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"Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin". Docteur TANT
   
Œnophilement vôtre
Œnophilement vôtre
Chers amis du vin,
En venant vous dire bonjour, nous sommes heureux de vous offrir les éphémérides savoureuses de notre joyeux « Ordre du Mérite Œnophile » en route vers son 40e anniversaires. Fondé le 22 janvier 1971, à Bordeaux Gironde France, au 119, rue Frères résidence du Docteur et poète Jean-Max EYLAUD. C’est aussi l’anniversaire de notre charmante et vivante
« Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche ».

Que de chemin parcouru, depuis le feuillet des œnophiles que nous avions coutume de diffuser à nos membres. Que de verres de vin dégusté à dose raisonnable, ceci, depuis le 17 septembre 1963, une année après le jumelage Bordeaux-Québec, la fois ou je suis « tombé en amour » avec la belle ville fortifiée de Québec.

Loin des prestigieux vignobles de France, nous avons réussi à réaliser, contre vents et marées et cela durant quatre décennies, un bilan vini-gastronomique très enviable agrémenté de voyages au cœur même des terroirs de Bacchus. Aidés des compétences vineuses, de Feu le Docteur Samuel LETENDRE, et de Feu l’Abbé Bertrand POMERLEAU, nous avons à coup de leçons donné le goût du bon vin servi gentiment, avec le plaisant mot « ŒNOPHILE » que nous avons la joie et la fierté de retrouver aujourd’hui sur presque toutes les lèvres du Québec.

Nous avons des amis du vin, dans l’ensemble du Québec et nos participants ont gardé de nos pèlerinages aux sources de la vigne Française, des souvenirs impérissables au rythme des accents charmants provinciaux. Hier, nous vous offrions notre « Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche » sur papier, aujourd’hui, nous vous offrons cette Gazette sur la toile, toujours avec la même devise : Joyeuse et humoristique pour la défense et l’illustration du vin.

En 2009, le Québec est devenu une louable tribune du savoir boire à laquelle nous sommes très fiers d’être associés.
Avec mon sincère compliment d’œnophile, je vous invite à partager ma belle mission de l’amour du vin.

Au commencement …

Oui, au commencement de notre ère, j’avais mille et un ami œnophile et quelques dizaines de Médecins Amis des Vins de France à ma disposition.

À Bordeaux encore potache, j’avais été porteur de serviette pour les Médecins du Comité Médical International pour l’Etude Scientifique du raisin et du vin. En héritage, il y avait pour moi une mission vineuse en devenir, Car mes débuts de journaliste au « Quotidien La France » de Bordeaux, devenu propriété du Grand « Quotidien Sud-Ouest de Bordeaux » m’avait procuré l’embarras du choix avec une certaine élite.

Je devais donc hériter d’un mot «Académique» pour l’Amérique Française, mais un mot plein de raffinement, un mot qui venait de la nuit des temps… le mot « Philoïnie », ce mot mystérieux que les anciens auteurs grecs employaient. Ce mot de sagesse et du savoir boire, ce mot harmonieux et plein d’amour et devenu à travers les âges, le mot moderne « ŒNOPHILE ». Ce mot de partage, est un mot qui nous invite à la belle communication du vin fin. Un mot d’élégance pour honorer le vin. Mais aussi un mot qui nous en mettait plein la vue. Jouez hautbois, résonnez musette. 

Jadis, le célèbre animateur Montréalais de Télé-Métropole Réal GIGUÈRE nous avait très bien taquiné la dessus, lors d’une de ses émissions « Parle parle jase jase » en nous avertissant sur ce grand mot à 20.00 piastres, que j’avais en poche, nouveau arrivant de Bordeaux. « Ici, avait-il dit nous sommes pris avec un petit mot à 5.00 piastres ». Nous avons donc, à coup de nombreuses leçons, patiemment médiatisé ce mot sublime et plein de philosophie.

Une de mes premières mission de confiance en l’honneur de ce noble breuvage de France, et particulièrement à la gloire du vin de Bordeaux, avait été cette lettre signée à Montréal le 12 décembre 1969, par le Commandeur Suprême Messire Raoul GADBOIS, qui mentionne une prestigieuse « Commanderie des Vinophiles ».

Déjà j’avais à ma disposition plusieurs auteurs et célèbres amis du vin, avec la délicate et première confiance du Québec, ainsi que ma première lettre de créance pour parlementer en Ambassadeur avec le Premier Ministre de France, Monsieur Jacques CHABAN-DELMAS, Maire de Bordeaux.

J’avais 33 ans, l’âge du Christ, Mais rassurez-vous je ne suis, qu’un humble apôtre dont la passion et la vocation et de prêcher tastevin en main, la bonne parole sur la très délicate et raffinée civilisation du vin.

Aujourd’hui en 2009, 40 ans après, ce mot « ŒNOPHILE » que tout le monde disait connaître, mais que personne n’utilisait est presque sur toutes les lèvres au Québec.
En tout cas selon notre enquête, si nous devions adoubé tous ceux qui le porte fièrement, nous aurions la Confrérie d’Œnophile avec le plus grand nombre de membre aux monde. C’est le mot distingué du dimanche, que mérite bien des Québécois, beaucoup l’on gagné par la patience, la mesure du bien boire et de sérieux investissements, n’oublions pas l’honorable S.A.Q.

Ce mot, c’est un mot pour la distinction du dégustateur, un mot pour l’honneur et l’hommage au vin fin. Ce qui donne peu à peu l’envie du choix, et la mesure pour l’art du plaisir. En principe, il qualifie le personnage qui le porte. Les doctes médecins et savants amis des vins de France, en ont fait leurs cheval de bataille pour une croisade en terre d’Amérique Française, dans les relations France-Québec.

Quelle bizarrerie d’humour d’avant-garde, a poussé la curiosité du corps médical de Bordeaux à me désigné, à m’épauler, dans la création d’une Confrérie ou d’un Ordre Œnophile aussi inattendu à cette époque. Me faire ça à moi, à qui tant de jaloux, reprochent de troubler l’intelligence vineuse ? Habituellement, c’est lorsqu’on est bourgeois, que l’on peut parler un tel langage.

Le Québec, le docteur EYLAUD, le connaissait, puisque en 1954, il effectua un voyage à Montréal sous les auspices de l’Alliance Française y tenant des conférences préventives, qui lui valu un succès avec « Le problème du vin au Canada » vu par un médecin. L’ami de toujours, le docteur feu EYLAUD, Docteur en Sociologie, Membre du Comité national de propagande pour le vin au Ministère de l’Agriculture, Secrétaire général des Médecins amis des vins de France, cet érudit avait vu en moi un digne fils de la vigne, un jeune homme de confiance capable d’aller porter le flambeau au Québec. Il savait les hommes solides de cette vieille province Périgorde. Il savait aussi que « Le Périgord n’est vraiment lui-même que par ses hommes. S’il est lent à se donner, le Périgourdin est cependant un ami fidèle, riche de sens des réalités et des devoirs, à l’image de Montaigne »


« PETRA malis, Cor amicis, hostibus ENSIS :
haec tria si fueris, PETRACORENSIS cris ».
« Une pierre pour les méchants,
un cœur pour les amis,
une épée pour les ennemis :
quand tu auras été ces trois éléments,
tu seras un Périgourdin ».

eylaud
Ça aussi l’ami Jean-Max EYLAUD le savait. Mon bagage Périgourdin et mon initiation Bordelaise, ne pouvait que le conforter. Le cousin de France que je suis, a mis trente ans de sa vie, et presque bénévolement, pour médiatiser ce mot très endimanché ici au Québec.

C’est donc, ŒNOPHILEMENT VÔTRE qui sera le titre de mon récit. C’est un peu mon roman du vin, mais un roman réel celui-là. C’est ma vie viti-vinicole en vision, ma joie vineuse, ma musique, mon humour, mes caricatures. C’est aussi ma façon de venir vous dire bonjour et merci, vous dire merci de m’avoir encouragé, de m’avoir écouté, de m’avoir critiqué pas trop, mais surtout de m’avoir trouvé drôle avec mon accent. Car dans mon entêtement à sillonner le Québec, j’ai pu découvrir que vous étiez des dégustateurs de goût et tolérant pour l’avenir.


ŒNOPHILEMENT VÔTRE, c’est mon « traité d’œnophilie », c’est aussi un peu ma mémoire du vin. Oui je suis arrivé en septembre 1963, parti de Saint-Martin-de-Gurson (Dordogne) France, l’un des quatre Périgord, celui du Pourpre et Or, ou le Monbazillac était mon lait de jeunesse, avec pour le nez, l’ombre et la prétention de Cyrano de Bergerac. Puis de Bordeaux, belle ville et capitale mondiale du vin, qui venait de se jumeler avec la charmante ville fortifiée de Québec et capitale provinciale du Québec. ( j’étais du voyage )
C’est à Montréal que je devais fixer mon nid d’amour et précisément à Verdun par dessus le marché Ville de banlieue ou sévissait la loi Scott « Interdiction de consommer dans les établissements de la boisson sans manger » une drôle de punition pour le Grand Chancelier fondateur de l’Ordre du Mérite Œnophile.

Toujours est-il que mon parrainage d’accueil, par la famille Archambault demeurant au 4600 boulevard LaSalle Verdun, Feu Madame Marie Archambault, Présidente de France-Canada et Feu le Docteur Adélaïde Archambault de Verdun, qui fut mon premier Médecin. ( il adorait les vins fins de France et particulièrement les Bordeaux ). Ce sont aussi les artisans de mes premières démarches de Gazetier Œnophile dans la Belle Province du Québec.
ŒNOPHILEMENT VÔTRE, c’est un peu mon testament viti-vinicole et aussi mon franc parler car je suis gascon. Les nombreux amoureux du vin, qui ont lu notre « Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche » sur papier, se souviennent de mes éditoriaux intitulés « ŒNOPHILEMENT VÔTRE », cette savoureuse et audacieuse publication est l’œuvre de l’ami Philippe FRANÇOISE, qui n’accomplit rien à la légère. C’est encore lui, qui en champion «Web Master» met en ligne en 2009 www.devigneenbouche.org.

Des amis et confrères de la plume me disaient en plaisantant sur mes hésitations d’internet. Jean Claude, disait-ils « Avant de gagner ton ciel, il est préférable d’être sur la toile, que sur la paille ». L’«Ordre du Mérite Œnophile», en route vers son 40e anniversaire peut afficher un beau et louable bilan culturel du vin français au Québec. Mais si j’ai été instruit en Bordelais, je ne dois pas oublier que c’est en Périgord que j’ai été éduquer avec une belle morale et une rigueur paysanne du beau milieu vigneron.

Très près des autorités Bordelaises, le Docteur EYLAUD fut vite mis au courant du prestigieux projet de Jumelage Bordeaux et Québec. Ce qui l’incita à orienter la vocation du savant mot « ŒNOPHILE » à le parrainer, à le bichonner, avec la promesse de mettre ses nombreuses œuvres bachiques à ma disposition, afin de «charmer les cousins du Québec » disait-il ! Promesses tenue, car dans ses mémoires le poète EYLAUD, cite « J’espère par ses origines vigneronnes, sa connaissance, sa passion et son dynamisme, que mon ami Jean Claude DENOGENS, nouvellement et bachiquement implanté au Québec, magnifiera les vertus bienfaisantes des vins de France auprès de leurs cousins d’Amérique Française, je lui laisse suffisamment d’œuvre pour rendre hommage à la fois à Apollon ( les lettres ), Bacchus ( dieu du vin ) et Saint-Vincent
( le patron des vignerons ) ».
Avec cette amitié bachique pour moi, il avait pris soin d’ inclure un appui solide des seigneurs et robes de lies du chartronnais Bordelais, bref son bon milieu.

L’ ami Jean-Max EYLAUD, l’avait bien compris, le développement de l’œnophilie au Québec, disait-il « Si la province de l’Ontario a assez de chaleur pour permettre la culture de la vigne, ce n’est pas le même cas au Québec. Il existe au Québec sept millions d’habitants environ qui ont une essence et une culture latines. Il ne subsiste aucun doute sur le fait que l’ensemble des canadiens a subi à la fois l’influence des peuples anglo-saxons quant à l’habitude d’absorber des boissons alcoolisées provenant de la distillation de grains scotch, rye, etc… et celle des pays latins ( dans la province de Québec surtout ) où la prédominance des atavismes français heureusement vivaces maintient la survivance du goût pour le vin.

Certes, on ne saurait nier l’existence de l’alcoolisme dans l’ensemble du Canada et les « robineux » vus à Montréal en 1954, justifient les campagnes de presse contre ce fléau en même temps que l’intervention utile du clergé pensant, comme le disait le cardinal P. E. Léger que « les forces spirituelles seules pouvaient vaincre l’alcoolisme ». Mes observations au cours de mon séjour permettront d’envisager l’apport médical et scientifique nécessaire pour lutter contre cette plaie sociale qu’est l’alcoolisme.

Lors de mon passage à Montréal, Canada, le 13 septembre 1954, j’ai écrit un poème intitulé « Au cep de Vigne » dédié à Monsieur BOUSSION, agent promotionnel auprès de la S.A.Q. En France par exemple, à cette époque, l’alcoolisme considéré comme lit de la tuberculose et de la folie est beaucoup plus répandu dans les départements non viticoles ! Ainsi donc, il nous apparaît utile d’avoir créé une Section Canadienne du Comité Médical International pour l’étude scientifique du raisin et du vin que préside avec tant d’autorité Feu M. le Professeur Georges PORTMANN, Doyen Honoraire de la Faculté de Médecine de Bordeaux. Utile cette création pour que l’action entreprise depuis 25 ans en Europe soit prolongée partout où le même problème se pose. Le célèbre professeur Georges Portmann, approuva largement l’idée.
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Feu le Professeur Georges Portmann, Doyen Honoraire
de la Faculté de Médecine de Bordeaux, Ancien
Sénateur de la Gironde.
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac
Collège des maîtres œnophiles
Collège des maîtres œnophiles
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REMERCIEMENTS…
Dans l’exploration de mes stages œnophiles et œnologiques, il y a plusieurs décennies, je mesure le prix de tant d’entretiens que m’ont courtoisement accordés, les Maîtres titulaires des chaires œnologiques et gastronomiques des régions viti-vinicole françaises ..

J’ai donc rassemblé mes notes de ces cours-conférences pour la pédagogie de notre Collège, dont l’ordre du Mérite Œnophile est le porte-parole. Ainsi, dans ma passion j’y retrouverai les riches étapes successives de mes recherches et y lirai des noms célèbres et inséparables du souvenir au service de la civilisation du vin :
Professeur Georges PORTMANN, Membre de l’Académie de Médecine, Président du comité médical international pour l’étude scientifique du raisin et du vin et de la société des « Médecins amis des vins de France ». Docteur Jean-Max EYLAUD Président fondateur de l’Académie Montesquieu, Membre de l’Académie du Vin de Bordeaux, Secrétaire général des médecins amisdes vins de France, Madame GRANDAZZI du laboratoire au Collège d’Enseignement Technique des vins et spiritueux à l ’Académie de Paris, Professeur Roger DION du Collège de France, Pierre GALET Ingénieur Agricole Docteur es-Sciences  E.N.S.A. de Montpellier, André DELPÉRIER et Pierre DULOU du C.I.V.R.B. de Bergerac, RIBÉREAU-GAYON de l’Institut d’œnologie de Bordeaux, Max LÉGLISE de la station œnologique de Bourgogne à Beaune Jacques PUISAIS du laboratoire de recherche d’Indre-et-Loire, Pierre ANDROUËT, le Pape des fromages de France, Gilbert BARREYRE vigneron Périgourdin, oncle de Jean Claude DENOGENS.

A ces Maîtres amoureux de leur art, qui m’ont instruit de leurs sciences vineuses et gastronomiques, j ’adresse l’expression de ma sincère gratitude. 
          

Que nos partenaires veuillent bien trouver ici l’expression de nos plus vifs remerciements pour la confiance qu’ils nous ont accordée et par qui nos actions et réalisations, qu’elles soient techniques, économiques ou promotionnelles, ont pu se concrétiser au Québec. Pour leur aide, soutien et partenariat, nos remerciements vont plus particulièrement à :

L’association des médecins amis des vins de France.

Le docteur Samuel LETENDRE
Grand Maître (1972- 1979 )

L’abbé Bertrand POMERLEAU Grand Échanson

Le « Centre Immaculée-Conception » du « Père Sablon ».

VAN DE WATER-RAYMOND LTÉE/ LTD pour l’eau ÉVIAN.

Jehan-Hélie DUMARCHAT éditeur du Glossaire Vineux du
Docteur Eylaud.

Le C.I.V.R.B. de Bergerac.

Jean Claude Denogens Président fondateur

L'eau est universelle
Programme analytique du Collège des Maîtres oenophiles
Les trois mousquetaires de l'œnophilie au Québec
Nous avions pris soin de constituer un « Collège des Maîtres-Œnophiles », nous étions trois administrateurs dévoués et déterminés à dispenser notre méthode pédagogique auprès des  auditeurs futurs œnophiles.
Notre « charte incorporée en vertu de la 3e partie des compagnies » au Québec, prévoyait la création de sa propre école itinérante d’initiation aux vins. Ce fut une première action académique de notre Confrérie vineuse.
Notre mission a été de faire connaître les grands principes de l’œnophilie et les domaines connexes comme la diététique, la gastronomie, le vin et la santé etc.

A la fois distrayants et éducatifs, ces cours avait fait l’objet de recherches pédagogiques échelonnées  sur des années d’expériences, de voyages et de stages dans les stations œnologiques françaises très réputées.
Les animateurs ont été dans l’ordre : Jean Claude Denogens Fondateur et Grand Chancelier des Œnophiles, l’auteur de ces lignes, feu, le docteur Samuel Letendre, président fondateur des Médecins canadiens amis du vin de France et Grand Maître des Œnophiles, feu Bertrand Pomerleau, prêtre, président des Gueux du Croûton  et Grand Prieur  des Œnophiles.

Grâce au leadership du Père de la Sablonnière, et du charisme de l’abbé Bertrand Pomerleau, nous avions accès à de nombreux centre de loisirs au quatre coins du Québec.
Ainsi, nous avons pu poursuivre inlassablement nos tournées conférences sur le savoir-boire. Je dois donc dire merci au « Père Sablon » du « Centre Immaculée-Conception ». Au cours de toutes ces années j’ai toujours eu des contacts des plus enrichissants et qui me l’ont si bien rendu.
L'eau est universelle
Avec l’aimable courtoisie de la Société des Eaux Minérales d’Evian.
L'eau
source
L’eau est universelle
On doit parler de ce liquide ici parce que :  
                           
1- C’est lui qui compose la plus grande partie du vin par son origine naturelle ;
2- Il peut et doit servir, entre deux espèces de vins ou de mets, à mettre mieux en état de grâce les diverses papilles de la bouche et permettre une meilleure réceptivité gastronomique au goût ;
3- Le vin stérilise l’eau qui risque d’être polluée par des microbes ou bacilles ;
4- Parce qu’elle ne doit être jamais mélangée au vin quand on le veut déguster vraiment.

Enfin : On dit qu’elle guérit la soif, faut-il qu’elle soit bête !
( Lucien Boyer ).

Docteur J.-M. Eylaud
Pour boire l’eau qui sourd de la claire Fontaine,
Il suffit du creux de la main,
Mais pour goûter le sang des vignes souveraines,
Il faut avoir un tastevin.

                                                 Dr J-B Chambat
Avec mon ABC guide-âne de l’œnophile en poche, j’avais avec l’aide de mes deux compagnons Samuel Letendre et Bertrand Pomerleau mis en place une méthode pédagogique de la dégustation  inspiré des stages où j’avais étudié, principalement celle du C.I.V.R.B. de Bergerac une sérieuse méthode pour nos futurs auditeurs, à la fois souple et imagée.  C’est ainsi qu’est né le Collège des Maîtres-Œnophiles, dont le siège social à toujours été situé à Verdun  Province du Québec .
L'eau et le vin
Bien que les œnophiles répugnent au sirop de grenouille et au Château-la-Pompe, il est de tradition que ces mêmes œnophiles ont toujours besoin de l’eau dans le rite de la dégustation. Dès l’Antiquité, l’opposition des buveurs d’eau et des buveurs de vin a été un lieu commun, que le Christianisme a renouvelé par la référence au noces de Cana :

cana

vineau

Le Miracle aux noces de Cana   L’eau pour les bêtes, le vin pour l’humain
L’eau, produit de nature, est faite pour les bêtes. Seul l’eau bénite de cave, comme Rabelais nomme le vin, peut hydrater le soiffard. Durant mes précieux stages, je me suis appliqué à consigner, méthodiquement, une série d’observation typiques sur des particularités de la vie francaise, riche en mystérieux secrets. J’avais découvert que le savoir-boire français mérite d’être classé parmi les Beaux-Arts.
Dans le savoir-boire, le verre à eau à droit à l’existence ; pensons aux femmes qui peuvent s’effrayer d’une trop grande succession de vins. Une gorgée d’eau fraîche est désirable. Les hommes, et les dégustateurs en général ont besoin de purifier leur palais et de ramener la sensibilité de leurs muqueuses à zéro, pour passer d’un bourgogne à un bordeaux. Quelques gouttes d’eau s’en chargeront.
Pour ne pas boire « idiot », il n’y a pas d’hésitation à avoir. Les eaux minérales équilibrent le corps et sont les amies du palais. A table, elles sont les complices du vin. L’eau est  la compagne idéale du goût. Elle lave les papilles notamment. L’eau n’a pas seulement un goût, elle a aussi une mélodie, une texture et un parfum qui lui sont propres et qui nous font éprouver de nombreuses sensations, à l’instar du vin.

evian

evianpub

La cure à Evian les bains   L'eau Evian en verre et en PVC
Les goûts de l’eau
Arrière-goût : saveur de l’eau ressentie par les papilles après sa dégustation. On parle soit d’amertume, quand ce goût est amer, soit d’astringence, pour définir un long effet tactile sur les muqueuses. Arôme olfactif : senteur variant selon la température de l’eau. Flaveur : addition des saveurs et des arômes d’une eau.

Ses aspects

Brillant: eau très lumineuse. Fluide : eau qui ne laisse aucune trace visible sur le verre.

Ses musiques

Crépitement : son émis par l’éclatement des bulles à l’intérieur du verre.
Pétillement : faible son provoqué par l’éclatement des bulles. Eau minérale et eau de source : quelle est la différence ?
La législation européenne distingue trois types d’eau embouteillée : l’eau minérale naturelle, l’eau de source et les eaux de boisson.
L’eau minérale naturelle provient d’une nappe ou d’un gisement souterrain. Elle se distingue par sa pureté originelle et par sa teneur en minéraux, oligo-éléments ou autres constituants dont la composition est toujours constante. Elle ne peut subir aucun traitement susceptible de modifier sa composition. Elle est embouteillée obligatoirement à la source. L’eau minérale naturelle est la seule à pouvoir bénéficier de la reconnaissance de propriétés « favorables à la santé ».

Quand l’eau de source naturelle Evian donne un coup de pouce aux œnophiles du Québec.

L’eau de source naturelle Evian a une longue tradition de commandite, nous avions bénéficié d’une eau de prestige, nous étions trois animateurs vraiment enthousiastes à l’idée qu’un tel produit de France relève du sacré pour accompagner dans les tournées-conférences, nos divins vins de France. A la seule évocation du nom Evian, surgissaient partout des images et des références qui claironnait   l’identité de la marque : l’eau des bébés, les Alpes, la nature et la pureté. Les racines de sa  longévité et l’eau des sportifs, devenus avec nous l’eau des œnophiles.

Evian, provient du mot celte Evua, ou Ew qui signifie eau. Dans Evian, il y a Eve, vie et via. Mer et mère, elle est source de vie, moyen de purification et centre de régénérescence, les trois  thèmes dominants de l’univers  symbolique de l’eau. Avec la terre, l’air et le feu, l’eau est un des quatre éléments.
 
L’eau de source  naturelle l’alliée fidèle des
gastronomes et œnophiles
Publicité des «BÉBÉ EVIAN» un carton sur l'internet !!
Evian           
Exploitant : Danone                                                        
Commercialisation : 1829                                                                                       
Slogan : Vivons jeune
Ville : Évian-les-Bains
France
Type : Eau minérale
Evian est une marque d’eau minérale appartenant au groupe agroalimentaire français Danone, division « Eaux ». Elle est exploitée par la SAEME ( Société anonyme des eaux minérales d’Evian ), filiale de Danone.

L’eau Evian
est la plus vendue en France, Royaume Uni, Belgique, Suisse, mais également l’eau importée la plus vendue aux Etats-Unis. L’eau Evian est également transportée par bateau jusqu’au Canada.

Les eaux minérales, ça coule de source :
La France est le premier producteur mondial d’eau en bouteille et les français détiennent le record mondial de consommation : 85 litres par personne et par an.
Cette eau de santé et de plaisir pour son bon goût, nous l’avons adoptée, en effet chaque auditeurs déguste l’eau Evian qui servait à rincer son verre après chacune des 3 phases de la dégustation du vin : blanc, rosé et rouge. En 1971, nous bénéficions des images publicitaires « Buvez Evian à tout âge » « L’eau qui rince les reins »  « Source de longévité » « Voilà la vie, voilà evian, evian la pure »
Les années 80 sont celles où la qualité prime désormais la quantité. Pour l’alimentation, les revendications portent sur la qualité diététique et organoleptique. L’équilibre devient le maître mot et la vie saine, le salut.

En novembre 1994, l’agence Euro RSCGBTC & A lance le nouveau slogan : « L’eau que vous buvez est aussi importante que l’air que vous respirez ». Auprès de nos membres œnophiles nous avions ajoutés « L’eau Evian que vous buvez est aussi importante que les vins que nous conseillons de déguster ». LE GOUT DE L’EAU
Professeur M. LAMARCHE
Service d’Hydrologie Thérapeutique et Pharmacologie
Faculté de Médecine de Nancy Durant l’année 1977,  le Service d’hydrologie thérapeutique et climatique de la Faculté de médecine de Nancy a conduit un travail d’ensemble sur les caractères organoleptiques des eaux minérales. Dans ce cadre, une étude particulière a été consacrée à l’eau d’Evian ( source Cachat ).

Il a été impossible de déceler les différences de goût entre l’eau d’Evian en conditionnement verre et en conditionnement plastique. On a toujours reconnu Evian de l’eau d’adduction que celle-ci soit ozonée ou chlorée, quelle que soit la température du test. Cette recherche permet aussi de mesurer l’objectivité des réticences exprimées par certains consommateurs à l’encontre du conditionnement plastique. Malgré l’importance prise par les bouteilles plastique dans les ventes ( 90%  des ventes d’Evian s’effectue en bouteilles plastique et 10% en verre ), on entend encore parfois affirmer que le plastique « donne un goût à l’eau ». Cette affirmation nourrit les doutes concernant l’innocuité de ce matériau.

Conclusion :
Le conditionnement verre ou plastique de l’eau minérale d’Evian ( source Cachat ) ne semble pas influer sur les caractères organoleptiques de l’eau.

Et je fais l'eau
avec ma voix,
Telle l'eau
qui est l'eau pure
Et parce qu'elle nourrit
toutes choses,
Toutes choses,
Se peignent en elle.


                                                 Paul Claudel

source
PREFACE ( Extrait de Jean Cottet, Membre de l’Académie Nationale de Médecine ) L’eau est universelle.
Sans eau, le désert, total. L’eau est symbole de pureté, de naissance, de régénération. L’eau est symbole de pureté dans toutes les religions, du baptême de Jésus sur les rives du Jourdain ( baptismos signifie en grec : immersion ), après que le Baghavad Gita ait parlé de l’eau de l’immortalité, jusqu’aux ablutions islamiques avant de pénétrer dans la mosquée. Inversement, le manque d’eau engendre dans la religion l’idée de soif punitive. « La soif est l’un des maux dont seront frappés les Israélites infidèles » ( Deut.).
L’eau est élément de poésie, sans cesse chantée. « L’eau et les rêves » est le titre d’un beau livre de G. Bachelard. Citons l’exquise anthologie de « L’eau en Poésie » récemment publiée par Colline Poivrée.
Que serait la peinture de paysages sans eau : rivières, lacs, mers calmes ou furieuses sont là. L’amateur d’art préfère l’eau calme apaisante pour orner sa maison.

L’eau universelle.
Pas de vie biologique sans eau. Notre corps est un courant de ruisseaux : 70% de notre poids est de l’eau ; les légumes et plantes en contiennent de 80 à 90%. Quand nous perdons 10% de notre eau, de graves symptômes apparaissent ; une perte entraînant 20% engendre la mort, atroce, par la soif, mort que nous avons longuement analysée dans notre livre sur « La soif » ( coll. Que Sais-je ? ).
L’eau abonde sur la terre et a paru une richesse inépuisable dans nos régions tempérées.72% de la surface terrestre est recouverte par la mer. La glace des pôles représenterait 30 millions km3 . Mais il n’y aurait à notre disposition, annuelle, que 100 000 km3 représentés par l’eau de pluie arrosant les continents ( Ivan Chéret ).
Va-t-on manquer d’eau, comme certains l’écrivent ? Non. L’eau est éternelle. Le monde possède un « capital eau », immuable. La même eau circule indéfiniment, pratiquement indestructible ; notre eau de chaque jour va à la rivière et à la mer et tombera à nouveau du ciel. « La pluie plus douce que des troupeaux ocres, l’eau plus blanches sur ses épaules que le malheur » ( Georges Schéadé ). Le mot consommer a pris au XVIe siècle le sens de détruire alors qu’éthymologiquement, il signifie faire la somme.
Le charbon, le pétrole, l’oxygène sont détruits par notre usage, l’eau non. Elle est toujours la même. L’eau que nous avalons aujourd’hui a peut-être été bue par Moïse ou par César, certainement par quelqu’homme ou quelqu’animal, et plusieurs fois.
Mais actuellement, nous utilisons et donc polluons tant d’eau que la nature n’a plus le temps de la purifier. « Pourrons-nous apaiser la soif des grandes villes ? » ( Edouard Bonnefous ). Aussi, et cela surtout depuis la loi de l’Eau ( 1964 – Maurice Lalloy ), de très nombreux organismes officiels ont été créés et il existe un Secrétariat permanent pour l’Etude du Problème d’eau ; citons les Agences, si importantes, de Bassin, l’Association française pour la protection des eaux.
Remercions les initiateurs de ce livre ; ils ont eu la volonté d’aborder ensemble un sujet grave et primordial. Félicitons-les du choix des auteurs. Grâce à eux, nous apprenons de façon agréable, les principales qualités de l’eau : son voyage dans la terre la rendant pure et salubre ; son voyage dans notre organisme, nous permettant de garder un équilibre biologique vital ;son rôle curatif dans de nombreuses maladies ; nous apprenons aussi les mécanismes de la soif, essentiels au maintien de notre vie, puisque l’adipsie, maladie très rare caractérisée par l’absence de soif, peut entraîner la mort ; nous apprenons aussi la qualité parfaite du travail minutieux que s’impose quotidiennement une grande société pour nous donner la garantie d’une eau constamment pure… et agréable à boire.
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac

ABC guide âne
ABC Guide Âne
Bertrand Pomerleau
Rencontre œnophile, émission « Parle parle jase jase » 
Le célèbre animateur Montréalais de Télé-Métropole, Réal Giguère en compagnie du talentueux feu l’Abbé   Bertrand Pomerleau, Grand Prieur et Grand Échanson  de l’Ordre du Mérite Œnophile.  Selon l’animateur: « Ce grand et beau mot «ŒNOPHILE » à  20,00 piastres  ici, avait-il dit, alors que nous sommes pris avec un petit mot à 5,00 piatres ». 
Horace à écrit: « Je veux du vin qui  ait du corps sans avoir rien de rude, 
qui coulant dans mes veines, bannisse les soucis de mon esprit, porte dans 
mon cœur les plus riches espérances et mette sur ma langue les grâces de  la parole. » 
A tous les lecteurs Canadiens de langue française du site « De Vigne en Bouche La Gazette des Œnophiles » qui liront ce passage de mon ABC « Guide-Âne de l’Œnophile », je voudrais assurer que je n’ai pas la prétention de connaître la mentalité canadienne française. J’ai simplement cherché, et sans parti pris, à traduire mes impressions, mes sentiments d’émigrant français au Canada, et plus spécifiquement dans la province du Québec.

Après ma participation involontaire mais obligatoire à la terrible guerre en Afrique du Nord, ( Guerre d’Algérie 1954-1962 ) où j’ai accompli mon service militaire et devoir d’appelé du contingent pour mon pays de mai 1958 à septembre 1960 , j’ai été incorporé dans la 10e Division des Parachutistes, les fameuses troupes d’élite au péril de ma vie. Oui, cette sale guérilla, contestée par de nombreux pays y compris le Canada.

De retour dans mes foyers du Sud-Ouest. Après un stage au journal la France de Bordeaux, je pouvais envisager de voyager la tête haute, de quitter ce beau vieux continent en perpétuelle ébullition avec la fin de cette lourde guerre coloniale. Pour un départ vers cette lointaine et vaste contrée en langue française, j’avais bien lu, comme tout le monde, le livre de Louis Hémon. Des amis, du vieux métier de journalisme m’avaient aussi un peu décrit la terre de Maria Chapdeleine.
 
Je savais que je partais avec un peu d’angoisse et beaucoup de curiosité, je savais que je laissais derrière moi toute cette diversité tout en nuances qui est évoquée au travers des quatre couleurs du Périgord : noir, vert, pourpre, blanc, quatre pays qui n’en font qu’un ! Je savais aussi que je devrais déplorer la séparation d’avec des êtres chers. Mais je n’avais aucune attache matérielle.
Je m’appelle Jean Claude Denogens. J’avais un physique typiquement français, yeux marrons, cheveux bruns taille 5 pieds 4 pouces, 130 livres. Signe distinctif : Une valise presque vide, mon béret gascon, mon bloc-notes, mon litre de vin, mon camembert et ma baguette de pain. Durant mes études on m’avait souvent souligné malicieusement l’envers des qualités du « peuple le plus spirituel de la Terre » : « Le Français est individualiste, astucieux, anticonformiste et rouspéteur.

Mais venant du pays de Descartes, le douteur que je suis, se rendra toujours aux bonnes raisons d’une juste intégration. Si j’exprime chaleureusement mon affection ou mon admiration pour certains traits de caractère qui m‘ont plus chez beaucoup de Québécois, on me pardonnera la description de certains traits de caractère que j’ai rencontrés chez d’autres. J’ai surtout beaucoup souffert du manque de fidélité autant en paroles qu’en actes. Peut-être étais-je trop exigeant dans mes attentes de ce pays d’adoption.
Jean Claude  
stmartindegurcon
Je m’appelle Jean Claude Denogens . Signe distinctif: Une valise presque vide, mon béret gascon,  mon bloc-notes, mon litre de vin, mon camembert et ma baguette de pain. 
 
« Mon paisible village de Saint-Martin-de-Gurson, au milieu des vignes en Dordogne »

Lettre à mes futurs œnophiles le 22 janvier1971 

Bien né , puisque né dans le Périgord Pourpre et Or à Saint-Martin-de-Gurçon, Dordogne. Là où se trouve la Corne d’abondance du bien boire et bien manger. Bien instruit, puisque instruit à Bordeaux capitale mondiale du vin, j’eusse dû comme toute personne de qualité tout savoir sans jamais n’avoir rien appris. Hélas! Je n’avais pas la science infuse et je suis resté longtemps ignare comme un âne.

Mes stages œnologiques dans les régions viticoles françaises et mes centaines de chroniques ont empli ma mémoire et formé ma science et mon goût du jus de bois tordu, Âne, mon frère, c’est pour toi que j’ai étudié, et dégusté et que j’écris depuis plus de 45 ans, que je condense  sur mon site des notions essentielles sur la vigne et le vin et pense-bête dénombrant tous les vins de France et leurs caractères et moult renseignements pratiques pour que l’amateur bien buvant (1)  ne reste pas « NONOPHILE » .
Ce  n’est pas un  manuel scientifique et /ou technique pour viticulteurs et vinificateurs, ni un précis d’ampélographie, ni un traité d’œnologie; peut-être tout   simplement un recueil d’interrogations quasi métaphysique! D’ où vient le vin? Quels sont les vins? Où va le vin? 
OÙ VA LE VIN?

O Vin, que d’âneries on dit en ton nom! (Parodie de Madame Rolland ) S’entend du vin considéré comme un produit gastronomique (2). Mon propos se limite à quelques réflexions de bon sens à ce qui me semble, d’un quidam tout éberlué par des vols de coquecigrues dans le ciel de nos vignobles. Quelle serait la finalité du vin, sinon d’être bu? Ni par clystère, ni par piqûre , mais par voie courte et sapide, de vigne en bouche où il titillera nos papilles gustatives ou bien les horripilera. 

Mais voici venu le temps des « mémoires ». J’étais un onagre pas podagre, bourriquet folâtre, cadichon folicon qui batifolait de-ci de-là dans mes quatre Périgord en poursuivant mes inânités (3) vineuses. Messire Aliboron, doctus cum libro, docteur es sciences asinienne calligraphiques et  Mnémotechniques, bâté de peaux d’ânes, bête de somme théologale et téléologale, con-disciple des Grands Ecolâtre
Ji-hân Calvinus et Bernardinus de Saint-Pierre, bourrait nos caboches avec les livres sapientiaux vineux. 

Je tentais de passer mes ponts aux ânes devant un grand chapitre d’ânes mitrés qui m’infligèrent la question: 

Êtes-vous ŒNOPHOBE?... je répondis NON 
( crainte du vin ) 

Êtes-vous ŒNOPHILE?... je répondis OUI 
( amour du vin ) 

Pour me faire ânonner les bonnes réponses (4) toutes faites et extraites du Grand Livre des bons usages et des bonnes manières pour parler du vin avant que de le boire et destiné à inculquer des règles générales et de solides principes pour conclure des hymens vineux heureux. 

Question: quel vin boire sur les potages? Bonne réponse: aucune boisson, pas même de l’eau. 
Question: quel vin boire sur les œufs? Bonne réponse: prévoyez de l’eau fraîche. 

J’avais répondu bêtement ( en Périgourdin ) que je préférais même un simple quignon de pain pourvu qu’il soit trempé dans un vin rouge ou blanc. Et faire chabrol!! 

Question: pourquoi le Chablis est-il un vin blanc sec? Bonne réponse: parce qu’il est produit sur un terrain d’huîtres fossiles et finalement prédestiné à être bu sur des huîtres modernes. 

A quoi j’ai répondu impertinemment: « Il est vrai … qu’il en est de même pour le Loupiac ou le Sainte-Croix-du-Mont, blanc liquoreux en Bordelais. Et le Monbazillac et le Saussignac de mon Périgord alors? Comme quoi ce sont des terrains pour faire de bons vins pour les huître et le foie gras! 

Montbazillac
« Le Vignoble Pourpre et Or du Périgord,c'est aussi le Montbazillac, grand seigneurdes vins doux de la région.
C'est la verte douceur des soirs sur la Dordogne »
Question: peut-on boire le vin selon son propre goût? Bonne réponse: non, seulement sur prescription d’un Diafoirus et délivré avec posologie impérative par apothicaire diplômé.

Le Grand Jury mitré déclara mes réponses insânes et je fus blackboulé et sommé de m’incliner et de décliner être « Nonophile »
« Âne aux grandes oreilles »  « Asinus..a..um et ignorantus..a..um »   et de battre ma coulpe. Je fus livré au Grand Dégustateur qui s’exclama: « Visez-moi cet âne si peu franc qu’il recule devant seau d’eau et botte de foin… vade retro… », « il faut excommunier et anathématiser cet âne hérétique et sans doute hérésiarque ». Comme bréer n’est point plaidé, je   restai coi. Les juges délibérèrent et me déclarèrent « Non dignus intrare est », retranché de leur noble con-frérie dont la fière devise est « Asinus asinum fricat » et ils me condamnèrent « ad vinum aeternum »    (5) au supplice du pain sec et de l’eau, à être étrillé et essorillé et à être privé du grand bonnet d’âne. Le juge le plus mitré me souhaita les « Danaïdes » (6) pour le reste de mes jours.  

Le néophyte qui ne désire pas resté « nonophile » apprendra à découvrir les vignobles et les vins de France décrits dans notre
« Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche » en  les dégustant pour son plus grand plaisir. 

(1) Mot inventé par le célèbre Curé Bertrand Pomerleau, Grand Prieur et Grand Échanson de l’Ordre du Mérite Œnophile, lors de nos tournées-conférences sur la science œnophile au quatre coin du Québec. 
(2) « Du vin considéré comme un des beaux-arts » (Ed. Denoël 1970) est le titre du beau livre d’Edouard Kressmann qui avait toutes les qualités requises pour l’écrire. 
(3) Attention, dès que je vois un « âne », je le coiffe. 
(4) Je ne les invente pas! la fondation de l’Ordre du Mérite Œnophile le prouve. 
(5) Jugement qui me paraît contradictoire dans ses termes. 
(6) Être condamné, comme les filles du roi Danaos à remplir sans fin un tonneau d’eau dont le fond est percé

« Lis la Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche et tu sauras que tous les vins figurant dans la hiérarchie des vins à appellation d’origine contrôlée sont soumis à une réglementation très stricte établie sur le respect des « usages locaux, loyaux et constants », ce sont des vins « loyaux et marchands ». 

Et voici le seul commandement: SOIS ATTENTIF (1) et ouvre grand tes yeux, tes narines et ta bouche. Souviens-toi que nous avons cinq sens comme Camille et que le goût est le principal pour apprécier ce produit coloré, odoriférant et savoureux qu’est le vin. Les vins sont innombrables. Il y a ceux que l’on aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou… pas de tout; il y en a de toutes les couleurs (qui font voir la vie en rose, en gris ou en noir!) et de toutes les saveurs. Souviens-toi que l’homme est un animal à habitudes et qu’il est souvent décontenancé par la nouveauté, aussi sois circonspect de peur de «blasphémer la beauté inconnue ». selon l’expression du bon maître Anatole France. Que tu t’éprennes et tu deviendras un amateur insatiable qui voudra tout savoir comme l’amant empressé de la femme aimée. 

« La cuisine c’est quand les choses - Ont le goût de ce qu’elles sont » Curnonsky, prince des gastronomes
Le vin, sauf en sauce, n’est pas une simple harmonique d’une symphonie, un condiment fondu dans une composition où il perdrait son intégrité ; c’est une juxtaposition du goût des mets et des vins, il est une sympathie qui s’épanouit, deux touches impressionniste. Quel que soit le plat qui  peut le mettre en valeur il doit toujours être goûté pour lui-même et je crois que tous les types de   vin de qualité, rouge, rosé, blanc sec et moelleux, peuvent être  bus sur presque tous les aliments sous réserve d’un précepte de prudence que j’appellerais de « dominance » basé sur la combinaison et l’équilibre, le contraste et l’opposition des goûts élémentaires perçus par la langue: l’amer, l’acide et surtout le salé et le sucré. Un Sauternes liquoreux bu sur une pâtisserie très sucrée sera tué comme s’entre-tueront ce même Sauternes et l’eau de mer de l’huître à la puissante saveur saline et iodée mais vous pouvez goûter dans un cocktail à base de ketchup des huîtres « essorées » et si cela n’est pas tout à fait délicieux, cela n’est pas tout à fait mauvais… mais où est le sel de la mer! 

Les jeux de combinaisons équilibrés, de  contraste modérés créeront des assortiments de saveurs nouveaux et heureux. Tenez, essayez tour à tour,  ( comme il m’est arrivé de le faire dans mon Périgord natal ) le même menu de foie gras, de poulet et de roquefort arrosé de bout en bout avec un seul vin, rouge, rosé, blanc sec, blanc moelleux. 

Tout le monde sait qu’un vin rouge se boit dans nos climats modérés à la température ambiante « chambré », un rosé ou un blanc sec frais et un liquoreux très frais mais pas frappé, qu’un millésime est l’indication de l’année des vendanges et que les codes soulignent la qualité des vins en considération du seul facteur climatique. 
Certes, nous ne tomberons pas nous-mêmes dans le travers d’une simplification outrancière et nous développerons des nuances importantes dans nos articles de la Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche et une bibliographie signalera de nombreux ouvrages de qualité (2)  Ce que je crois, c’est à l’agronome qui traite la vigne, à l’œnologue qui soigne les vins, au sommelier qui nous soigne avec de bons vins et à l’œnophile qui nous en parle avec amour. 

Ce que je crois,  c’est à un bien manger raffiné et amoureusement élaboré par une pluie d’étoiles qui brillent au firmament de la cuisine française, comme mes amis de « Chez la Mère Michel » à Montréal, sans parler de constellations de première grandeur comme le « GRAND VEFOUR » à Paris (3), etc… cuisiniers parfois bien disants et toujours bien cuisinants qui montent en virtuose leurs gammes pianistiques, car, l’avouerai-je, la cuisine serait mon violon d’Ingres et pourtant comme aurait dit le bon Bourvil : Je ne suis pas astronome… je suis gastronome, je ne suis pas mélomane … je suis gastromane! 

Ce que je ne crois pas (ici je passe du coq à l’âne), c’est au maître queux, au maître coq le chef surmonté de la toque haute comme la tiare, le dextre et la senestre touilleuses, qui pontifie et lance ses cocoricos urbi et orbi. 

Ce que je crois, c’est à l’existence de critiques professionnels expérimentés (4) qui ont le temps et les moyens de faire mille et une comparaisons et aussi à certains guides qui se contentent de répertorier les châteaux et les restaurants et divers renseignements ou de « passer » une pub qui ne se cache pas et qui s’avoue. 
Ane  
Danaides
Je suis resté longtemps, ignare comme un âne  aux grandes oreilles. 
 
Être condamné aux Danaïdes, comme les filles du roi Danaos à remplir sans fin un tonneau d’eau dont le fond est percé. 
(1 )Si tu ingurgites le vin machinalement ou simplement pour te guérir d’une  grande soif, l’eau avalée à longs traits fera mieux l’affaire. 
(2) Les codes des millésimes de l’Académie du vin de Bordeaux et celui des Courtiers-Jurés piqueurs de vins de Paris. Les ouvrages d’Emile Peynaud, de Roger Dion, de Germaine et Georges Blond, de Constant Bourquin…, l’œuvre de chère de Roger Champoux, le grand Livre des Confréries de Fernand Woutaz, etc… 
(3) Si l’on me demandait quelles sont les émissions des débuts de la télé qui restent dans ma mémoire, je dirais celle de Raymond Oliver avec sa pointe  d’accent gascon de Langon (Gironde) et aussi « Cinq colonnes à la une » de Pierre Desgraupes ( de St-Léon s/l’Isle). 
(4) En la matière, celle du goût qui reste toujours une affaire personnelle, il ne peut être question d’experts qui eux-mêmes en dehors des sciences rigoureusement exactes sont parfois sujet à caution, en comptabilité, en arsenic ( souvenez-vous du procès de la bonne dames de Loudun ) ou en vieilles dentelles.  Ce que je ne crois pas, c’est à une certaine « littérature » de mauvais aloi, écrites par des thuriféraires  stipendiés, des plumitifs serviles et flagorneurs. Littérature de cuistots et de vinassiers . C’est à l’utilité sinon à l’intérêt d’une flopée de revues, guides dits touristiques ou gastronomiques créés pour rafler du fric en cascade et où des écornifleurs érigés en con-naisseurs donnent des appréciations et des notes révélatrices de leurs émois gustatifs ou digestifs causés par des patrons ou des propriétaires reconnaissants et… pas trop lourdes les autres notes – pour leurs portefeuilles. 

« La publicité, c’est DU VENT… qui pousse les entreprises commerciales vers le large… » 

Ce que je ne crois pas, ce sont à ces savantasses, cuistres, pédants, grimauds, nullards, connards, marieurs enragés, bourricots,têtes de mules, psittacidés, cerveaux riquiqui qui nous contraignent, nous imposent une étiquette plus roide qu’à la Cour de Vienne (1) qui nous cause des troubles pithiatiques (2), à ces hiérophantes dont les longues oreilles pointent sous le bonnet et qui par ânerie abusent et rebutent les bonnes gens crédules en leur faisant accroire à l’ésotérisme des connaissances vineuses. 

Ce que je crois, c’est aux libertés et ce qui me chagrine  c’est de les voir se réduire de plus en plus comme une peau de … d’âne. Bientôt, ne survivra plus que l’âne métaphysique! Ecarte toute crainte révérencielle, conserve tes goûts primesautiers et rappelle-toi que de géniales découvertes et créations dans tous les domaines ont été les fruits du hasard, de l’erreur et du contresens ( ne parlons pas de l’Amérique! Béchamel, praline, sandwich, et peut-être pineau des Charentes, vin jaune du Jura, etc…) et après tout comme ont fait son lit on se couche. 

Ce que j’aime, c’est le vigneron, artisan d’art, qui élève sa vigne, qui élève son vin et qui élève son client par ses conseils judicieux. Et plus particulièrement les vignerons de Saint-Emilion qui en ressuscitant la Jurade sont à l’origine des grandes confréries vineuses en Gironde. 

Ce que je hais, ce sont certains parvenus qui se croient sortis du cep de Bacchus et qui la médaille en sautoir des primés au comice agricole se dandinent comme des dindons en ânonnant des platitudes bêtasses et qui défigurent en les singeant l’effort des gens de qualité. Petites gens et petits esprits tourneboulés par le pactole vineux (3), convoiteux, concupiscents, embourgeoisés de frais, gentillâtre pedzouilles en mal d’un blason vineux, faux anoblis, messieurs Jourdain.  
potachevineux
Sois attentif et ouvre grand tes yeux, tes narines, et ta bouche. 
Messieurs de Puis Peu, messieurs de la Savonnette, vilains, fats, faquins, farauds, faces de rats fesses de rats, fesse-mathieux, esthètes villageois, gentlemen snobs (4), hidalgos de pacotille, pieds-plats, paltoquets, péquenots, ploucs, pignoufs, peigne-zizi, m’as-tu-vu, Grand-Maître, Petit-Maître, Grand-Ceci, Grand-Cela, bouseux, croquants, manants, minus habens, morveux (5); enfin tous ceux qui pètent plus haut que leur cul, cucul la praline, faux cul, peigne cul, cul-terreux, lèche-cul, trou du cul, en un mot et en trois lettres: CUL (6) et pour parfaire cette kyrielle les synonymes trilitères du divin Molière, d’Edmond Rostand et de San-Antonio (7). 

Haro sur les baudets! Je veux leur casser leurs trognes, je veux leur caresser l’échine avec l’éventail à bourrique, je veux exterminer tous ces nuisibles. Je me souviens de l’attente des grandes vacances d’autrefois et le jour arrivé de notre chanson joyeuse et féroce:
« Vive les vacances, à bas les pénitences, les cahiers-les guides-au feu, et les maîtres- les âniers- au milieu » 
De cet autodafé d’inânités et d’insânités montera une flamme fuligineuse et sulfureuse mais salubre. Que d’ânes! Que d’ânes! brait Mac’Ânon. 

Mon frère l’Âne… du Poverello, ma sœur Ânne… de Perrault, le bon Âne qui soufflait de ses naseaux pour réchauffer l’enfant-Dieu sur la paille, l’Âne de Sancho congénère de Rossinante, les   bons grisons de Jean de La Fontaine et aussi le mauvais qui donna un coup de pied, l’Âne de Buridan qui n’était pas bête à bouffer du foin s’il avait eu le choix entre un seau d’eau et seau de vin, l’Âne de Saint-Martin de Tours qui en broutant son vin en herbe tailla le premier la vigne, l’Âne d’Or d’Apulée en quête de la rose, les deux Ânes de Latche, Cadichon l’Âne de la comtesse, (8) âh non! âh non! cessons d’ânonner et d’ahâner cette ribambelle de calembours (9) enchaînés, je ne suis pas étourdi comme un hânneton ou fou comme un lapin que Renard (Jules) a qualifié d’âne redevenu petit! (10), je suis sérieux comme un pape ( comme sa mule ) et je vous jure que ma GAZETTE POUR ŒNOPHILE ne sera pas aussi bête, je vous le jure, foi d’animal. 

(1) Il ne s’agit pas ici de Vienne la vineuse. 
(2) Pouce, je mets les pouces s’exclame l’œnophile. Je sème des mots comme le Petit Poucet et pour s’y retrouver, consultez les Petits « Larousse », et « Roberts.  
(3) Ces dernières décennies l’élévation du niveau de vie général et l’engouement des gens pour les vins de haute qualité dans les grandes appellations a favorisé d’une façon très légitime et relative le sort économique des propriétaires qui  ont fait l’effort de la mise en bouteille à la propriété et la revente directe.  
(4) Selon une étymologie de fantaisie: Sans Noblesse. 
(5) Qui se sent morveux se mouche. 
(6) Ceux qui se lavent la figure dans un bidet (San-Antonio). 
(7)Pour trouver ces mots en trois lettres, relisez trois chefs-d’œuvres: « LES FEMMES SAVANTES ( Trissotin ): trois fois sots, « CYRANO DE BERGERAC », et les « CONS ». 
D’aucuns se reconnaîtront et me chercheront noise. Par avance, je le proclame, je déchirerai leurs cartels et ne relèverai leurs gants que par paire, pointure numéro 0. 
(8) Il y a les bonnes et les méchantes fées et cependant je n’ose croire que Georges Brassens aurait chanté: « une jolie fée dans une peau d’ânesse », ce serait une vacherie! 
(9) Que les œnophiles futurs me pardonnent ce phrasé San-Antoniesque, pastiche pâlichon. Le poète des « misérables » a écrit: « le calembour est la fiente de l’esprit qui vole » et un proteste qu’il avait voulu écrire « la fiente de l’esprit » coquille? Cela me rappelle « Homard à l’américaine ou à l’armoricaine »,« Pomme de terre en robe de chambre ou en robe des champs ». 
(10) Jules Renard a dit: « âne, lapin devenu grand » ( Histoires naturelles ). 
OenophilementV
Jean-Claude Denogens
Officier du Mérite Agricole (France)
Grand Consul de la Vinée de Bergerac

Le Portugais
 
Pommyers
 
Cantenac
 
Evian