Visite du Panthéon virtuel
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La visite de ce beau musée imaginaire me réserve d’agréables surprises. J’arrive devant le saint des saints, dans la salle des vins de l’Antiquité, dans une vaste cave voûtée j’y vois soigneusement rangée, minutieusement étiquetée, la collection la plus impossible à réaliser, la collection qui exige non seulement la vie d’un homme, ou même la persévérance de plusieurs générations, mais la suite des siècles et des siècles : tous les vins de tous les pays depuis qu’il y a des vins sur notre planète et des hommes pour le faire et l’apprécier ! Le plus merveilleux rêve, est que je suis invité à déguster, parmi ces vins, celui qu’il me plaît de connaître. Je tremble un peu en présentant mon Tastevin, mais c’est sans hésitation que je le tends vers le Grand Amphoriste en demandant : « Puis-je déguster ce MASSIQUE du millésime 65 avant Jésus-Christ ? ».

Je n’avais nul besoin de me pencher vers l’inscription explicative placée près de l’amphore, car la XXIe ode du Livre III d’Horace chantait en moi « O nata mecum consule Manlio…, pia testa…» et je savais que j’allais boire enfin du vin récolté l’année de la naissance du poète latin, de ce vin qu’il offrit un jour à son camarade l’ami Cornivus. Quel bouquet, quelle saveur en mon palais ? La joie de goûter à un vieux cru romain, le plaisir de le humer, d’y tremper mes lèvres, de le faire chavirer sur ma langue pour l’extase ! Hélas, à l’instant où je penchai la tête sur mon tastevin, l’émotion fut telle que je me réveillai…

Malgré mon réveil brutal d’un rêve de vin antique, je continue avec joie la visite virtuelle de ce prestigieux Panthéon.
Me voici en présence des illustres personnages de la mythologie chargés de charmantes légendes et d’histoires. Il y a aussi des objets qu’on ne pensait jamais rencontrer un jour. Je retrouve avec fierté au cœur de mon beau Panthéon et musée imaginaire du vin, les objets et figures qui illustrent le flamboyant fronton.
La serpette:
petite serpe, instrument coupant qui depuis l’Antiquité, servait aux vignerons à tailler la vigne ; à rogner les gourmands puis les sarments et enfin à vendanger.
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Ganymède:
prince légendaire de Troie. Ganymède premier échanson-œnophile versait l’ambroisie aux dieux de l’Olympe. Zeus, ayant pris la forme d’un aigle, l’enleva et en fit l’échanson et premier œnophile des Dieux.
Noé:
héros du déluge biblique. La tradition fait de Noé le premier vigneron de l’humanité, rendu ivre par son vin. Ce personnage bien connu de l’Antiquité devenu vieux grâce à la vigne sauvée sur son arche et qui ainsi, a bien mérité du vin et de l’humanité. On a dit de lui : « D’abord il vit la crue, puis ensuite la cuite ».
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Dionysos-Bacchus:
dieu grec de la végétation et en particulier de la vigne et du vin, fils de Zeus et de Sémélé, appelé aussi Bakkhos, dont les Romains firent Bacchus. Le culte de Dionysos a contribué au développement de la tragédie et de l’art Lyrique. Il eût un frère dans l’Olympe : Apollon, Dionysos-Bacchus a pour temples pour servir son culte tous les cuviers et chais du monde. Ce dieu doit être prié sans mesure mais adoré avec un verre de bon vin.
Les Muses:
au nombre de neuf, les muses président aux différentes formes de la poésie. À Clio revient l’histoire, à Euterpe la poésie lyrique, à Thalie on attribue la Comédie, à Malpomène la Tragédie ; Terpsichore inspire la Danse, Erato, la Poésie érotique, Polymnie, l’Hymne ; à Uranie on accorde l’Astronomie et à Calliope, la poésie épique. Leur cortège est précédé par Apollon, dieu grec de la beauté, de la lumière, des arts, des lettres et de la divination. Les muses habitent l’Olympe et distraient les Dieux avec leurs chants.
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Saint-Vincent:
diacre et martyr (Huesca Valence 304). Son culte, très populaire en Espagne, se répandit en France, où il est devenu le patron des Vignerons parce qu’il fit le miracle de séparer d’un vin frelaté que lui présentait un cabaretier malhonnête, l’eau que celui-ci avait frauduleusement ajoutée. La fête de Saint-Vincent le 22 janvier est, naturellement celle de tous les vignerons du monde.
L’amphore et le Tonneau:
l’amphore est un récipient de terre cuite qui servait dans l’Antiquité au transport des vins. Le tonneau en bois fut inventé par les Gaulois. Vers 140 après Jésus-Christ, la barrique est présente aux côtés de l’amphore.
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Noé enivré:
J’erre de salle en salle, et je me trouve émerveillé devant le tableau de Noé Père de la vigne, enivré du vin de sa première vigne. Et du manteau que Sem et Japhet ses fils, jetèrent sur la nudité de leur père.
Polymnie:
Voilà, le tableau de la charmante Polymnie avec Bacchus enfant en promenade. Polymnie est la Muse qui préside aux hymnes sacrés et à la pantomine.
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La vigneronne:
Incroyable mais vrai, voici l’agréable portrait de la 1ère vigneronne du temps de Pline.
Tastevineur:
Tastevin en main, c’est avec méditation et émotion que je contemple ce tableau du « testeur de vin à Rome ».
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Je continue ma visite, curieux de découvrir ce qui se cache dans une salle à l’éclairage tamisé où je vois adroitement rangée et étiquetée, la collection la plus invraisemblable à réunir. Les nectars de plusieurs siècles, des trésors rubis et topazes. Il m’est difficile d’imaginer le goût exact de ces breuvages des dieux, si l’on songe aux procédés de vinification qui étaient en usage. Quel rapport y avait-il entre le jus de la treille et le vin dans lequel avait macéré quantité d’épices additionnées de miel et de résine de pin ?

Pline l’Ancien, dans le livre XIV de son Histoire naturelle consacré à la vigne, tout en affirmant la suprématie des vins italiens sur tous les autres, donne de précieux renseignements à la fois sur les cépages caractéristiques de la Gaule et sur les crus originaux de cette province. Il cite les trois crus allobroges, le taburnum, le sotanum et l’helvicum, étaient encore inconnu à l’époque de Virgile ( mort en 19 av.J.-C. ). Ils ont pour particularité d’avoir naturellement un goût poissé, très recherché des amateurs de cette époque.

Je pense au vin qui a bercé ma jeunesse sur le domaine de Coudert, en la petite commune de Saint Martin-de-Gurson (Dordogne) le radieux Périgord pourpre et Or, où j’ai grandi.

Ce n’est pas si vieux, quel était donc, ce vin de mes premières initiations de goûteur, il a fallu que mes expériences de paysan de la vigne et mes expériences d’œnophile en devenir restent intarissables pour arriver au cheminement d’aujourd’hui.. Je me rappelle bien de mes verres d’eau par moitié rempli de vin, et de mon premier verre de vin pur autorisé juste avant mon départ pour le service militaire.
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Domaine du Couderc:
Je pense au vin qui a bercé ma jeunesse sur le domaine de Coudert, en la petite commune de Saint Martin-de-Gurson (Dordogne) le radieux Périgord pourpre et or, où j’ai grandi.

Les noces de Cana:
Je passe justement devant un tableau unique du somptueux décorateur qu’était le grand Véronèse « Les Noces de Cana » les jarres de pierre, humbles, grises, que Jésus fit remplir d’eau pour la changer en vin.
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Cela me porte à penser au célèbre M. Jean Drapeau et son distingué Restaurant «Le Vaisseau d’Or» de l’époque, dans lequel il ne voulait pas entendre le bruit des fourchettes durant les concerts de la musique douce et sacrée de Mozart. Comme je le comprends . Selon moi avec la fête, c’est la musique champêtre qui convient le mieux. Quel belle idée ce Musée panthéon virtuel, il me fait tourner la tête, il me faut avoir des yeux partout. Je passe, non pas devant des chefs-d’œuvres habituels, mais devant des œuvres uniques, inattendues, des œuvres qui vivent en ma mémoire de jeune enfant de la vigne du Sud-Ouest de la France, et aussi de l’ensemble de cette gloire vitivinicole de la France et de la planète Terre.

Depuis l’heure où la Bible, Homère, Pline, Esculape, et tous les autres, les textes et tableaux des anciennes civilisations méditerranéennes et viticoles qui formèrent depuis la nuit des temps, la science de la « Piloïnie», puis l’œnophilie qui forma peu à peu le distingué et savoureux mot «ŒNOPHILE = «Amour du vin». Chapeau, monseigneur le vin, je vous rends grâce.
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Bon vin:
cette image d’Épinal 1830, nous décrit des gaillards bon vivant, qui boivent à bonnes rasades. Puis voici un tableau qui représente « la fête »,
Le vin plaisir:
Sans fatigue, je continue ma visite et là, je reste stupéfait d’admiration, rêveur, devant moi un admirable tableau, « Le vin plaisir » une œuvre signée de « Quentin la Tour ». Titre : « Jeune Buveur espagnol ».
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Regardez-moi ce plaisir de boire, ce plaisant visage, l’expression sage et admirative, toute en retenue, contemplons cette joie, ce plaisir des yeux, dans la finesse du verre, j’ai l’impression que ces lèvres donnent un baiser de caresse au cristal toute en finesse. J’imagine que ce vin plaisir, une fois miré et humé, qu’il le fait chavirer sur sa langue et ce fut, toute une extase, J’entends ses
3. 000 papilles applaudir dans cette suprême joie vineuse. C’est une grande fête dans son palais.
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Le dieu du vin Dionysos:
Il chevauche un lion, sa monture traditionnelle, et brandit une coupe monstrueuse. (généralement plus gracieux chez les Grecs ).
Mosaïque de Pompéi, Musée de Naples.

Athéna:
Poterie attique à figures rouges ( 480-470 av. J.-C ), Athéna donnant à boire à Héraklès. Liquoreux et souvent épaissi de miel pour favoriser le vieillissement, le vin grec se buvait toujours coupé d’eau.
Cliché des Médecins amis des Vins Français .

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Euterpe Muse de la Musique:

Euterpe ( Euterph ) personnifiait l’art primitif en Thrace. Les statues de l’époque romaine la représentent avec une flûte simple ou double, instrument du culte dionysiaque car elle fut primitivement une divinité de la joie et du plaisir.
Illustration R. Labrit.

Esculape:
Dieu de Médecine grecque antique. Asclépios des grecs; Aesculapius ou Esculape des romains. Héros guérisseurs puis dieu de la Santé et de la Médecine. Le serpent d’Asklépios est devenu l’emblème universel des professions médicales. (420 avant J.-C).

«Les Mémoires d’Esculape» de feu J.-M.Eylaud, sont en sommes, l’histoire de l’art médical depuis les temps mythologiques fabuleux où Apollon, maître en tous arts, confia à son fils Esculape le privilège de guérir quelquefois, soulager souvent, consoler toujours les humains atteints par l’adversité, selon l’adage transmis à travers les siècles.
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la visite des Sages!
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Intronisation au Panthéon des arts de la vigne et du vin
Voici notre conservatoire de la mémoire
«Ils n’ont pas de mérite à cause de leur titres,
ils ont des titres à cause de leurs mérites».
Sous le vocable de la double devise
du Grand Conseil de L’ordre du Mérite Œnophile
«Rubis ou Topaze même Délice même Extase».
«Non Biberis Diluta»
Bienheureux les Gentes dames et Gentilhommes
qui, aimés des dieux et instruits des rites divins,
sanctifient la vie du vin.
Aux grands œnophiles la civilisation du vin reconnaissante
Oyez, Oyez!
 
Grand Maître, Grand Chancelier, Grand Epistolier, Grand Argentier, Grand Echanson, Grand Œnothécaire, Grand Œnopote, Grand Connétable, Grand Troubadour, Grand Ménestrel, Grand Tastevineur, Grand Epistolier, Grand Viguier, Dame Gourmette, Dame Chevalier, Dame Chanoinesse, Gente Dame d’honneur, Grand Historiographe, Grand Chambellan, Grand Chevalier, Grand Officier de Bouche, Grand Archiviste, Grand Héraut, Grand Ecuyer, Garde du Sceau, Grand Sommelier, Maître Tyrophile, Œnophile d’honneur, Prévôt, Prud’homme, Grand Pipetier, vigneron d’honneur, Grand Bailli, Grand Protecteurs des Ceps, Maître des Ripailles.
« Hier vous avez été à la peine,
aujourd’hui soyez à l’honneur ! ».
« Rome vous a donné le goût du vin,
la Grèce vous donna la source ».

Le Panthéon des Arts de la Vigne et du Vin
Vous accueille.

 
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