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"Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin". Docteur TANT
Les chroniques d'Anne-Marie Nouaille
« Qui sait boire sait aimer. Et qui sait aimer sait boire ...»
Anne Marie Nouaille
 
  • Journaliste dévouée à la «cause du vin»
  • Jounaliste spécialisée (indépendante) pour les supports suivants:
    Sommeliers International, la revue 3 étoiles, l'amateur de Bordeaux.
plumefijev
Membre de la FIJEV - Fédération Internationale des journalistes et écrivains des vins et spiritueux
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Présentation d'Anne-Marie Nouaille
Anne Marie Nouaille
Graphique
Amis œnophiles avertis puissiez-vous trouver, dans les pages à venir d’In Vino Veritas, l’agrément d’une détente en attachant vos regards sur les images des régions accueillantes.
Sans autre prétention, que de vous faire partager avec la talentueuse Anne-Marie NOUAILLE à la plume incisive et au verbe juste, un certain plaisir de la vie du vin. Mais avec « La vérité, toute la vérité, rien que la vérité » sur le sujet. Cette charmante journaliste, depuis son environnement paradisiaque, en direct de l’Entre-deux-mers, au beau milieu de la capitale du vin, Bordeaux ; s’inscrit sous le double symbole de l’Olivier, arbre de lumière et de vie, et de la Vigne, arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est dans cet univers berceau de la vigne qui, a vu naître quatre écrivains Bordelais et vignerons : Ausone Montaigne Montesquieu, Mauriac, qu’ inspirée, Anne-Marie Nouaille nous invite à méditer sur son proverbe :

«Qui sait boire sait aimer
Et qui sait aimer sait boire…»


C’est là dit-elle un proverbe français que je m’approprie sans honte. Parce que le vin c’est de la culture. La culture de la vigne mais aussi de la culture pour l’esprit.
L’équipe éditoriale de «De Vigne en Bouche La Gazette des Œnophiles»
en est très consciente est dans un suprême élan d’encouragement pour la défense et l’heureuse bonne cause du vin, y ajoute, avec votre permission chère Anne-Marie, la citation de Montesquieu célèbre auteur de «L’Esprit des lois». «L’air, les raisins et les vins du bord de la Garonne et l’humeur des Gascons sont d’excellents antidotes contre la mélancolie».
De plus pour votre engagement, dans ce bon et beau produit des beaux-arts, consacrée par un usage millénaire. Pour répondre aux critiques qui dénoncent les méfaits de cette boisson nationale française, ambassadrice mondiale. Voici pour vous, en guise de lettre de créance, la citation d’un ancien prestigieux Président de la République Française
(1913 à 1920).

«La Vigne et le Vin ne sont pas seulement, pour la France, un patrimoine matériel ; ils sont, aussi, quelque chose de ses traditions ; ils ont été de tout temps, mêlés à son histoire économique, sociale, domestique et littéraire. Si le Vin, enfin, était nuisible, cela se saurait depuis longtemps.».

Raymond Poincaré.


Jean Claude DENOGENS
Éditeur de « De Vigne en Bouche la Gazette des Œnophiles »
Fondateur, Grand Chancelier de l’Ordre du Mérite Œnophile
Officier du Mérite agricole Français.
Graphique
Langoiran
Les chroniques d'Anne- Marie Nouaille
Le millésime 2009
 
"La cote d’un millésime à Bordeaux est due autant à son goût, qu’à l’attente qu’il suscite" (Émile Peynaud).

De mémoire de vignerons, il y a des lustres qu’un millésime n’avait suscité autant d’émotions et donc d’allégresse à en parler... Un heureux présage qui devrait marquer l’histoire des millésimes.

La perception d’un millésime en France, et particulièrement à Bordeaux, s’articule donc autour de la qualité des vins et de l’attente des opérateurs. Contre toute attente, le millésime 2009 se présente dans un contexte différent, des précédents.
L’économie est presque convalescente, il y a eu un bel été, c’est ce que retiendront les futurs opérateurs. Nombre d’entre eux, qui n’ont rien acheté en 2006, 2007 et 2008, vont passer commandes cette année ; la consommation n’a pas baissé, en valeur oui, mais pas en quantité ; en conséquence, le millésime 2009 suscite de grosses attentes!

Prévisions générales pour 2009
Tour d’horizon des régions vinicoles de France
-Les régions Champagne et Alsace (spécialement les rieslings) devraient offrir de grands blancs.
-Au même titre (notamment Chablis), la Bourgogne en rouge et blanc augure d’un grand millésime.
La qualité sanitaire du raisin en Beaujolais laisse présager le meilleur pour 2009.
-Les Côtes du Rhône en rouge et blanc sont très prometteurs : «Les températures chaudes de cet été et les réserves hydriques ont permis de maintenir un état sanitaire irréprochable rassemblant ainsi toutes les conditions d'un très bon millésime 2009 dans la Vallée du Rhône.»
-Les rosés de Provence s’annoncent explosifs : «l’hiver pluvieux a assuré à la plupart des zones viticoles la réserve en eau nécessaire au bon développement physiologique de la vigne».
Certains parlent de «vendanges exceptionnelles dues aux conditions météorologiques bénéfiques pour le raisin» cependant que la quantité des récoltes est contrastée, selon les AOC.
-Le vignoble du Languedoc Roussillon a souffert d’un excès de chaleur, la récolte est faible.


Dans le Sud-ouest, la sécheresse a fait souffrir la vigne mais les producteurs s’accordent à dire que le millésime 2009 devrait être très correct. C’est surtout vrai pour le rouge et les liquoreux qui ont bénéficié de bonnes conditions météorologiques.
Les récoltes des vins de Loire offre une belle qualité des baies et un état sanitaire satisfaisant laissant présager un millésime de qualité. Cependant, certaines AOC ont eu à subir des degrés excessifs.
La région Corse est restée sous le régime de la douceur avec une reconstitution très favorable des réserves hydriques. La problématique tient de l’état sanitaire dégradé de 2008 et la dextérité que déploieront les vignerons à le gérer.
La floraison s’est bien déroulée, le potentiel de la récolte s’est confirmé et 2009 arrivera sous de meilleurs auspices.

Potentiel qualitatif des vins de Bordeaux, en 2009 :
Les prédispositions d’un millésime tiennent de l’analyse d’un parcours d’obstacles que la vigne doit franchir ; en 2009, les conditions météorologiques et sanitaires permettent d’augurer, avec plus ou moins de bonheur selon les AOC, un très grand millésime. À Bordeaux (pour les crus épargnés par la grêle), plus spécialement rive gauche (Médoc, Pessac-Léognan, Graves, Sauternes), le millésime devrait être sans équivalent, là aussi selon les AOC. Il semblerait toutefois que le vignoble de Sauternes ait été le plus avantagé par ces circonstances et qu’il s’y prépare de grandioses breuvages. De mémoire des DUBOURDIEU, lesquels tiennent les registres de quelques 130 hectares de vignoble depuis des générations, il n ’existe pas de précédent à ces conditions météorologiques.
À noter que cet état sanitaire parfait a particulièrement souri aux vignerons en conversion bio, ou en essais préalables sur certaines parcelles.Le climat et les étapes clés pour un grand millésime.
La conjonction incroyablement favorable des fluctuations climatiques avec le cycle physiologique de la vigne et des vendanges généreuses, laissent entrevoir des perspectives très encourageantes. À la lueur d’entretiens avec nos meilleurs experts oenologues, on peut véritablement s’appuyer sur quelques données fiables.


Dicton :
Avril pluvieux,
Mai chaleureux
Rendent le vigneron heureux "


Les nappes phréatiques superficielles ont été reconstituées, à la faveur des pluies et de la neige de l’hiver dernier. Sous l’effet d’un mois de mars très ensoleillé, les vignes entament leur croissance, avril et son célèbre adage apporte des conditions instables, que l’estival mois de mai rétablit à quelques gros orages près ! Seront principalement touchés, les vignobles du Sud-Médoc, du Libournais, de l’Entre-deux-mers, des Côtes de Bordeaux et certains Graves ; quelques 15 000 ha seront détruits, soit 13 % des vignes d’Aquitaine.
Les dégâts sont variables suivant les endroits, mais on déplore des baisses de rendements significatives. Malgré l’instabilité de la première quinzaine de juin, la floraison et la fécondation se déroulent normalement.
Dès lors l’anticyclone s’installe durablement ; juillet affiche de fortes chaleurs, (mais sans les excès des années 2003 et 2005) que des orages tempèrent inégalement.

Août se poursuit, toujours sous de hautes pressions et des orages qui surviennent à point nommé pour soulager la vigne qui commençait à souffrir de stress hydrique et permettre aux baies de s’épanouir convenablement.
Septembre et octobre, soumis aux mêmes conditions que le mois d'août permettront généralement des récoltes saines de raisins parvenus à maturité optimale
.

En résumé:

- Un été chaud mais pas caniculaire, occasionnant un stress hydrique continu, mais relativement modéré. La vigne a souffert, il le faut, mais pas trop, sinon elle se bloque et le raisin n’évolue plus.
- Une arrière saison historique pour mûrir et concentrer le raisin, surtout les cabernets, comme le bordelais n’en a pas connu depuis 1961 et 1945 ( à noter que ces deux millésimes avaient été durement gelés).
- Des nuits fraîches, favorables au repos de la plante et à sa réhydratation par le feuillage (condensation).
- De l’eau au bon moment, mi-août et mi-septembre, en quantité modérée.
- Un état sanitaire parfait qui révélera à n’en point douter, une grande pureté des arômes et des saveurs .
- Des rendements normaux (de 30 à 50 hl/ha) sinon modérés, ou très bas pour les crus grêlés. Ce paramètre est capital, puisqu’on ne produit pas le même vin selon qu’on vendange 30 hl/ha, 40 hl/ha ou 50 hl/ha, surtout quand le terroir n’est pas au sommet de la hiérarchie.


a/ Les vins blancs secs


La réussite des vins blancs secs de garde nécessite des raisins sucrés, suffisamment acides, peu tanniques et riches en précurseurs d’arômes. En France, les plus grands vins blancs sont obtenus sur des terroirs à sous-sols calcaires, limitant la contrainte hydrique de la vigne et sous des climats continentaux à nuits froides. 2009 sera donc moins favorable à l’acidité et à la puissance aromatique du sauvignon, alors que le sémillon lui, développera une puissance et une complexité exceptionnelle.
Les vendanges des cépages à blancs secs, débutées fin août, sans la pression omniprésente de la pourriture grise des millésimes 2007 et 2008, s’achèveront au 15 septembre. Les pluies survenues à cette époque ne devraient pas nuire, à priori, à la qualité des crus les plus tardifs.
En règle générale, les conditions climatiques ayant été plus ou moins propices à l’élaboration des blancs secs, on attendra la fin de
« la grande aventure commencée dans l’ombre secrète de la cave où, pour le moment, dort le vin cloîtré » (Colette).


b/ Les vins rouges

Chaque fois que le temps est clément et les risques de pourriture faibles, les stratégies de vendanges en rouge varient beaucoup, d’un cru à l’autre. Alors que certains vinificateurs sont convaincus de la supériorité gustative des vins issus de récoltes les plus tardives possibles, d’autres tiennent pour optimum une date au-delà de laquelle la fraîcheur, l’éclat aromatique et l’aptitude à un vieillissement typiquement bordelais sont compromis.
Les pluies orageuses à partir du 15 septembre perturbent la cueillette, diluent peut-être un peu, mais n’altèrent en rien l’énorme potentiel des raisins. Si par endroit la maturité piétine sous l’effet d’un mois de quasi sécheresse, cette humidité providentielle, lui donne de progresser de nouveau pour finir les superbes merlots et les récolter par temps de rêve : chaud le jour et frais, voire très frais, la nuit. Il suffisait d’attendre pour atteindre la maturité parfaite des pépins, les conditions incroyables permettant d’étaler les vendanges.
Donc, à l’évidence 2009 devrait dépasser, en rouge, le niveau de nombre de ses aînés, avec en prime, une réussite mémorable des cabernets qui ont pu se concentrer comme jamais.
Il est prématuré de décrire précisément les vins rouges du millésime dernier né, juste sortis des fermentations et à peine finis d’être entonnés.
Pourtant il est aisé de déduire que ce millésime aura l’heur de plaire spontanément et au plus grand nombre, par le goût que va traduire sa constitution. Une couleur profonde, un degré élevé (14 à 15°) dont l’effet de douceur et de sucrosité sera accentué par une acidité normale, sinon basse ; des tannins denses, épais tout en étant souples, veloutés, suaves, donc sans agressivité ; beaucoup de matière, du gras, du volume donnant une forte présence en bouche et une longue persistance, avec en exergue un fruit éclatant autant que raffiné.
On a aussi le droit d’imaginer que les vignerons sauront transformer l’essai et que tous ces atouts réunis signeront une très bonne, voire une grande année dans laquelle les terroirs s’exprimeront avec la plus haute typicité (définition).
Tous les ingrédients sont réunis pour satisfaire le client un peu pressé tout comme l’amateur patient, soucieux de laisser vieillir cette magnifique promesse.


c/ Les liquoreux

Après une année 2008, jalonnée de gel, de coulure, de rendements ridicules, la nature s’est rattrapée, offrant à la fois abondance et haute qualité dans les vignobles des liquoreux. Seuls deux millésimes, en un siècle, associeraient autant ces deux vertus : 1990 et 1983. L’ensemble des producteurs de liquoreux du sud-ouest peut véritablement se réjouir.

L’élaboration des grands vins liquoreux est intimement liée aux conditions de la pourriture noble.
En 2009, ces conditions furent des plus exceptionnelles, grâce notamment aux précipitations providentielles, intervenues entre les 18 et 20 septembre. S’ensuivirent une longue période de brouillards matinaux et de chaudes après-midi. Ce climat idéal provoqua un envahissement rapide et généralisé par Botrytis cinerea, sur des raisins déjà très mûrs, mais sains et des concentrations aussi inédites que les importants volumes de vendange. Ces vendanges en Sauternais furent historiquement précoces et brèves. Le nombre de tries se réduisit à deux, trois passages tout au plus, tant la concentration était galopante. Les grappes ont présenté tous les stades d’évolution de la pourriture noble : des baies dorées encore intactes jusqu’à celles noblement pourries, desséchées, presque flétries aux nuances rose-clair, puis rose-foncé et marron. Cet amalgame sur une même grappe devrait apporter au vin, outre le volume : richesse, densité, profondeur et cette incroyable complexité aromatique que génèrent les millésimes de légende.

Dans cette catégorie, il est permis de s’avancer en affirmant :
Denis Dubourdieu : " les grands liquoreux de Sauternes et Barsac promettent, sans exagération, d’être purement prodigieux. " Pourtant gare, le statut ne fait pas la vertu !
Presque partout les producteurs s’enthousiasment d’avoir récolté des raisins d’une telle qualité. On vante déjà la grandeur de 2009, qui renverra les amateurs à d’autres illustres millésimes en 9...
Mais déjà, tout porte à croire que les prix (sauf nouvel effondrement boursier) vont encore atteindre des sommets. L’effet marketing de 2009 est déjà considérable, il s’est amplifié au fur et à mesure des récoltes et se poursuit par la mondialisation de l’information.
Si les indices de qualité se confirment, arguant de volumes moindres, il est même à craindre que les prix des crus dépassent ceux de 2005.


Entretiens et Sources :
. Interview de Denis Dubourdieu : Professeur à la Faculté d’Oenologie de Bordeaux, Directeur Général de l’Institut de la Vigne et du Vin, Consultant de réputation mondiale, Gestion familiale des Domaines Denis Dubourdieu.

Documentation :
. Franck Dubourdieu : Ingénieur agronome et œnologue (Montpellier), Médecin (faculté de Bordeaux), Diplôme Universitaire d’Aptitude à la Dégustation, Auteur de guides sur la dégustation des vins de Bordeaux.
. Viniflhor
. Agreste Aquitaine

Anne Marie Nouaille
Le procès du vin
 
Anne-Marie Nouaille (Sommelier International, Revue Trois Etoiles) réagit au récent reportage d'Envoyé Spécial sur le vin. Et argumente.

FRANCE 2 ou LE PROCES DU VIN ...
Rares sont les fois où je prends la parole, mais ce soir-là, dans le reportage d’ENVOYE SPECIAL : «le vin est-il toujours un produit naturel », il s’agissait bien d’assister en direct à l’hallali du vin, à son extermination pure et simple!
Réalisé par de talentueux journalistes, au sommet de leur navrante bêtise (France 2 serait-elle un agent double du président), ces derniers n’ont pas fait semblant dans l’art « d’en rajouter » pour massacrer l’un des produits les plus courus au monde!


Sans droit de réponse, sans fondement avéré, rien que des amalgames décousus, une macabre rapsodie de la politique du pire, sans aucun respect pour toute la filière vitivinicole, déjà pas mal ébranlée. On aura pris soin, pour le sujet, de sélectionner les extrêmes : une cave coopérative intitulée "temple de la viticulture moderne et industrielle" ; puis une seconde cave coopérative dans le Beaujolais (par hasard)..., pour passer au puriste modèle Alsacien et finir immanquablement en champagne, où le Fleuron du vin Français est truffé de pesticides qui font mal à la tête»... J’en passe...
Gare à la vinophobie!


À l’aide, à l’assassin! Où est Bernard Pivot, le génial penseur de France 2, que l’on aurait bien fait d’inviter sur le plateau, en tant que loyal Ambassadeur des vins et particulièrement du Beaujolais?
N’aurait-il pas fait la part des choses, entre le Beaujolais dit «industriel» et les petits vignerons artisans qui vendangent à la main, font leur vin eux-mêmes, le distribuent? Entre l’industrie agro-alimentaire soumise aux exigences productivistes, et le vin «naturel» qui résulte du choix d’une agriculture qui s’adapte aux écosystèmes? Et quand cessera-t-on enfin de prendre les vins du Beaujolais pour cible? Faut-il définitivement mettre le vignoble à genoux?

Donc à l’heure des médiocrités autosatisfaites, petite mise au point pour éclairer les transfuges. Que savent-ils des avancées de la recherche qui s’invite dans les vignes et propose des alternatives aux pesticides et qui anticipe les effets du réchauffement climatique? Des initiatives de l’Institut Français de la Vigne et du Vin qui pilote actuellement une étude autour de l’urgence de ces problématiques?...

On dit de la vigne qu’elle est une plante éternelle... Quid des subventions de l’Etat pour transformer d’un coup de baguette magique les vignobles, assainir les sols, trouver des cépages plus résistants...? Quid du manque à gagner pendant quelques années pour les vignerons? Il est trop tard pour être pessimistes! Certes, c’est un domaine où la métamorphose s’opère lentement, mais puisqu’elle est en route, pourquoi acculer davantage la filière vitivinicole?

Allo, Louis Pasteur...
Le savent-ils? «Le processus de vinification élimine en grande partie les molécules. S’il existe des risques, c’est plutôt pour les viticulteurs», et le Directeur du service commun des laboratoires de Bordeaux de préciser: «Toutefois, les contrôles vont être augmentés, grâce à l’utilisation de méthodes plus performantes et plus rapides.
Surtout, en vertu du Grenelle de l’environnement, les viticulteurs devront, comme les autres agriculteurs, réduire de 50% l’emploi de pesticides dans les dix ans à venir. Un objectif qui pourrait être atteint dans les cinq ans, selon l’Institut Français de la Vigne et du Vin.» Pourquoi n’a-t-on parlé que des méfaits sur la santé ? (un mélange de bien-penser, de médicalement correct, de vertu outragée, de principe de précaution...
Franz-Olivier Giesbert «Extrait : In Vino Satanas ») ;
Le savent-ils encore ?


D’après une étude sur 20 ans de l’INSERM, la mortalité par infarctus est réduite de 20 à 40 % pour les petits buveurs, par rapport aux abstinents, surtout après 50 ans (les polyphénols sont d’excellents anti-oxydants et aident à lutter contre des maladies comme l’athérosclérose qui touche les artères ; une autre étude à 10 ans indique que le vin (rouge surtout) prévient la maladie d’Alzheimer... Que les études de l’INCA démontrent que le «Resvératol» (polyphénol du vin) induit un blocage de la croissance tumorale ; qu’il entraîne une mortalité réduite de 15% dans les cas de cancer colo-rectaux, de leucémies, cancer du sein et de la prostate!
Faut-il voir le vin comme une sorte d’alicament? «On ne peut pas recommander à quelqu’un de se mettre à boire juste pour les bénéfices de santé, insiste le professeur Orgogozo, neurologue au CHU de Bordeaux, au coeur d’une étude sur le vieillissement cérébral. En revanche, il n’y a pas de raison à supprimer une consommation modérée, surtout après 50 ans, car il n’y a pas de danger prouvé et tous les indices sont en faveur d’un bénéfice.»


Nombre d’appellations ont compris l’urgence de ménager l’environnement et de passer de l’agriculture raisonnée, à une production biologique qui couvrirait enfin la culture du raisin et les vinifications. Encore faudrait-il qu’une réglementation, suivie d’une certification, relative à la viticulture biologique existe!
Elle est attendue pour 2010, d’ici-là je comprends la frilosité des vignerons à s’engager dans l’inconnu. Le parti pris des médias «Grand Public» si prompts à s’emparer du sujet Vin, pour mieux le salir, est devenu inadmissible! Il mérite juste un minimum d’attentions et de réflexions...


Je proposerais bien à la filière de porter plainte contre certaines pratiques déloyales tolérées par le Gouvernement : «Si le vin est tabou depuis la loi Evin et qu’il n’a pas de droit de cité - toute communication lui étant rigoureusement interdite - pourquoi tout simplement en parler? Sinon à vouloir précipiter sa perte?
Faut-il  rappeler quelques données simples et sans équivoque : «La viticulture est la première contributrice à la valeur, de la ferme France».

Peuplante et structurante, la vigne est une plante pérenne et les viticulteurs ont façonné au cours des siècles des paysages incomparables. Leur contribution à l’économie, si elle est délicate à estimer, n’en reste pas moins considérable. Elle génère près de 150,000 emplois, sans compter les cavistes, tous les métiers de la distribution et ceux de la restauration.» Source : Viniflhor. Une petite journaliste citoyenne.


Anne-Marie Nouaille

 
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