Dégustations du mois de Mai 2010:
Le St-Amour de Nicole Lassagne
Goûtons voir si le vin est bon ...
Jean-Claude Denogens
-Fondateur et grand chancelier de
l'Ordre du Mérite Œnophile 1971
-Officier du Mérite Agricole 2004 (France)
Yves Beauchemin
-
Œnophile émérite
-Grand échanson de l'Ordre du Mérite Œnophile

Nous goûterons pour vous les vins disponibles à la SAQ chaque mois, et nous effectuerons une notation "tastevin". Nous laisserons aux hôtels les fameuses étoiles.
Dégustations des œnophiles


                                                                               Mirer ! Humer ! Goûter ! Extase !

 



Note:
 

Le St-Amour 2008 de Nicole Lassagne

Cru du Beaujolais
Prix : 21.85 $ - Code : 10367906 spécialités - maintenant disponible à la SAQ.
Autour d’un sympathique repas, dans l’Ile-des-Sœurs, à Montréal nous avons rencontré les dynamiques viticultrices, Mesdames Joëlle de Lescure et Anke de Boissieu, de passage à Montréal à l’occasion du Salon des vins rendez-vous du Beaujolais 2010. 35 vignerons étaient sur place pour nous faire partager leur passion du gamay. Ces dames de la vigne, représentaient les « Étoiles en Beaujolais », le GIE (groupement d’intérêt économique). Avec elles nous avons déguster entre autre 2 crus du beaujolais, un Saint-Amour et un Fleurie.
Nicole Lassagne, étoile du Saint-Amour, passe son enfance dans le Lyonnais. À l’orée du petit village de Saint-Amour, qui produit le plus septentrional des crus du beaujolais. Son domaine comporte 5, 5 hectares, plantés presque exclusivement de vieilles vignes. Elle y vinifie, ce cru Saint-Amour, le vin des amoureux, qui est voluptueux, un nez délicats, aux arômes de fruits rouges, en bouche gras puissant et bien sur le fruit du cépage gamay. Selon l’adage d’un ancien maire de la place, Louis Dailly, vigneron averti. « On peut mourir d’amour et ressusciter au saint-amour». Attendez de goûter le 2009, la grande année bien fruitée.

Science de Bouche : en harmonie avec tous les bons petits plats de terroir, ou de fromages frais.

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De gauche à droite Mesdames Anke de Boissieu, et Joëlle de Lescure, propriétaire - récoltant chacune 
est l’étoile de son appellation les Étoiles en Beaujolais, M. André Dagenais de l’Agence les Vins la Rochelle.
De Lyon à Montréal ville jumelle. Le caractère aimable du beaujolais, en a fait un vin accessible à tous, un vin de soif. Sa noblesse est plutôt celle du peuple. Le secret du beaujolais : cépage et vinification, c’est aussi un mode de vinification, appelé justement vinification beaujolaise, qui consiste à laisser macérer les raisins entiers, de trois à sept jours. A l’issue de cette phase, le moût est immédiatement soutiré et mis à fermenter. Cette technique permet d’extraire la couleur et un maximum d’arômes.
Le Beaujolais est la région précieuse d’où s’écoulent les vins rouges dont l’origine remonterait aux plants de Gamay rapportés d’Orient par les Croisés. Il y a des noms véritablement magiques. Il suffit de prononcer le mot « Beaujolais » pour qu’immédiatement tous les regards des visages s’éclairent et s’épanouissent. Le beaujolais c’est le vin de jeux de boules, le vin de cocher, le vin de joie. Ces Beaujolais ont tellement de succès qu’ils n’arrivent pas à désaltérer et contenter tous les admirateurs du monde entier.

Banni de la Côte d’Or en 1395, par un édit de Philippe le Hardi, duc de bourgogne qui le jugeait « vil et déloyal ». Le gamay couvre aujourd’hui 99 % du vignoble Beaujolais. C’est lorsqu’il est sur les terroirs granitiques que le gamay donne les meilleurs résultats. Nous avons, d’abord, les « Grands », les dix crus, célèbres dans le monde entier. Ce sont pour nous, des Ordres Bachiques, les neuf Muses du Beaujolais. Ah ! ces poètes beaujolais, ils se s’ont amusé à les classer ainsi :
Morgon Comédie, Côte de Brouilly Éloquence, Chenas Élégie, Moulin-à-vent Poésie Lyrique, Fleurie Musique, Saint-Amour Danse, Chiroubles Astronomie, Juliénas Tragédie, Brouilly Histoire, et Régnié le Prince.

Les appellations sont d’abord celles des dix grands crus, et s’y ajoutent l’appellation régionale « Beaujolais » et « Beaujolais supérieur « et celle de « Beaujolais-villages » « Beaujolais ne daigne, cru ne puis, villages suis. » Ce qui donne les 12 appellations.

Les Étoiles en Beaujolais, donnent à ce dernier une fantastique notoriété, lui qui avait une image un peu floue.
« Les Rendez-vous Beaujolais de Montréal » le 28 avril 2010, mené par Inter Beaujolais, nous a donné une agréable occasion de rencontrer « Les Étoiles en Beaujolais » : des femmes de défi pour un GIE de qualité.

Elles sont 12, tels les douze apôtres : 12 femmes, comme il y a 12 appellations en Beaujolais, réunies au sein d’Étoiles en Beaujolais, une association qu’elles ont créée fin 1998, elles partagent de nombreux point communs. Premier d’entre eux : elles sont toutes viticultrices et maîtrisent le lent travail d’élaboration du vin. Elles embouteillent au domaine et commercialisent leurs vins. Chacune est l’étoile de son appellation : Beaujolais, Beaujolais Villages et les 10 crus du Beaujolais.
« Le Beaujolais, c’est l’éclat de rire de la table ».
( Louis Orizet )
LE BEAUJOLAIS, c’est aussi une économie et quelques repères-clé pour mieux comprendre le vignoble.
Superficie : 20 500 ha. Production annuelle moyenne : 1 000 000 hl, 5% de la production française en AOC.
Nombre d’appellations : 12.
Rendements : 52 hl / ha.
Nombre d’exploitations : 2800.
Surface moyenne d’une exploitation : 7, 3 ha.
Volumes exportés : de 40 à 45 %.
Magie du vin fruité, tendre, souple. Vins enchanteurs, qui des confins de Mâcon aux frontières Lyonnaises, entre Saône et montagnes, racontent le terroir de ce beau coin de France.
Le Beaujolais est un vin qui chante entre ces seigneurs que sont le bourgogne et le bordeaux.
Voici les brillantes 12 étoiles en Beaujolais, une constellation de femmes passionnées
par leur vin et oeuvrant dans cette région paradisiaque de France.
« Le vin naît du ciel et de la terre…
et de l’amour qu’on lui porte. »
« Enivrez-vous ! De vin, de poésie ou de vertu, mais enivrez-vous ! » disait le poète. Les gens du Beaujolais et ces gentes dames ont certainement digéré la leçon. Œnologue et écrivain distingué, le confrère Louis Orizet note dans Mon Beaujolais ( aux éditions de la Grisière ) : « Il n’y a pas de diable en Beaujolais et le visage du vigneron ne sait refléter que la joie et la bonté. »
« Il est des paysages qu’on voudrait serrer sur son cœur. Le Beaujolais est de ceux-là. » ( Léon Foillard ). On tombe facilement en amour dans ses paysages, le coup de foudre ne s’explique pas. Le Beaujolais nouveau, qui, nous fut grandement médiatisé failli nous faire perdre la trace d’un autre Beaujolais, plus éternel. Il faut éviter que Beaujolais serve à boire à la terre entière. Les crus aiment se retrouver entre eux. Certes, puisqu’on aime le fruit de ce vin, nous irons en pèlerinage heureux de redécouvrir le circuit des Étoiles en Beaujolais et reniflé l’âme de ce Gamay loyal, afin qu’il retrouve son véritable fruit.



« Mémoire d’œnophile »
Je médite encore sur le souvenir heureux de mon beau séjour en Beaujolais, alors invité d’honneur au titre de Grand Chancelier de l’Ordre du Mérite Œnophile, par l’éminent feu Gérard Canard. A la grande cérémonie du cuvage de Lacenas, le 8 septembre 1976, c’était le 115ième chapitre. Je me rappellerai toujours de ce fameux cri d’allégresse en sa compagnie « Vuidons les tonneaux ! » » tout semblable aux tonitruants « A boire, A Boire ! » hurlés par Gargantua à son arrivée en ce monde.

Si quelqu’un incarne aujourd’hui totalement le Beaujolais, c’est bien Gérard Canard. Également mon parrain des Compagnons du Beaujolais. Il en fut le défenseur obstiné, le chantre et l’imprésario. Il en connaissait toutes les pierres dorées, tous les ceps et toutes les trognes. On entend me disait-il, «Volontiers dire que ce sont les Romains qui ont introduit la vigne en Gaule. On irait jusqu’à boire à la santé de ces balourds qui mettaient de l’eau chaude dans le vin de leurs orgies et du vinaigre dans l’ordinaire de leurs légionnaires. On devrait se souvenir, que ce sont nos ancêtres qui ont fait découvrir aux colons de César l’usage du tonneau. Ils savaient donc depuis fort longtemps ce qu’il convenait de mettre dedans. »
Comme l’indique Louis Orizet, parlant d’une belle figure de vigneron du beaujolais, le père Collonges, qui, dans un sourire de satisfaction, humant et contemplant le rubis de quelques villages dans les reflets du tastevin, disait, approchant la tasse d’argent de ses lèvres : « C’est là que je voudrais laisser mon nez en pension jusqu’à la fin de mes jours. »
Finalement c’est sans doute Gabriel Chevalier, l’auteur de Clochemerle, qui a le mieux approché le « secret beaujolais » : Les gens de cette contrée font régner la concorde et la joie parce que le beaujolais est un sacré vin qui ne fait jamais mal. « Plus on en boit plus on trouve sa femme gentille, ses amis fidèles, l’avenir encourageant et l’humanité supportable. »
Il est vrai que le Beaujolais tout court, tout simple, dont le vignoble s’épanouit par la voie des pierres dorées entre le val romantique de l’Azergues et la vallée de la paisible Saône ; ce vin bon enfant, fruité et frais, que les anciens qualifiaient, de la jolie expression de « fils de l’amour » demeure la boisson familière qui se boit frais, mais non glacé.
Les Beaujolais-Villages constituent une belle chaîne de communes qui jalonnent les grands crus.
Je tiens à souligner le succès de ce charmant Salon « Les rendez-vous Beaujolais Montréal 2010.


De gauche à droite : Raymond Côté, ambassadeur du vignoble Beaujolais au Québec ; Anthony Collet, responsable du marketing et communications Inter Beaujolais, François Pellerin, chef cuisinier et Alain Bélanger.

Mais la beauté de cette région et le bonheur de ce fruit ont donné naissance à 12 Étoiles en
Beaujolais, donc laissons-nous guider par ces étoiles annonciatrice des bons crus. Car elles sont dans les aristocrates de la famille Beaujolaise.
Beaujolais, dans son pot légendaire de 46 centilitres, il demeure la boisson heureuse de bonheur des amateurs au cabaret et au bistro. C’est un plaisant et gouleyant vin rouge simple, léger, de carafe qui se boit frais.

Brouilly, le docteur Gérard Debuigne, gastronome complet, et parfait œnologue, dans son Larousse des vins, définit respectueusement ce cru. C’est le vignoble le plus étendu du Beaujolais, ce vin rouge coloré et fruité, doté d’une jolie mâche, je l’ai personnellement et joliment marié sur place en 1976 avec le petit-salé et le pot-au-feu.

Chiroubles, le plus élevé en altitude du vignoble, le plus goûté des jolies femmes se plaisait à me dire l’ami Gérard Canard.

Fleurie, flatteur et délicat, il incarne « la tassée de la bienvenue », il évoque le printemps en fleur. L’AOC fleurie, fut consacrée en 1936 année de ma naissance.

Morgon, charnu, se différencie des autres crus par sa nuance de Kirsch. « Il morgonne bien » dit-on au pays.

Régnié, dernier-né ( 1988 ) le prince pulpeux, se caractérise par d’agréables arômes de petits fruits rouges, mûres, groseille. Digne sur le rôti.

Beaujolais-Villages, « Cru ne puis, Beaujolais ne daigne, Village suis. Ces vins font la jonction entre le beaujolais tout court et les crus dont ils constituent le pourtour.

Chénas, tire son nom des chênes druidiques, voici des siècles. C’est l’un des plus petit vignobles du Beaujolais, son parfum de pivoine se marie bien avec l’onglet à l’échalote.

Côte-de-brouilly, on assure que notre bon maître François Rabelais connaissait bien la colline de Brouilly et ses vins. Il aurait été l’instigateur du règlement de l’Hôtel-Dieu de Lyon où il exerçait médecine, et qui date de son siècle : « Il sera servi à tous les malades, hors les jours maigres, un demi de vin Beaujolais. »

Juliénas, chéri des « machons de Lyon », c’est de lui que le chantre et vigneron Louis Orizet dira il est : « L’éclat de rire de la table ». Il est le galant de la belle volaille de Bresse.

Moulin-à-vent, c’est un peu la Romanée-Conti du Beaujolais. Sa robe foncé recèle un vin capiteux, vigoureux et fin, au noble parfum d’iris. Il est dans ses bonnes années apte au vieillissement.

Saint-Amour, un vin plein de finesse et de bouquet, son vignoble était jadis le patrimoine des chanoines du chapitre Saint-Vincent de Mâcon. Dès son plus jeune âge il se révèle parfumé et savoureux, souvent sur le fruit de la pêche abricot. Avec les bons petits plats du terroir et le fromages frais, il fait un mariage parfait.
Notre appréciation : « Le tastevin vaut bien une étoile ».
Exceptionnel
Excellent
Très bon
Bon
Acceptable
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