ces importantes confréries bachiques,
(dont beaucoup sont rattachées à l’Histoire de France) représentent quarante années de ballades et d’études sur l’œnophilie dans les riches provinces culturelles de la France profonde et gastronomiques à côtoyer les artistes-vignerons dotés d’une hospitalité chaleureuse et proverbiale. Depuis quarante ans, ma route de «pèlerin-chroniqueur» de la presse vinicole, gastronomique et touristique croise et recroise les chemins du vin fin. Verre en main, j’ai tasteviné beaucoup de crus célèbres, il est donc réjouissant d’être l’heureux adoubé de ces ordres au service d’une harmonieuse «qualité de vie».

costume
Costume de Saint-Étienne d’Alsace

Costume: manteau rouge et chapeau noir.
Insigne: bariller avec ruban et couleur selon le grade. Devise: «Nul ne peut être confrère de Saint-Étienne s'il n'aime la joie, la bonne chair et le vin d'Alsace».

C'est sans doute la plus ancienne confrérie vineuse connue, puisqu'elle existait déjè au XIVe siècle, à Ammerschwihr. Elle a revu le jour après la seconde guerre mondiale, en 1947. Trois degrés sont prévus, que doivent franchir successivement les postulants: apprentis, compagnon, maître. Il est cependant prévu une catégotie spéciale, hors cadre, celle de «confrére d'honneur», réservée aux personnalités officielles que l'on veut honorer et qui sont dispensées des épreuves probatoires. Elle est une des rares confréries où il ne suffit pas d'ailmer le vin, mais où il faut surtout le connaître pour être admis en son sein. Extrait de Petits Hymnes à nos Grands Vins de l'ami et poète Eylaud:
Vins d’Alsace, légers et clairs qui vous sentez forts de savoir derrière vous toute l’âme vibrante de la France, coulez des collines inspirées, face au Rhin, courageusement. Nous vous défendrons parce que vous avez l’esprit fier et grave ; que toute notre gloire est dans votre vie majeure et resplendissante faite de pardon, non de haine.
Rien ne saurait vous séparer de nous et notre histoire a besoin de votre parfum capiteux pour éveiller ou endormir le berger gardien de son troupeau national. Il faut au ciel les orages pour que l’on puisse mieux apprécier les charmes des éclaircies bienfaisantes.
Les cigognes vous pleurent du haut des clochers de Strasbourg et des cheminées de Colmar quand on vous arrache à votre sol natal, piétiné par tant de passages conquérants. Aussi, quittez-vous vos postes d’observations à regret quand un danger vous menace.
Vous avez aiguisé le crayon d’Hansi et dicté à Rouget de Lisle les accords libres de la Marseillaise toujours prête à vous entraîner aux combats libérateurs.

 
groupe alsace
Grand rassemblement des confréries vineuses de France (photo archives)
 
groupe
Banquet des confrères de Saint-Étienne d’Alsace,
au Château de Kientzheim, Kaysersberg,
délégation des œnophiles du Québec. (photo archives)

   
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
   
Conseil des Échansons de France
 

La prestigieuse fonction d’échanson a toujours existé en France, et de tout temps elle a été hautement considérée. Cette charge existait en Égypte. En France, le premier échanson dont le nom nous soit connu est sans doute saint Benoit d’Aniane (qui devrait être patron de cette confrérie ). Fils d’Aigulfe, comte de Maguelone, il avait été échanson de Pépin et de Charlemagne, avant de devenir abbé et premier réformateur de l’Ordre de Saint-Benoit.

Échanson ou Grand Bouteiller sont synonymes, et les deux fonctions se confondent. L’échanson, est selon une antique tradition, celui qui verse à boire. Le mot échanson nous viendrait du germanique «scencan», verser à boire, «scenco», celui qui verse à boire. L’échanson, qui avait un certain nombre d’officiants ordinaires sous ses ordres, disputait le pas au connétable. Il avait «bouche à la Cour», cheval de livrée, desserte de la table royale. Grands seigneurs, princes de l’Église, comptèrent tous des Bouteillers ou Échansons dans leur train de maison. Bouteiller, échanson, le titre comme la fonction ont disparu. Et dans une certaine mesure, les courtiers, négociants-éleveurs, représentants sont devenus les échansons modernes.

Le Conseil des Échansons se définit comme une sorte de synthèse de toutes les Confréries vineuses de France.
Sa devise «Le bon vin fortifie le corps de l’homme» «Bonum Vinum laetificat cor hominum». C’est sous son égide que s’est organisée «la Confédération Internationale des Confréries Bachiques», qui unit à de grandes confréries de France celles des autres pays viticoles.

Au cours de nos nombreux pèlerinages aux sources du vin des terroirs français, nous avons réciproquement tenu un chapitre haut en couleur avec les dignitaires du Conseil des Échansons de France. Lors de ce chapitre privé, c’était le 13 septembre 1978 a Paris, les dignitaires du grand Conseil de l’Ordre Du Mérite Œnophile, le Docteur Samuel Letendre Grand Maître, l’Abbé Bertrand Pomerleau Grand Prieur et le Grand chancelier fondateur Jean Claude Denogens, furent intronisés dans la dignité de «Compaignon» du Conseil des Échansons de France. Comme le Grand Chancelier de l’époque M. André Bonin ne savait rien faire a moitié, nous avions eu droit à l’ honneur et la visite de la rue Sainte-Rustique, à Montmartre avec repas vigneron dans l’Auberge de la Bonne Franquette et une visite historique de la vigne de Montmartre, au pied de la basilique et au cœur de Paris.

costume

Costume: d'inspiration Louis XI, grande robe lie de vin.
Insigne: Médaille aux armes du Conseil porté en sautoir par une chaîne.
Devise: Le bon vin fortifie le corps de l'homme.

Lors de mon arrivée dans la belle province du Québec en septembre 1963, il y avait deux è trois confréries et trois clubs gastronomiques. En 2009, elles se comptent par dizaines. Le profane n'en connaît guère que les apparats vestimentaires hauts en couleurs et le cérémonial étrange des intronisations ponctuées par des symposiums généreusement arrosés
.

Chaque confrérie ou ordre a son rituel, son hymne, sa devise et sa lithurgie gaillarde, ses insignes, colliers et dipômes, ses costumes, grande robe, capes, chapeaux, bavettes, cravates ou tabliers. Chacun a ses dignitaires qui ont nom Grand Chancelier, Grand Maître, Grand Argentier, Grand Échanson, Grand Prieur, Grand Écuyer, Grand Connétable, Grand Camerlingue, Grand Cellerier, Grand Héraut, Grand Historiographe, Grand Archiviste, Premier Jurat, Prévost ou plus suggestif encore, Officier de Bouche et j'en passe. Dans le rang des récipiendaires intronisés lors des chapitres, figurent chevaliers, compagnons, échansons, prévosts, œnophiles émérites, pairs et baillis. Les femmes y sont de plus en plus admises: Gentes Dames, Gourmettes, Dames Chanoinesses. Que dire des confréries vineuses sinon qu'elles ont leurs adeptes et leurs détracteurs. Mais leurs adeptes se plaisent à souligner le sérieux et l'influence bénéfique des confréries et ordres bachiques pour le grand renom des vins de France. Après tout, elles sont d'humeurs joviales, ne vit-on pas dans un siècle et dans un monde où il convient d'attraper toutes les occasions de rire un bon coup. Donc ne soyons ni constipés, ni pisse-vinaigre, à props des confréries vineuses, car leur activité bénévole participe à la propagande et au rayonnement des bons crus de France. Tantôt acteur, tantôt spectateur, j'ai pu observer des tirades et harangues dignent du Grand Molière ou du savoureux Rabelais. L'impétrant ne sollicite jamais son titre, il est «vivement pressenti».

En quarante ans, j'ai été adoubé quelque trente fois, c'est le plus aimable défilé dans le passé pour moi, grand amoureux de l’histoire de France. Quelques-unes de ces confréries ont racine dans les siècles vécus et peuvent se parer d’enviables titres de noblesse. Une des plus célèbres de ces confréries, «La Jurade de Saint-Emilion» (Gironde), a pour certificat de naissance la charte royale du 8 juillet 1199, signée à Falaise par le Roi d’Angleterre Jean SANS TERRE, qui octroyait à Saint-Emillion «privilèges, franchise et libres coutumes». Elle avait pour mission de contrôler la qualité des vins de ces terroirs. Pour ce faire, les jurats, «gens de biens», élus par leurs compatriotes, proclamaient le ban des vendanges, inspectaient les chais et réprimaient le commerce déloyal des mauvais vins. Actuellement, les Chapitres Solennels se tiennent dans l’église monolithe, notamment à l’occasion de la proclamation du célèbre ban des vendanges par les jurats du haut de la «TOUR du ROI». «L’antique Confrérie de Saint-Andiu de la Galinièr » (Hérault), dans le Languedoc, fut fondée en l’an 1140. «L’ordre de la Dive Bouteille de Gaillac» (Tarn), se veut la digne descendante de la Compagnie de la Serpette, association des vignerons gaillacois du 14e siècle. La «Confrérie Saint-Etienne Alsace» (Haut-Rhin), vit le jour au XIVe siècle à Ammerschwir, un des hauts lieux du vignoble. Un festin pantagruélique réunis le 26 décembre, jour de Saint-Etienne, ses honorables membres, d’où le nom donné par la suite à la Confrérie. Et alors mon coin natal, du Périgord pourpre et or, le saviez-vous ! la franchise de la Ville de Bergerac fut confirmée en 1254 par Henri III Roi d’Angleterre, régnant alors sur le Périgord. La cité est sagement administrée par les Consuls qui avaient autorité sur toute la vinée. Qu’importe que Bergerac ne soit pas exactement la ville natale de Cyrano! Le «Consulat de la Vinée de Bergerac» (Dordogne), tient aujourd’hui, ses assises dans l’ancien couvent des Récollets tout imprégnée des siècles passés, édifice restauré par le Comité Interprofessionnel du Vin de la Région de Bergerac. «La Commande Majeure du Roussillon» (Pyrénées-Orientales), revendique la lettre patente du 26 juillet 1374 par laquelle le roi Dom Pierre IV d’Aragon instituait l’Ordre des gardes du privilège,élus par les consuls des communes vigneronnes du Roussillon.
(Texte et photo collection de l’auteur) 

confrerie
De gauche à droite M. André Bonin Grand Chancelier du
Conseil des Échansons, dans son costume d’inspiration Louis XI, grande robe lie de vin. Médaille aux armes du Conseil portée en sautoir par une chaîne, remettant au Grand Chancelier de l’Ordre du Mérite Œnophile Jean Claude Denogens, la médaille de l’Échansonnerie de France, au second plan, l’Abbé Bertrand Pomerleau, Grand Prieur et le Docteur Samuel Letendre Grand Maître. (photo archives)

confrérie
Le Conseil des Échansons de France.
Musée du Vin Rue des Eaux 75016 Paris, Grand Chancelier M. Claude Josse (photo archives)

OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Vinum Musica
 
Vinum Musica
« Ne perdons rien du passé, ce n’est qu’avec
le passé qu’on fait l’avenir ».
( Anatole France )

Nous sommes heureux de participer à l ‘hommage aux chansons bachiques et à la musique, qui nous a accompagné durant quarante belles années, dans nos nombreux chapitres et nos pèlerinages aux sources du vin français. Qui mieux que l’«Ordre du Mérite Œnophile» pouvait rendre cet hommage ?

Plus qu’une simple chronique, en ligne comme ils disent, «Vinum et Musica» est un remerciement aux chansons à boire et chansons de la bonne humeur. Le vin et la musique réjouissent le cœur, la gaîté, l’entrain et la bonne humeur, c’est ce que nous voulons communiquer. Parce que c’est ce que nous avons joyeusement vécu. De tout temps on a reconnu l’heureuse influence du bon vin sur des compagnons disposés à la joie.

De tout temps les anciens lui vouaient un culte en la personne de Bacchus. Lors de la fête du raisin, dans les villages paisibles de la vigne française, à lieu chaque année le 22 janvier la messe et la fête de Saint-Vincent, patron des vignerons, en juin la fête de la vigne en fleur, et en septembre le banc des vendanges. Au rythme de cette chronique musicale, charmeuse et pétillante comme du champagne et à l’initiative de l’équipe de «De vigne en bouche», revivez les airs aimables des beaux terroirs de France. Laissez-vous bercer par quelques chansons populaires recueillies dans les guinguettes. Enfin, paroles et partitions des plus grands succès des rois de l’accordéon vous berceront dans les rendez-vous du bal musette.

Bien entendu, quelques refrains d’allure martiale, évoqueront chez certains le temps passé à l’armée. Quelques airs régionaux nostalgiques, permettront d’achever la fête dans une douce euphorie. Heureux, aussi d’y sélectionner quelques morceaux choisis du classique. Car des airs classiques et des grands vins se côtoient en toute harmonie.

Les musiciens ont toujours fait bon ménage avec Bacchus : Haendel, Mozart, Beethoven, Schumann, Brahms, Wagner, Chabrier, Poulenc, Rossini, Bach, et tant d’autres adoraient le vin et ne s’en cachaient pas.

Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à faire de notre répertoire bachique, une suite d’événements heureux dont il fera bon se souvenir et revivre pour la pensée dans les temps à venir. Nous exprimons le souhait que les amis de la chanson et de la musique se retrouvent dans la joie pour que revivent ses œuvres romantiques, du mariage du vin et de la musique, car c’est bon pour le moral.

 
« Au fond, tout le monde préfère le passé
à l’avenir, puisque l’avenir c’est la mort,
tandis que le passé c’est la vie ».
( Pascal SEVRAN )
Jc denogens
troubadours

Jean Claude Denogens étudiant clarinettiste et le professeur bordelais René Guitton.

Les Troubadours de Terres des Hommes,
compagnons de nos rencontres bachiques

C’est lorsqu’elle est chantée que la chanson existe, disait Pascal Sevran, chanter et jouer de la musique en tout temps, je ne suis jamais tant moi-même que lorsque je chante et je joue de la musique. Mon propre attachement à la chanson et à la musique est toujours un attachement à la sincérité de l'émotion. Ma sensibilité est le produit combiné de ma fréquentation assidue, dans mon enfance de la Bonne Chanson et des nombreux concours régionaux où j'ai participé dans mon Périgord natal.«Concours des jeunes talents de la célèbre chanson» mon enfance fit bien berçée et grâce à la bonne éducation de ma mère et de mes grands-mères, je vivais dans une âme collective sous le charme des chansons bachiques «Les chevaliers de la table ronde» «Boire un petit coup» et les doux chants d'opérettes «Rossignol de mes amours» chanté par Luis Mariano, et aussi la valse enivrante «L'amour est un bouquet de violettes» «Concours d'harmonica», étude de la clarinette avec le célèbre professeur bordelais René Guitton. Devenu adulte et bon pour le service armé, après mes classes, je suis sélectionné clarinettiste dans la musique des troupes parachutistes la B.P.O.M. de Bayonne. Le 14 juillet 1958, me voilà au pas de marche sur les Champs Élysées et jouer «Debout les paras» et «Auprès de ma blonde» sur la plus célèbre artère du monde au milieu des milliers de vivas d'une foule dans la joie. La clarinette est considérée le violon des musiques militaires, nous les appelions les tricoteuses. C'était aussi la grande vogue des chansons à boire, tels «Ah! le petit vin blanc» valse musette chantée par Lucienne Boyer et la chanson marche «La madelon» chantée par Linbe Renaud.

J’avais aussi pris acte que plus jeune, la bonne chanson s’était installée dans ma conscience, à l’époque de la religion marquante de mon enfance. L’époque aussi d’avoir été enfant de chœur, il s’était installé un attachement assidu aux chants latins et aux grandes orgues de la belle cathédrale de Bordeaux. Pour moi, c’était l’époque romantique de ma douce enfance, celle des chansons « l’amour est un bouquet de violettes » ou « Rossignol de mes Amours ».
Nombres de chansons résonnent encore dans ma tête. La chanson, la musique et le vin m’ont toujours prouvé leur grande portée sociale ou collective à travers les dernières décennies. Il y a une élévation de l’âme dans la chanson et la musique. C’est un moyen d’affirmation au phénomène culturel. Les Chansons constituent des unités narratives, elles sont un recueil de poésie.
Chaque auteur a un style, un vocabulaire, un univers symbolique ayant sa logique propre et son indépendance d’esprit. Nul, je crois, ne peut rester insensible aux paroles des grands chanteurs tels Charles Aznavour, Charles Trenet, Luis Mariano, Les compagnons de la chanson, Gilles Vigneault, Félix Leclair, pour ne citer que ceux-la.

En 1971, saluant nos débuts, mon ami le poète vigneron Bordelais, Jean-Max Eylaud notre parrain et Pierre Staelhin de radio-Bordeaux furent l’âme bachique des Médecins amis des vins de France et de l’Ordre du Mérite Œnophile naissant.

OenophilementV
Jean Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Les étoiles en Beaujolais
 
Etoiles en Beaujolais
Dégustation du mois de mai 2010: Le St-Amour de Nicole Lassagne
Partition
Attente
étoiles en Beaujolais
Bouteille
Note: tastevins
Le St-Amour 2008 de Nicole Lassagne
Cru du Beaujolais
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framboise
gouteur
Autour d’un sympathique repas, dans l’Ile-des-Sœurs, à Montréal nous avons rencontré les dynamique viticultrice, Mesdames Joëlle de Lescure et Anke de Boissieu, de passage à Montréal à l’occasion du Salon des vins rendez-vous du Beaujolais 2010. 35 vignerons étaient sur place pour nous faire partager leur passion du gamay. Ces dames de la vigne, représentaient les «Étoiles en Beaujolais», le (GIE) groupement d’intérêt économique. Avec elles nous avons déguster entre autre 2 crus du beaujolais, un Saint-Amour et un Fleurie.

Nicole Lassagne, étoile du Saint-Amour, passe son enfance dans le Lyonnais. À l’orée du petit village de Saint-Amour, qui produit le plus septentrional des crus du beaujolais. Son domaine comporte 5, 5 hectares, plantés presque exclusivement de vieilles vignes. Elle y vinifie, ce cru Saint-Amour, le vin des amoureux, qui est voluptueux, un nez délicats, aux arômes de fruits rouges, en bouche gras puissant et bien sur le fruit du cépage gamay. Selon l’adage d’un ancien maire de la place, Louis Dailly, vigneron averti. «On peut mourir d’amour et ressusciter au saint-amour».


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De gauche à droite Mesdames Anke de Boissieu, et Joëlle de Lescure, propriétaire - récoltant chacune est l’étoile de son appellation les Étoiles en Beaujolais, M. André Dagenais de l’Agence les Vins la Rochelle.

De Lyon à Montréal ville jumelle. Le caractère aimable du beaujolais, en a fait un vin accessible à tous, un vin de soif. Sa noblesse est plutôt celle du peuple. Le secret du beaujolais : cépage et vinification, c’est aussi un mode de vinification, appelé justement vinification beaujolaise, qui consiste à laisser macérer les raisins entiers, de trois à sept jours. A l’issue de cette phase, le moût est immédiatement soutiré et mis à fermenter. Cette technique permet d’extraire la couleur et un maximum d’arômes.
Le Beaujolais est la région précieuse d’où s’écoulent les vins rouges dont l’origine remonterait aux plants de Gamay rapportés d’Orient par les Croisés. Il y a des noms véritablement magiques. Il suffit de prononcer le mot « Beaujolais » pour qu’immédiatement tous les regards des visages s’éclairent et s’épanouissent. Le beaujolais c’est le vin de jeux de boules, le vin de cocher, le vin de joie. Ces Beaujolais ont tellement de succès qu’ils n’arrivent pas à désaltérer et contenter tous les admirateurs du monde entier.

« Le Beaujolais, c’est l’éclat de rire de la table ».
( Louis Orizet )
LE BEAUJOLAIS, c’est aussi une économie et quelques repères-clé pour mieux comprendre le vignoble.
Superficie : 20 500 ha. Production annuelle moyenne : 1 000 000 hl, 5% de la production française en AOC.
Nombre d’appellations : 12.
Rendements : 52 hl / ha.
Nombre d’exploitations : 2800.
Surface moyenne d’une exploitation : 7, 3 ha.
Volumes exportés : de 40 à 45 %.
Magie du vin fruité, tendre, souple. Vins enchanteurs, qui des confins de Mâcon aux frontières Lyonnaises, entre Saône et montagnes, racontent le terroir de ce beau coin de France.
Le Beaujolais est un vin qui chante entre ces seigneurs que sont le bourgogne et le bordeaux.


Banni de la Côte d’Or en 1395, par un édit de Philippe le Hardi, duc de bourgogne qui le jugeait «vil et déloyal». Le gamay couvre aujourd’hui 99 % du vignoble Beaujolais. C’est lorsqu’il est sur les terroirs granitiques que le gamay donne les meilleurs résultats. Nous avons, d’abord, les « Grands », les dix crus, célèbres dans le monde entier. Ce sont pour nous, des Ordres Bachiques, les neuf Muses du Beaujolais. Ah ! ces poètes beaujolais, ils se s’ont amusé à les classer ainsi : Morgon Comédie, Côte de Brouilly Éloquence, Chenas Élégie, Moulin-à-vent Poésie Lyrique, Fleurie Musique, Saint-Amour Danse, Chiroubles Astronomie, Juliénas Tragédie, Brouilly Histoire, et Régnié le Prince.

Les appellations sont d’abord celles des dix grands crus, et s’y ajoutent l’appellation régionale « Beaujolais » et « Beaujolais supérieur «et celle de «Beaujolais-villages» «Beaujolais ne daigne, cru ne puis, villages suis.» Ce qui donne les 12 appellations.

Les Étoiles en Beaujolais, donnent à ce dernier une fantastique notoriété, lui qui avait une image un peu floue.
«Les Rendez-vous Beaujolais de Montréal» le 28 avril 2010, mené par Inter Beaujolais, nous a donné une agréable occasion de rencontrer «Les Étoiles en Beaujolais» : des femmes de défi pour un GIE de qualité.


Elles sont 12, tels les douze apôtres : 12 femmes, comme il y a 12 appellations en Beaujolais, réunies au sein d’Étoiles en Beaujolais, une association qu’elles ont créée fin 1998, elles partagent de nombreux point communs. Premier d’entre eux : elles sont toutes viticultrices et maîtrisent le lent travail d’élaboration du vin. Elles embouteillent au domaine et commercialisent leurs vins. Chacune est l’étoile de son appellation : Beaujolais, Beaujolais Villages et les 10 crus du Beaujolais.
femmes du Beaujolais

Voici les brillantes 12 étoiles en Beaujolais, une constellation de femmes passionnées par leur vin et oeuvrant dans cette région paradisiaque de France.

« Le vin naît du ciel et de la terre…
et de l’amour qu’on lui porte. »
«Enivrez-vous ! De vin, de poésie ou de vertu, mais enivrez-vous !» disait le poète. Les gens du Beaujolais et ces gentes dames ont certainement digéré la leçon. Œnologue et écrivain distingué, le confrère Louis Orizet note dans Mon Beaujolais (aux éditions de la Grisière) : « Il n’y a pas de diable en Beaujolais et le visage du vigneron ne sait refléter que la joie et la bonté. »

«Il est des paysages qu’on voudrait serrer sur son cœur. Le Beaujolais est de ceux-là.» (Léon Foillard). On tombe facilement en amour dans ses paysages, le coup de foudre ne s’explique pas. Le Beaujolais nouveau, qui, nous fut grandement médiatisé failli nous faire perdre la trace d’un autre Beaujolais, plus éternel. Il faut éviter que Beaujolais serve à boire à la terre entière. Les crus aiment se retrouver entre eux. Certes, puisqu’on aime le fruit de ce vin, nous irons en pèlerinage heureux de redécouvrir le circuit des Étoiles en Beaujolais et reniflé l’âme de ce Gamay loyal, afin qu’il retrouve son véritable fruit.

«Mémoire d’œnophile»
Je médite encore sur le souvenir heureux de mon beau séjour en Beaujolais, alors invité d’honneur au titre de Grand Chancelier de l’Ordre du Mérite Œnophile, par l’éminent feu Gérard Canard. A la grande cérémonie du cuvage de Lacenas, je me rappellerai toujours de ce fameux cri d’allégresse en sa compagnie «Vuidons les tonneaux!» » tout semblable aux tonitruants «A boire, A Boire!» hurlés par Gargantua à son arrivée en ce monde.

gérard canard

Si quelqu’un incarne aujourd’hui totalement le Beaujolais, c’est bien Gérard Canard. Également mon parrain des Compagnons du Beaujolais. Il en fut le défenseur obstiné, le chantre et l’imprésario. Il en connaissait toutes les pierres dorées, tous les ceps et toutes les trognes. On entend me disait-il, «Volontiers dire que ce sont les Romains qui ont introduit la vigne en Gaule. On irait jusqu’à boire à la santé de ces balourds qui mettaient de l’eau chaude dans le vin de leurs orgies et du vinaigre dans l’ordinaire de leurs légionnaires. On devrait se souvenir, que ce sont nos ancêtres qui ont fait découvrir aux colons de César l’usage du tonneau. Ils savaient donc depuis fort longtemps ce qu’il convenait de mettre dedans. Comme l’indique Louis Orizet, parlant d’une belle figure de vigneron du beaujolais, le père Collonges, qui, dans un sourire de satisfaction, humant et contemplant le rubis de quelques villages dans les reflets du tastevin, disait, approchant la tasse d’argent de ses lèvres : «C’est là que je voudrais laisser mon nez en pension jusqu’à la fin de mes jours».

Finalement c’est sans doute Gabriel Chevalier, l’auteur de Clochemerle, qui a le mieux approché le « secret beaujolais » : Les gens de cette contrée font régner la concorde et la joie parce que le beaujolais est un sacré vin qui ne fait jamais mal. « Plus on en boit plus on trouve sa femme gentille, ses amis fidèles, l’avenir encourageant et l’humanité supportable. »

Il est vrai que le Beaujolais tout court, tout simple, dont le vignoble s’épanouit par la voie des pierres dorées entre le val romantique de l’Azergues et la vallée de la paisible Saône ; ce vin bon enfant, fruité et frais, que les anciens qualifiaient, de la jolie expression de « fils de l’amour » demeure la boisson familière qui se boit frais, mais non glacé.

Les Beaujolais-Villages constituent une belle chaîne de communes qui jalonnent les grands crus.
Je tiens à souligner le succès de ce charmant Salon « Les rendez-vous Beaujolais Montréal 2010.

1258

Mais la beauté de cette région et le bonheur de ce fruit ont donné naissance à 12 Étoiles en
Beaujolais, donc laissons-nous guider par ces étoiles annonciatrice des bons crus. Car elles sont dans les aristocrates de la famille Beaujolaise.

De gauche à droite :
Raymond Côté, ambassadeur du vignoble Beaujolais au Québec ; Anthony Collet, responsable du marketing et communications Inter Beaujolais, François Pellerin, chef cuisinier et Alain Bélanger.

 
Région Beaujolais
 
Région 1Région2

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Jean-Claude Denogens
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