"Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin".
Docteur TANT



 
« Ne perdons rien du passé, ce n’est qu’avec
le passé qu’on fait l’avenir ».
( Anatole France )
Nous sommes heureux de participer à l ‘hommage aux chansons bachiques et à la musique, qui nous a accompagné durant quarante belles années, dans nos nombreux chapitres et nos pèlerinages aux sources du vin français. Qui mieux que l’« Ordre du Mérite Œnophile » pouvait rendre cet hommage ?

Plus qu’une simple chronique, en ligne comme ils disent, « Vinum et Musica » est un remerciement aux chansons à boire et chansons de la bonne humeur. Le vin et la musique réjouissent le cœur, la gaîté, l’entrain et la bonne humeur…, c’est ce que nous voulons communiquer. Parce que c’est ce que nous avons joyeusement vécu. De tout temps on a reconnu l’heureuse influence du bon vin sur des compagnons disposés à la joie.

De tout temps les anciens lui vouaient un culte en la personne de Bacchus. Lors de la fête du raisin, dans les villages paisibles de la vigne française, à lieu chaque année le 22 janvier la messe et la fête de Saint-Vincent, patron des vignerons, en juin la fête de la vigne en fleur, et en septembre le banc des vendanges. Au rythme de cette chronique musicale, charmeuse et pétillante comme du champagne et à l’initiative de l’équipe de « De vigne en bouche », revivez les airs aimables des beaux terroirs de France. Laissez-vous bercer par quelques chansons populaires recueillies dans les guinguettes. Enfin, paroles et partitions des plus grands succès des rois de l’accordéon vous berceront dans les rendez-vous du bal musette.

Bien entendu, quelques refrains d’allure martiale, évoqueront chez certains le temps passé à l’armée. Quelques airs régionaux nostalgiques, permettront d’achever la fête dans une douce euphorie. Heureux, aussi d’y sélectionner quelques morceaux choisis du classique. Car des airs classiques et des grands vins se côtoient en toute harmonie.

Les musiciens ont toujours fait bon ménage avec Bacchus : Haendel, Mozart, Beethoven, Schumann, Brahms, Wagner, Chabrier, Poulenc, Rossini, Bach, et tant d’autres adoraient le vin et ne s’en cachaient pas.

Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à faire de notre répertoire bachique, une suite d’événements heureux dont il fera bon se souvenir et revivre pour la pensée dans les temps à venir. Nous exprimons le souhait que les amis de la chanson et de la musique se retrouvent dans la joie pour que revivent ses œuvres romantiques, du mariage du vin et de la musique, car c’est bon pour le moral.



Jean Claude Denogens,
journaliste passionné du vin,
de la chanson et de la musique.
« Au fond, tout le monde préfère le passé
à l’avenir, puisque l’avenir c’est la mort,
tandis que le passé c’est la vie ».
( Pascal SEVRAN )


Jean Claude Denogens étudiant clarinettiste et le professeur bordelais René Guitton.



Les Troubadours de Terres des Hommes, compagnons de nos rencontres bachiques


C’est lorsqu’elle est chantée que la chanson existe, disait Pascal Sevran, chanter et jouer de la musique en tout temps, je ne suis jamais tant moi-même que lorsque je chante et je joue de la musique. Mon propre attachement à la chanson et à la musique est toujours un attachement à la sincérité de l’émotion.

Ma sensibilité est le produit combiné de ma fréquentation assidue, dans mon enfance, de la Bonne Chanson et des nombreux concours régionaux où j’ai participé dans mon Périgord natal. « Concours des jeunes talents de la célèbre chanson » mon enfance fut bien bercée et grâce à la bonne éducation de ma mère et mes grands-mères, je vivais dans une âme collective sous le charme des chansons bachiques
« Les chevaliers de la table ronde »
« Boire un petit coup» et les doux chants d’opérettes « Rossignol de mes amours » chanté par Luis Mariano, et aussi la valse enivrante « L’amour est un bouquet de violettes » « Concours d’Harmonica », étude de la clarinette avec le célèbre professeur Bordelais René Guitton.

Devenu adulte et bon pour le service armé, après mes classes, je suis sélectionné clarinettiste dans la musique des troupes Parachutistes la B.P.O.M. de Bayonne. Le 14 juillet 1958, me voilà vivant une grande émotion, descendre au pas de marche les champs Élysées et jouer « Debout les Paras » et « Auprès de ma blonde » sur la plus célèbre artère du monde au milieu des milliers de vivas d’une foule dans la joie. La clarinette est considérée le violon des musiques militaires, nous les appelions les tricotteuses. C’était aussi la grande vogue des chansons à boire, tels « Ah ! le petit vin blanc » valse musette chantée par Lucienne Boyer et la chanson marche « Quand Madelon » chanté par Line Renaud..

J’avais aussi pris acte que plus jeune, la bonne chanson s’était installée dans ma conscience, à l’époque de la religion marquante de mon enfance. L’époque aussi d’avoir été enfant de chœur, il s’était installé un attachement assidu aux chants latins et aux grandes orgues de la belle cathédrale de Bordeaux. Pour moi, c’était l’époque romantique de ma douce enfance, celle des chansons « l’amour est un bouquet de violettes » ou « Rossignol de mes Amours ».

Nombres de chansons résonnent encore dans ma tête. La chanson, la musique et le vin m’ont toujours prouvé leur grande portée sociale ou collective à travers les dernières décennies. Il y a une élévation de l’âme dans la chanson et la musique. C’est un moyen d’affirmation au phénomène culturel. Les Chansons constituent des unités narratives, elles sont un recueil de poésie.

Chaque auteur a un style, un vocabulaire, un univers symbolique ayant sa logique propre et son indépendance d’esprit. Nul, je crois, ne peut rester insensible aux paroles des grands chanteurs tels Charles Aznavour, Charles Trenet, Luis Mariano, Les compagnons de la chanson, Gilles Vigneault, Félix Leclair, pour ne citer que ceux-la.

En 1971, saluant nos débuts, mon ami le poète vigneron Bordelais, Jean-Max Eylaud notre parrain et Pierre Staelhin de radio-Bordeaux furent l’âme bachique des Médecins amis des vins de France et de l’Ordre du Mérite Œnophile naissant.

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